
![]() |
"Ces réseaux urbains qui nous font vivre"
Le développement sauvage des villes est révolu La progression des villes est une réalité dans le monde entier. Les populations y affluent, attirées par les perspectives d'activités économiques qu'elles croient encore y trouver. Les villes sont souvent parées de toutes les vertus, aux yeux de leurs nouveaux habitants. L'une de ces vertus, et non des moindres, est d'offrir une ribambelle de services, autant de signes extérieurs d'un confort ardemment désiré. On y recherche l'eau potable qui coule à flot du robinet, la lumière, le chauffage... Et ces services évoluent, avec un souci d'efficacité croissant, leurs secteurs ne cessant d'attirer les investissements. Dans nos pays, ils se perfectionnent, dans les contrées en développement ils se diffusent bon gré mal gré chez les plus démunis. Les villes sont considérées, avec raison, comme le siège du progrès. "N'oublions pas les réseaux enfouis sous les villes" Cette attirance pour une existence qui,
de loin, apparaît facile pour tous, conduit à une
concentration urbaine excessive. Cette concentration
s'est développée au détriment des zones rurales et en
portant un coup fatal à une certaine qualité de vie.
Ses conséquences écologiques sont importantes. On
oublie que, grâce aux réseaux, les matières premières
arrivent dans les villes pour satisfaire nos besoins et
que des rejets parfois toxiques (eaux usées, déchets,
etc.) en sortent. Mieux informer sur le devenir des déchets Il faut diminuer les rejets polluants
des villes avant qu'ils ne soient trop toxiques pour
l'environnement et qu'ils ne détruisent les ressources
naturelles, par ailleurs indispensables à ces mêmes
villes. Le fonctionnement des réseaux peut être
amélioré. Dans le domaine de l'énergie, par exemple,
il faut inciter les habitants à participer aux
économies. Cette évolution passe par des équipements
plus économes, mais aussi par des leçons de civisme.
Pourquoi, pour l'eau, ne pas avoir un système de
récupération des eaux usées pour des besoins
industriels, comme au Japon ? Le confort des villes est parfois un trompe-l'il L'équilibre entre les villes et les campagnes ne doit pas être rompu, on n'est pas condamné à vivre en ville... Il est encore possible de freiner, voire d'inverser la migration, en profitant des nouvelles technologies pour inciter les urbains à retourner dans les campagnes, sans perdre leur activité professionnelle. Une optimisation de l'espace et une meilleure distribution des emplois sur l'ensemble du territoire pourraient contribuer à cet objectif. Pour que chacun puisse choisir où il veut vivre. Car il faut dire haut et fort que le confort des villes n'est souvent qu'un trompe-l'oeil qui masque mal les privations de nature et les effets de la pollution. On peut vivre à la campagne, comme moi en Corse, et bénéficier d'un confort suffisant. Aujourd'hui, le développement sauvage des zones urbaines est révolu dans notre partie du monde. Et la lutte contre les effets pervers du progrès, notamment pour préserver l'avenir de nos enfants, est le grand défi des villes.
Edito Ma Planète n°22 - Dossier thématique "Les Villes"
|
||
| Dernière mise à jour : le 9 avril 2001 | |||