Communiqué de presse

novembre 2000

La Fondation au Congrès mondial de l'UICN

En tant que membre de l'UICN (Union mondiale pour la nature), la Fondation prend une part active aux travaux du Comité français. Depuis plusieurs mois, elle s'est impliquée dans l'élaboration d'une résolution relative à la prévention des pollutions marines causées par le transport maritime des hydrocarbures, en vue du Congrès mondial de l'Union qui s'est tenu à Amman, en Jordanie, du 4 au 11 octobre 2000.

Ce texte, voté en séance plénière, demande aux états membres de l'OMI :

    d'œuvrer en vue de modifier leur législation existante afin de renforcer les mesures préventives contre la pollution marine par les hydrocarbures et d'obliger les pollueurs à rendre des comptes ;

    d'accélérer la mise en œuvre du dispositif de la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL) visant à l'élimination des navires à simple coque au profit de ceux à double coques ;

    de renforcer l'application des réglementations existantes afin de garantir le respect par les États des règles internationales pour les navires battant leur pavillon ou naviguant dans les zones relevant de leur juridiction nationale ;

    d'augmenter les seuils financiers d'indemnisation du Fonds international d'indemnisation des dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (FIPOL) ;

    de mettre en place des systèmes d'enregistrement de données sur la navigation (transpondeur) sur les navires ;

    d'engager des actions fortement dissuasives contre les auteurs de dégazages, sachant que cette pratique conduit à déverser en mer des volumes d'hydrocarbures largement supérieurs à ceux provoquant des marées noires ;

Il recommande par ailleurs :

    d'exclure ces zones côtières et marines écologiquement sensibles des routes maritimes ou,

    en cas d'impossibilité, d'instaurer des rails de navigation rigoureusement définis pour préserver ces zones côtières ou marines, écologiquement sensibles, de toute atteinte ;

    de réexaminer et, le cas échant, d'actualiser les outils juridiques existants dans le cadre de processus intergouvernementaux pertinents ;

    dans tous les cas de pollutions marines dues aux hydrocarbures, de prendre en compte les milieux naturels dans les processus d'indemnisation, au même titre que les personnes et les biens, afin de réparer les préjudices écologiques subis.

Le Comité français avait également préparé sept autres résolutions qui, toutes furent adoptées en séances plénières. Elles concernent :

    La préservation des écosystèmes de montagne en Europe

    Les politiques foncières et outils juridiques pour la conservation du littoral

    La conservation des tortues marines sur la côte atlantique de l'Afrique

    La conservation du rhinocéros noir d'Afrique centrale

    Les aires protégées d'importance internationale dans les Alpes et la Méditerranée

    La conservation de la nature dans le Plateau des Guyanes

    L'application et le suivi des conventions internationales

Jean Larivière représentait la Fondation au Congrès où il a participé aux débats et au vote des résolutions françaises, mais aussi en développant les relations avec les représentants des pays africains qui avaient témoigné leur intérêt pour une mise en application du concept des Aires du Patrimoine communautaire. Par ailleurs, il a contribué à la création d'un Réseau des membres francophones de l'UICN dont il a été désigné comme le coordonnateur, pour les membres et leurs projets.

L'UICN - Union mondiale pour la nature

Fondée en 1948, l'Union mondiale pour la nature rassemble des États, des organismes publics et un large éventail d'organisations non-gouvernementales au sein d'une alliance mondiale unique comptant plus de 950 membres dans 139 pays.

Sa mission est d'influer sur les sociétés du monde entier, de les encourager et de les aider pour qu'elles conservent l'intégrité et la diversité de la nature et veillent à ce que toute utilisation des ressources naturelles soit équitable et écologiquement durable.

L'UICN est également organisé autour d'un réseau de plus de 9000 experts bénévoles rattachés à des commissions et d'un secrétariat mondial composé de 42 bureaux régionaux et nationaux qui gèrent des programmes variés associant l'action locale à l'initiative au niveau international.

Le Comité français pour l'UICN

Créé en 1992, le Comité français pour l'UICN, représentation officielle de l'Union mondiale pour la nature en France, compte actuellement 40 membres de droit. Il abrite également un réseau d'environ 180 experts regroupés au sein de commissions spécialisées et de groupes de travail thématiques.

Le Comité français pour l'UICN s'est donné pour missions principales :

    • de promouvoir les objectifs et de soutenir les activités de l'Union en France, en Europe et dans le monde,
    • de développer des collaborations entre les membres et les experts français de l'UICN,
    • de favoriser une large participation des connaissances et du savoir-faire français au sein des structures et des programmes de l'Union,
    • d'établir une communication réciproque et efficace avec le Secrétariat mondial de l'Union, ses bureaux régionaux et les autres comités nationaux.

Le Comité français met également à la disposition des organismes internationaux et du gouvernement français les compétences de ses membres et de ses experts, pour constituer des dossiers techniques, concevoir des programmes d'actions et formuler des recommandations stratégiques sur les enjeux de la conservation de la nature et du développement

Conctact presse :

Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme.
52, boulevard Malesherbes - 75008 Paris - France

FONDATION RECONNUE D'UTILITÉ PUBLIQUE
Avec le soutien d'Électricité de France, L'Oréal et Monoprix

 
Dernière mise à jour : le 17 novembre 2000