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A L'ÉCOUTE DES BRUITS ET DES SONS
Animation scolaire proposée par la FRAPNA-Rhône à des enfants de maternelle.
Quelles sont les conditions à respecter pour procéder à une animation comme la vôtre ?
La règle du jeu, cest la succession dactivités courtes dans le temps, très concrètes, le plus ludique possible avec une maîtrise du langage qui doit rester simple.
Comment sarticule votre animation ?
Il sagit dune séance dune demi-journée, organisée en classe et dans la cour avec des enfants de 3 à 6 ans, qui se déroule en plusieurs phases :
- Les enfants et les adultes se présentent en faisant un bruit.
- Dans la cour de lécole, les enfants font une écoute, les yeux fermés et lèvent un doigt pour chaque nouveau bruit entendu.
- Nous introduisons ensuite les bruits des animaux : à chaque présentation dune silhouette dun animal domestique, les enfants imitent son cri ; puis on écoute des enregistrements dambiances sonores différentes (forêts, étangs ...) en y associant des illustrations (oiseau, cerf, grenouille).
- Pour la musique et après énumération dinstruments, on présente des appeaux ; les enfants font alors quelques essais.
- Pour ceux du quotidien, on fait un jeu de reconnaissance de bruits simples ; les enfants tournent le dos à lanimateur et devinent la nature des sons (froissement de papier, une chute deau, le tintement dun verre ...)
- Les enfants classent tous les bruits évoqués lors de la séance : ceux agréables et ceux qui déplaisent. De là, on expose le rôle de loreille, sa fragilité et on recherche comment chacun peut prendre soin de son ouïe. La 1ère application de notre animation consiste à se dire au revoir en douceur cest-àdire sans traîner sa chaise et sans crier.
Quel a été le temps fort de cette animation ?
La classe accueillant ce jour-là un enfant sourd, chacun a bien compris à quel point cela semblait gênant de ne pas entendre, de ne pas comprendre les messages et à quel point on pouvait se sentir éloigné des autres.
Cette animation est-elle adaptable aux 7/11 ans ?
Tout à fait à condition dapprofondir les pistes dexploitation et dintroduire des notions comme la connaissance de lappareil auditif ou de faire référence à dautres critères de classement des bruits comme lintensité (forte, faible), la durée (bruit continu, intermittent, exceptionnel) ou le spectre (aigu, grave).
CONTACT
Frédérique Resche-Rigon et Patricia Armandy
FRAPNA Rhône
32 rue Ste-Hélène
69002 Lyon
Tél : 04 72 77 19 90 - Fax : 04 72 77 19 93 - Coût : 600 F (hors frais de transport).
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PAYSAGES SENSITIFS
À la découverte du canton dImphy, défi réalisé sur deux ans par une centaine délèves de 4ème.
Quels sont les objectifs de votre action éducative ?
Du fait que notre collège se situe dans une ZEP, nous avions deux objectifs : fédérer un projet autour de la 4ème de soutien et sensibiliser les jeunes à lappréhension de leur canton par le développement de leurs 5 sens dont louïe.
Quels sont les temps forts de votre action ?
Au printemps 95, tous les jeunes ont participé à une sortie de repérage de leur canton à laide dun questionnaire. Pour chaque groupe de 10, un élève assurait lanimation de cette phase dobservation et recueillait les informations dont les caractéristiques sonores propres à chaque paysage. Par la suite, il y a eu un temps fort par sens. Pour le toucher, les élèves répartis en groupe en fonction de leur centre dintérêt (VTT, randonnée, canoë-kayak...) ont collecté des objets (graviers, sable, mousse, lichens,...), tandis que le groupe français rassemblait le vocabulaire ayant trait à ce sens et que le groupe dessin confectionnait des boîtes destinées à cacher les matériaux recueillis. Lors de la 1ère exposition sur le toucher, il sagissait de plonger la main dans ces boîtes et dassocier le vocabulaire correspondant au ressenti. Grâce à la participation du cuisinier de lécole et dun restaurateur, le même principe sera adopté pour le goût. Pour lassociation image/ bruit, les élèves ont pris des photographies de paysage tout en enregistrant le son inhérent à ce visuel. Par exemple, la Loire, la ville, les hauts fourneaux, un tracteur, un feu rouge, etc.
Lors de lexposition photo, le jeu consistait à associer le son correspondant à limage. Toujours sur le bruit et grâce au sonomètre prêté par la DDASS, nous avons fait des relevés qui ont été affichés dans le hall de létablissement. Pour la vue et pour démontrer que limage nest rien sans le son, nous avons le projet de filmer le canton dImphy et dy associer la rédaction dun commentaire négatif puis positif avec, dans les deux cas, une musique correspondante. Le but est darriver à une 3ème version avec un commentaire neutre et des bruits réels, répondant ainsi à une demande du Conseil Général. Pour lodorat, ce sera plus dur mais en associant un commentaire proustien aux images on devrait arriver à faire ressortir les odeurs du paysage.
Quels savoirs, savoir-être et savoir-faire avez-vous développés ?
Je pense que ce sont surtout lobservation et la restitution organisées qui permettent de lire un paysage comme un texte.
Quel bilan tirez-vous de cette action ?
Pour la partie déjà vécue, cest lenthousiasme généralisé. Le principe de la répartition des élèves par groupes dintérêt a permis à chacun de trouver sa place ne laissant ainsi personne sur la touche.
Partenaires :
CDDP, CAUE, DDASS, Mairie dImphy et Conseil Général de la Nièvre.
CONTACT
Jacques Bourdens, professeur dHistoire-Géographie et Mme Denis, professeur de Biologie
Collège Louis Aragon
Le Chaillou
58160 Imphy
Tél : 03 86 68 74 17 - Fax : 03 86 68 74 17.
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SONS, BRUIT, MUSIQUE
PAE labellisé 1000 défis, réalisé en 93/94 par 31 élèves de seconde.
Quels sont les objectifs de votre action éducative ?
La triple approche scientifique, environnementale et musicale constituait lossature du projet. Lobjectif essentiel était une sensibilisation à lunivers des sons. Il sagissait aussi de mettre en place des bases scientifiques pour la compréhension des phénomènes sonores, dinformer les jeunes sur les conséquences des comportements et douvrir le lycée sur le monde du travail. Tous ces objectifs sinscrivaient dans une perspective déducation à impact durable.
Quels sont les temps forts de votre action ?
En premier lieu, la préparation de lexposition. Temps fort par lénergie que son montage a demandé et par son rôle formateur au niveau des savoirs et des savoir-faire car elle concrétisait le travail de toute lannée. Parmi les autres temps forts, les visites dentreprises (Peugeot) ou de laboratoires (CNRS), temps déchanges et douverture ; la préparation dun mini spectacle avec conception du texte, recherche du message à faire passer, mise en scène, création du fond sonore qui laccompagnait ; le travail déquipe impliquant élèves, professeurs, agents, administration, parents, partenaires, etc. Le projet a réuni des acteurs qui ont lhabitude de travailler côte à côte mais rarement ensemble.
Quels savoirs, savoir-être et savoir- faire avez-vous développés ?
Au niveau des savoirs, les élèves ont découvert les conséquences du bruit sur les comportements, lapprentissage et le sommeil. Il y a eu une véritable prise de conscience de phénomènes implicitement connus. Ce projet leur a permis de réaliser lomniprésence et la relativité du bruit, de connaître la réglementation, les isolations phoniques existantes et surtout dappréhender avec un médecin le lien entre le bruit et la surdité et lisolement social quelle engendre.
Outre les savoirs biologiques et physiques développés par ordinateur, sonomètre ou PAO, un inventaire des métiers de lacoustique a été réalisé à lissue de multiples contacts (médicaux, techniques et musicaux).
En ce qui concerne les savoir-faire développés, il y a eu la recherche dinformation supposant un développement de lautonomie, la réalisation de synthèse et la transmission du message par limage et le texte à la base de la communication. Au stade des savoirs-être, le travail déquipe et de recherche met tout le monde sur un pied dégalité et jintervenais alors comme un catalyseur et non plus dans un rapport de hiérarchie.
Quel bilan tirez-vous de cette action ?
Ce type de projet prend énormément de temps et dénergie mais cest très satisfaisant car on travaille autrement avec un enrichissement tous azimuts, une ouverture très forte rendue nécessaire pour trouver parrains techniques et financiers, et une relation de confiance et destime réciproques avec les élèves où toute inhibition a disparu. Les élèves sont passés dun état passif à un état découte. Le projet a développé lesprit douverture, les échanges et a valorisé leur démarche. Enfin et cest lessentiel, ils ont acquis une attitude réfléchie et de nouveaux comportements à légard des décibels.
CONTACT
Renée Civoniac, professeur de Biologie
Lycée Bartholdi
9 rue du Lycée
68000 Colmar
Tél : 03 89 20 83 30 - Fax : 03 89 23 50 52
Fiche extraite du Dossier Bruit |