Témoignages sur le bruit
"Beaucoup de bruit pour rien"

L'oreille en alerte
Le bruit domestiqué

de 7 à 11 ans

Le bruit et ses nuisances

de 12 à 15 ans

Entrepotes

plus de 16 ans

L'OREILLE EN ALERTE

Projet du Club FNH 'Rose des Vents' composé de 40 élèves de CM1.

Quels sont les objectifs de votre action éducative ?
Nous pouvons retenir 4 axes :

  • Focaliser l’enfant sur la pollution sonore par un travail de classement de bruits divers en trois catégories : agréables, gênants et très gênants ;
  • Connaître le fonctionnement de l’oreille et son seuil de tolérance afin d’introduire la notion de décibel ;
  • Retravailler l’ouïe à travers l’écoute de bruits familiers ; - émettre des solutions pour remédier à la pollution sonore ; - utiliser des objets de récupération pour créer un orchestre ;
  • Chercher les moyens de diffuser l’information et de sensibiliser un plus grand nombre. La mise en place de cette action étant à venir, nous évaluerons ultérieurement si les actions prévues répondent aux objectifs fixés.

CONTACT

    Angélique Crochin et Mme Hernandez-Montagnac - Institutrices
    École Jules Ferry 2
    19 rue de Tourville
    93600 Aulnay-sous-Bois
    Tél : 01 48 66 17 49

LE BRUIT DOMESTIQUÉ

Un projet de quartier impliquant 400 écoliers des Écoles primaires Saint-Exupéry, H. Wallon, L. Dragon et les écoles maternelles rattachées.

Le 25 mars 95, les 400 écoliers du quartier des Glacis, fêtaient Carnaval à leur manière : faire du bruit pour mieux le maîtriser, telle était l’idée retenue pour cette manifestation. Six écoles, dont trois maternelles et trois groupes élémentaires, sont devenues les acteurs d’un projet de quartier sur le thème du bruit. “Dans cette cité, il y a souvent beaucoup de bruit ; il faut donc que les enfants apprennent à le maîtriser”, reconnaît une institutrice. Tous les enfants s’étaient déguisés et tous avaient en main une bouteille en plastique remplie d’objets qui, en la remuant, déclenchait un vacarme assourdissant.

Ce bruit à l’état brut devait petit à petit être domestiqué par les enfants pour apprendre à vivre plus calmement. Par ailleurs, ce projet pédagogique a fait l’objet d’un scénario. L’histoire, inventée par une classe de CM2 du quartier, est racontée par les enfants eux-mêmes : “Un petit personnage central qui explique l’historique du quartier, une sorte de mangeur de bruit qui va réduire ainsi les nuisances des décibels. La valise à bruit existe et c’est Isabelle Armancin, monitrice de musique, qui l’a fait découvrir” raconte l’un des organisateurs. Une belle initiative sonore pour un spectacle tout en couleurs.

Partenaires :
Centre de loisirs attaché à l’école, Œuvres Laïques, Société Son et Lumière.

CONTACT

    Jean-Pierre Ballarini, instituteur
    École Henri Wallon
    Avenue d’Altkirch
    90000 Belfort
    Tél : 03 84 21 36 12

LE BRUIT ET SES NUISANCES

Défi réalisé en 95 par 16 élèves de 4ème âgés de 14 et 15 ans.

Quels ont été les objectifs de votre action ?
Réaliser une campagne d’information et de sensibilisation en vue de faire connaître l’impact du bruit sur l’organisme. Au-delà, cette action visait à contribuer à l’éducation à l’environnement par le respect du cadre de vie.

Quels en ont été les temps forts ?
J’en distingue plusieurs. Les séances d’information qui, grâce aux intervenants de l’ADEME et de la DDASS, ont permis aux élèves d’acquérir des notions techniques, de connaître les moyens de lutte contre le bruit, de même que les codes et réglementations qui le régissent. Les enquêtes réalisées par les élèves auprès d’un public large et varié dont un ORL, ont constitué un autre temps fort. Il y a eu aussi la journée au cours de laquelle les élèves ont mesuré avec un sonomètre l’intensité acoustique du bruit lors de situations diverses de la vie quotidienne, avec prises de photographies de chaque situation. Par la suite ces enquêtes ont été dépouillées, analysées et ont débouché sur l’élaboration en Français et en Créole d’un code de bonne conduite sonore du citoyen. Enfin, la préparation d’une exposition pour la semaine de l’environnement a constitué le point d’orgue de l’action.

Quels savoirs, savoir être et savoir-faire avez-vous développés ?
J’insisterai sur la recherche documentaire, la capacité de rédaction des questionnaires d’enquêtes et l’apprentissage de l’utilisation d’appareils de mesure et de visualisation du bruit (sonomètre, oscilloscope). Les autres acquis importants ont été la réalisation de statistiques, la traduction des résultats par des graphiques en utilisant l’outil informatique et la réalisation de panneaux d’exposition.

Quel bilan en tirez-vous ?
Un bilan très positif car les jeunes ont fait preuve d’une grande motivation dans toutes les actions entreprises et ils ont pris conscience des nuisances sonores et de leurs effets sur la santé. J’ai constaté chez eux un changement de comportements et une responsabilisation plus forte. Enfin le cadre extra scolaire de l’action a rendu très intéressants les rapports qui se sont établis entre eux et moi.

Partenaires :
ADEME, DDASS, Société d’étude, de protection et d’aménagement de la nature en Guyane.

CONTACT

    Marie Stels, professeur de Sciences Physiques
    Collège Paul Kapel
    Cité Eau Lisette
    97300 Cayenne
    Tél : 0594 30 17 10 - Fax : 0594 30 66 22

 

ENTREPOTES

Local “Entrepotes” devenu “Atmosphère”, projet du Conseil Municipal Jeunes de Gap mené par 25 jeunes de 14 à 17 ans élus par les collégiens et lycéens.

Quels étaient les objectifs de votre action ?
Le 1er objectif était la réparation des mobylettes et des vélos dans un lieu éloigné des habitations et ne craignant rien. De “réparation”, nous sommes passés à “entretien”, ce qui était moins choquant pour les magasins de motos. L’idée était que les jeunes qui venaient dans le local puissent aborder avec les animateurs les problèmes de sécurité, de bruit et de pollution. Le 2ème objectif était l’échange de savoirs ; “je t’aide à réparer ta mobylette, tu m’aides en math”. Voyant que les mobylettes tardaient à venir et qu’il y avait d’autres demandes par rapport au local, nous avons adopté une attitude ouverte à toutes propositions. C’est ainsi que nous avons accueilli un peintre qui cherchait un atelier ; en échange, il a donné aux jeunes des cours gratuits d’aérographie.

Quelles ont été les étapes du projet ?
C’est une histoire à rebondissements. Durant l’année 94, il a fallu rechercher des financements, un local et un animateur. Le 1er trimestre 95 a été consacré à la préparation du local. 200 jeunes ont contribué à l’ouverture en mars 95. Par la suite, le local était ouvert tous les mercredis et des journées entières pendant les vacances. Petit à petit, le local a commencé à vivre grâce à un concours de mobylettes et boosters “les mieux décorés, les moins trafiqués” et donc les moins bruyants. Mais le Maire a décidé la fermeture du local “non conforme à la sécurité pour l’accueil de jeunes”. Pendant les vacances de Noël, les travaux de mise en conformité ont commencé mais en janvier 1996, la Commission de Sécurité a rendu un avis défavorable.

Quels enseignements tirez-vous de cette expérience ?
Pour un projet mené par des jeunes, il faut beaucoup de temps et de souplesse pour que l’idée fasse son chemin. La souplesse demandée pour ce type d’action est incompatible avec la réglementation : le Maire doit faire respecter les règles de sécurité. On ne peut pas mettre un peintre, un atelier pour mobylettes et des jeunes qui fument en même temps en présence de produits inflammables.

Le projet a-t-il une chance d’être relancé ?
Le Conseil Municipal des Jeunes va examiner lors de sa prochaine séance plénière tous les points positifs et négatifs et décider s’il ferme le local ou non. La suite au prochain numéro…

Partenaire :
Maison des associations de Gap, magasin de motos Gilles Pascal.

CONTACT

    Cécile Leroux
    Service jeunesse de la Mairie
    Rue du Colonel Roux
    05000 Gap
    Tél : 04 92 53 25 23

Fiche extraite du Dossier Bruit

 
Dernière mise à jour : le 28 avril 2000