Actions pédagogiques sur le climat

Fiche générale

moins de 7 ans

de 7 à 11 ans

de 12 à 15 ans

plus de 16 ans

 

Air pollué, Terre en danger ?

 

  • La pollution de l’air
  • L’effet de serre
  • Agir contre le réchauffement du climat de la planète

 

DÉMARCHE

Observation, analyse, travaux expérimentaux, recherche documentaire.

 

OBJECTIFS

  • Prendre conscience que la Terre est la seule planète actuellement connue où il y a de la vie.
  • Analyser le phénomène de pollution de l’air à partir de ses effets.
  • Enquêter sur les causes de la pollution de l’air.
  • Comprendre l’effet de serre naturel et anthropique.
  • Rechercher, au niveau de la vie quotidienne, des solutions individuelles et collectives. pour limiter les changements climatiques.

 

PARTENAIRES

Jardiniers, forestiers, scientifiques, services de santé, parents, municipalités, etc.

 

ÉTAPES DE RÉALISATION

1. La pollution sur l’air et ses impacts

L’activité humaine émet des polluants plus ou moins nocifs. Pour évaluer les risques et prendre des mesures de protection, on définit des seuils de tolérance.

• Observer les effets de la pollution de l’air :
> sur la santé des personnes
Faire une enquête auprès des services de santé pour recenser les maux qui pourraient être liés à la pollution (picotements du nez, maux de gorge, irritation des yeux, maux de tête, toux, asthme, allergies) et qui ont considérablement augmenté ces dernières années. Quelles sont les catégories de la population les plus sensibles aux pollutions atmosphériques ?
> sur les bâtiments
Effectuer une sortie en ville pour lister les dommages causés aux bâtiments par la pollution de l’air (effritement des façades, stries blanches sur les façades noircies, dépôts secs de soufre, disparition d’éléments sculptés notamment sur les églises, croûtes noirâtres, altération des vitraux délavés...).
> sur la végétation
Rencontrer un jardinier de la ville ou un forestier qui pourra rendre compte des atteintes à la végétation (perte de feuilles et d’aiguilles).
> sur l’atmosphère
Demander aux élèves d’observer le ciel de nuit et de remarquer la couche de buée orangée au-dessus de la ville la plus proche. Quel est le type de pollution en fonction de la météo ?

• Monter une expérience pour faire prendre conscience aux élèves du phénomène de pollution de l’air en leur faisant recueillir les particules en suspension dans l’air :
> fabriquer des collecteurs de particules avec une bande de carton de 5x25 cm perforée de 5 trous de 2,5 cm de diamètre ; coller une bande de ruban adhésif transparent sur l’une des surfaces en couvrant les trous. Le côté adhésif du ruban recueillera les particules présentes dans l’air. Mettre un collecteur témoin à l’abri de toute poussière dans une pochette plastique hermétiquement fermée.
> disposer plusieurs collecteurs à l’intérieur et à l’extérieur, noter le lieu d’installation et les recueillir tous les jours pendant une semaine en renouvelant les collecteurs à chaque fois. Relever conjointement les données météorologiques (températures, pluviométrie…).
> les comparer avec le collecteur témoin. À l’aide d’une loupe ou mieux, d’un microscope, identifier le plus de particules possible (poussière, suie, pollen, cendres). Les particules sont-elles identiques ou diffèrent-elles selon les collecteurs ? Pourquoi ?
— comparer les quantités recueillies d’un lieu à un autre,
— en un même lieu, d’un jour à un autre,
— mettre en relation avec les conditions météorologiques.
> à partir de ces observations, évaluer le degré de charge et de concentration en particules de l’air des endroits étudiés (imaginer une échelle de 1 à 10 ou un simple classement).

• Echanger avec des professionnels sur ces résultats pour faire émerger la distinction entre pollutions invisibles et pollutions visibles de l’air et pour identifier leurs sources selon les lieux (usines, voitures, scooters, bateaux, cheminées, avions...).

• Faire produire un écrit sur “L’air de nos villes” sachant que la pollution citadine est principalement le fait des automobiles (l’accroissement toujours plus important du nombre des voitures annule les bénéfices réalisés par les progrès technologiques qui rendent les véhicules moins polluants) et que 50% de la population mondiale vit dans une agglomération (proportion qui augmente chaque jour). Faire comprendre aux jeunes que :
> le secteur des transports est le plus gros consommateur d’énergie, c’est donc une source très importante de gaz à effet de serre,
> les transports émettent principalement du dioxyde de carbone qui provient de la combustion des carburants et qui contribue au réchauffement global de la planète.

 

2. L’effet de serre

• Construire une serre miniature, y mettre les mêmes plantes qu’à l’extérieur, les arroser de la même façon et comparer leur évolution. Placer un thermomètre dans chacun des 2 espaces et faire un relevé des températures. Demander à un jardinier pourquoi elles poussent plus vite sous serre. Faire un croquis de l’effet de serre.
Cf. animation de base, animation plus détaillée ou schéma illustratif.

• Faire faire un parallèle avec l’effet de serre de la Terre (vitres –> atmosphère), le traduire sous forme de croquis et comparer avec le précédent.

• Faire une recherche à la BCD ou sur Internet : quelle a été la décennie la plus chaude depuis que l’on relève les températures (à peu près un siècle) ? Comment a évolué la teneur de l’air en dioxyde de carbone ? Quelles conclusions peut-on en tirer ?

• Monter une petite expérience pour montrer un des effets du réchauffement climatique. Faire chauffer une casserole d’eau pleine à rabord : que fait l’eau quand elle chauffe ? Tenir en biais au-dessus de la casserole un couvercle ou un morceau de plastique transparent pour, au-delà du débordement, visualiser l’évaporation. Et si la température des océans et des mers augmentait, que se passerait-il ? Quelle serait la conséquence d’une élévation du niveau des océans et des mers ? Observer un planisphère sur la population du monde : où se situent les zones les plus peuplées, sur les côtes ou dans l’intérieur ? Que se passerait-il alors ? Produire un texte.

 

3. Agir contre le réchauffement de la planète

Pour chaque action, on distinguera bien les deux niveaux, individuel et collectif, le collectif pouvant être la classe, la municipalité ou le niveau mondial.

• Demander à chacun des élèves comment il se rend à l’école chaque jour. Consigner les réponses dans un tableau. Rechercher et comparer les émissions de gaz carbonique dans l’air par personne et par km selon le mode de transport utilisé en ville (voiture, covoiturage, bus, tramway, vélo, marche à pied). Face indiquer à chaque élève la quantité d’émission de CO2 dûe à son mode de déplacement. À partir de là, rechercher, avec eux, d’autres modes de déplacement moins polluants et essayer de les mettre en place avec les parents, covoiturage, pedibus... Aboutir à un tableau collectif et une organisation “communautaire”.

• Faire observer un planisphère sur la consommation d’énergie dans le monde par personne et par an. Faire faire des comparaisons. Où se situent l’Europe et la France dans ce palmarès ? Rechercher des moyens pour consommer moins d’énergie :
> au plan individuel, éviter de laisser à la maison les appareils en veille, limiter les déplacements en voiture, prendre plutôt les transports en commun, préférer les moins polluants, ne pas se laisser tenter par les fruits hors saison qui ont dû accomplir de longs trajets pour arriver sur nos marchés, éviter le recours aux sacs plastique qui sont fabriqués à partir du pétrole, etc.
> au plan collectif, au niveau de l’école, faire une campagne d’information et de sensibilisation auprès des élèves des autres classes et mettre en place un plan d’actions pour économiser l’énergie (ne pas laisser les fenêtres ouvertes en période de chauffage, éteindre les lumières lorsqu’on quitte une salle, ne pas laisser les ampoules allumées quand cela n’est pas nécessaire, baisser le chauffage et mettre un pull de plus, ne pas laisser les portes des classes ouvertes pendant la récréation...) ;
> toujours au plan collectif avec les parents d’élèves, mettre en place un réseau de transports pour les trajets domicile-école, soit covoiturage, soit pedibus avec rotation des parents accompagnateurs.

• Effectuer une enquête auprès de la municipalité pour savoir si elle a mis en place un plan d’économie d’énergie au niveau des écoles, proposer celui de l’école ou appliquer le plan municipal.

• Faire prendre connaissance de la Convention des Nations unies de Rio sur les changements climatiques (1992), du Protocole de Kyôto (signé en 1997 et ratifié en 2005), du Programme européen sur le changement climatique (2000), du Plan Climat de la France (2004), loi sur les orientations de la politique énergétique en 2005. On se contentera, à ce niveau, de faire prendre conscience que des actions sont menées au niveau planétaire, afin de faire le lien entre leurs actions au plan individuel, local et quotidien et les déclarations internationales pour leur permettre d’articuler le local au global.

 

Maryse Clary

La question des transports pourra être étendue à celle des déchets. Pour atteindre un objectif de changement de comportements, les actions 1,2 et 3 doivent faire l’objet d’un projet global et ne peuvent être dissociées. Le questionnement proposé peut toutefois faire l’objet de choix.

 

LIENS AVEC LES PROGRAMMES

  • Sciences et technologie : notion d’effet de serre, pollution, étude de l’environnement.
  • Histoire et géographie : climats de la Terre, caractère mondial de nombreux problèmes, climats de l’Europe et de la France, problèmes énergétiques, étude de l’environnement.
  • Mathématiques : différentes représentations de données.
  • Français : production d’écrits.
  • Education civique : Responsabilité citoyenne et solidarité à l’égard des autres (Pays du Sud), de l’ensemble des êtres vivants et des générations futures.
  • Langues vivantes (dans le cadre de recherches et  de comparaisons avec d’autres pays)


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