Témoignages sur l'air
"Sur la piste des pollutions de l'air"

Air pur, c'est plus sûr !

de 7 à 11 ans

L'informatique pour connaître la pollution atmosphérique

de 12 à 15 ans

Les lycéens et la pollution atmosphérique

plus de 16 ans

AIR PUR, C'EST PLUS SÛR !

Oxygénation des neurones de 18 enfants de CE2-CM de l’École de Puycasquier dans le Gers.

Quels sont les objectifs de votre action éducative ?
Dans le cadre de 1 000 défis 94/95, nous avons choisi l’étude de l’air, des causes de sa pollution et de ses conséquences sur notre santé et sur celle de la Terre (effet de serre, trou de la couche d’ozone, pluies acides…). Si l’homme est responsable de ces “perturbations”, il peut néanmoins les réduire en sensibilisant la population et en donnant l’exemple ; tel a été le fil conducteur de notre action.

Quels sont les temps forts de votre action ?
Pour promouvoir une sensibilisation au sujet, il fallait d’abord étudier tous ces phénomènes puis en tirer des messages pour réaliser des panneaux et des dépliants en vue d’une exposition. Donner l’exemple suppose une appropriation des connaissances et des enjeux par les enfants pour qu’il y ait prise de conscience et action. Ces dernières se sont traduites par une lutte contre le gaspillage, des économies d’énergies fossiles, des plantations d’arbres pour fixer les polluants et des recommandations à usage quotidien comme “plutôt que la voiture, prends ta bicyclette, les transports en commun ou alors marche à pied”.

Quels savoirs, savoir être et savoir-faire avez-vous développés ?
Des compétences disciplinaires dans le cadre de la lecture, de la production d’écrits, de l’étude des sciences et de la technologie ou encore en éducation artistique. Deux savoir-faire ont été privilégiés : la maîtrise des méthodes de travail – élaborer un projet, rechercher des informations – et présenter des productions, ce qui suppose rigueur et clarté. Ceci engendre l’apprentissage de l’autonomie, l’identification des problèmes du monde et l’éveil d’une sensibilité à leur égard.

Quel bilan tirez-vous de cette action ? Pour vous-même ? Pour les enfants ?
Pour moi, le bilan a été très positif car c’est une manière de donner un sens à l’apprentissage et de pratiquer concrètement l’éducation civique par le respect de la vie, de l’environnement et du travail d’équipe. C’est là l’essence même d’une citoyenneté responsable et active. Quant aux enfants, ils ont travaillé avec plaisir, ce plaisir qui donne tout son sens à l’éducation. Ils ont vraiment réalisé qu’ils avaient une mission, celle d’être responsables et de persuader les autres qu’ils l’étaient aussi.

Partenaires :
Pépinière Marset d’Auch, Mairie de Puycasquier, Comité du Gers contre les maladies respiratoires.

CONTACT

    Louis Turchi, Directeur
    Ecole Primaire
    32120 Puycasquier
    Tél. : 05 62 65 18 08

L'INFORMATIQUE POUR CONNAÎTRE LA POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE

Action menée en 1995 par 5 adolescents encadrés par l’Association Taboulikani de Schloecher en Martinique.

Quels sont les objectifs de votre action éducative ?
Notre but était de sensibiliser les jeunes à la qualité de l’air et aux problèmes de pollution atmosphérique. Le logiciel L’air c’est la vie (cf. p.8), a servi de support pédagogique. Une présentation attrayante et didactique des différentes sources de pollution de l’air, des scénarii réalistes simulant les dégâts occasionnés tant sur l’homme que sur son environnement : autant d’idées présentées par des dessins colorés et des textes simples et efficaces qui ont permis aux jeunes de s’intéresser à la notion de qualité de l’air.

Quels sont les temps forts de votre action ?
Après quelques mercredis passés à apprendre comment fonctionnent un ordinateur et ce logiciel, les jeunes ont eu l’occasion de faire des démonstrations puis de faire jouer les copains de leur âge. Les centres aérés ont été leur principale cible. Les journées de l’environnement leur ont permis de sensibiliser aussi des adultes par l’intermédiaire d’un stand de démonstration installé dans un centre commercial.

Quels savoirs, savoir être et savoir-faire avez-vous développés ?
Si les 5 jeunes que nous avons formés ont été particulièrement sensibilisés à la nécessité de préserver la qualité de l’air, ils ont appris aussi à gérer et animer des groupes de jeunes de leur âge. Et ils ont reconnu que ce n’était pas facile ! Cette opération leur a donc permis d’approcher et d’apprivoiser un ordinateur, outil de communication moderne.

Quel bilan tirez-vous de cette action ? Pour vous-même ? Pour les jeunes ?
Dès que cette opération a débuté, il a été clair qu’elle serait un succès. Les jeunes se sont pris au jeu et ont pris conscience du fait que l’air est un élément indispensable à la vie. Pour les adultes qui les encadraient, nous avons réellement eu le sentiment de leur ouvrir la voie de la curiosité ; parmi la centaine de jeunes qui a eu l’occasion de jouer avec ce logiciel, plus d’un sur deux nous a demandé si nous n’en avions pas d’autres du même type sur la mer, la forêt ou les oiseaux.

CONTACT

    Murielle Michaud, Présidente
    Association Taboulikani
    Ecologie et Traditions
    Derrière boulangerie Bertrand
    Fond Lahyé
    97233 Schoelcher
    Martinique
    Tél. : 0596 61 68 31 - Fax : 0596 61 40 51

 

LES LYCÉENS ET LA POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE

Action d’écocitoyenneté réalisée en 96 par 1260 lycéens espagnols, suédois et français dans le cadre d’un projet européen.

Dans quel cadre s’inscrit votre action ?
Pour concrétiser ce projet, Europe et Environnement a réuni trois partenaires dans trois régions d’Europe très différentes par leurs écosystèmes, la prise en compte de l’environnement et leur culture : “l’Instituto de Economia Publica”, “Nolaskolan” et “Écosystèmes”. L’action a été ainsi mise en œuvre par 34 classes de 23 lycées sous la conduite de 49 professeurs.

Quels sont les objectifs de votre action éducative ?
Faire prendre conscience aux jeunes de la pollution atmosphérique à partir du quotidien et en vue de comprendre le lien entre le niveau local et le niveau global. Et leur faire découvrir leur responsabilité de citoyen pour préserver leur cadre de vie et mettre en place un développement durable.

Quelles ont été les principales actions ou réalisations entreprises ?
L’observation sur le terrain des lichens, bio-indicateurs de la qualité de l’air, est le point de départ de la démarche pédagogique. Après la biologie, les autres disciplines — géographie, langues, histoire, physique, etc. — sont intervenues pour traiter les aspects du sujet en rapport avec leur matière. Des outils pédagogiques ont été réalisés : guide technique des lichens et fiches pédagogiques sur la pollution atmosphérique. Des cartes régionales de la qualité de l’air ont été établies à partir des relevés effectués par les jeunes. L’échange entre les trois pays a été permanent lors de l’élaboration des supports pédagogiques par les partenaires et la réalisation de 3 “Newsletters” rédigées par les élèves.

Quel bilan tirez-vous de cette action ?
Le projet a suscité un vif intérêt des élèves par le côté concret de l’action reliant la théorie à la pratique, l’école avec le monde extérieur, montrant qu’à partir de leurs observations de lichens, ils pouvaient réaliser une carte de la qualité de l’air dans leur région. De plus, ce travail effectué en collaboration avec des scientifiques et ces cartes transmises aux autorités compétentes ont accentué leur motivation. Enfin, la dimension européenne donc inter-culturelle de l’action les a attirés.

Partenaires :
Commission Européenne (DGXI), Fundació BANCAIXA et Endesa (Espagne), Région Nord-Pas-de-Calais, Académie de Lille et Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme (France), Örnsköldsviks Kommun et Swedish Ethanol Development Foundation (Suède).

CONTACT

    Anne Boudou, chargée de mission, conseillère en environnement
    Europe et Environnement
    40 rue des Trois Territoires
    94300 Vincennes
    Tél. : 01 44 83 83 97 - Fax : 01 42 46 36 76

Fiche extraite du Dossier Air

 
Dernière mise à jour : le 5 mai 2000