Témoignages sur l'eau douce continentale
"Sur la piste de l'eau et du vivant"

L'eau c'est la vie

de 7 à 11 ans

La vie et l'eau au fil du Sausseron

de 12 à 15 ans

La protection des nappes phréatiques est-elle possible ?

plus de 16 ans

L'EAU C'EST LA VIE

Tel est le message que des étudiants en Maîtrise de Sciences et Techniques “Gestion de l’environnement” à l’Université d’Angers ont choisi de partager avec des enfants sur l’année scolaire 93/94.

Quels sont les objectifs de votre animation ?
L’association des étudiants en MST cherchait un moyen original de mettre en application ses connaissances dans une perspective de meilleure protection de l’environnement. L’idée de cette activité bénévole est née de nos cours de communication. Nous nous sommes proposés pour intervenir dans les écoles angevines sous forme de séances d’animation d’une demi-journée. Notre action destinée aux enfants de CP jusqu’au CM2 avait pour but de dresser un portrait complet de l’eau en insistant surtout sur son aspect vital et la nécessité de la préserver.

Comment s’articule votre animation ?
Nous avons réalisé une trentaine d’interventions de 3 heures chacune articulées autour de 6 thèmes : la planète eau, l’eau élément universel, l’eau milieu de vie, l’eau porteuse d’énergie, l’eau dans la vie quotidienne et l’eau c’est la vie. Il s’agissait de donner aux enfants quelques notions élémentaires de base à travers des activités variées : expériences, questions-réponses, schémas à compléter, diapositives, bandes dessinées. Le tout étant destiné à faire passer le message de la nécessité de préserver et de protéger l’eau.

Quels défis avez-vous relevés ?
Il y en a eu 4 principaux : - élaborer un programme sur un sujet vaste avec un souci de message à un public que l’on ne connaissait pas ; - diversifier les activités pour permettre aux enfants d’assimiler des connaissances en un temps limité ; - travailler avec les instituteurs pour adapter notre programme au public concerné ; - coordonner l’organisation des animations.

Quel bilan tirez-vous de cette action ?
C’est avec plaisir et enthousiasme que nous nous sommes “jetés à l’eau” pour faire passer un message fondamental. Cette opération d’éducation à l’environnement a rencontré un succès inattendu et un vif intéressement de la part des enfants. Le travail réalisé en collaboration avec les enseignants a parfois donné lieu à des travaux de groupes et à des utilisations concrètes en classe. Amener les enfants à réfléchir aux gaspillages qu’ils engendrent quotidiennement et aux moyens de mieux gérer l’eau a été un réel enrichissement pour chaque étudiant.

CONTACT

    Christine Belanger
    AGENA - Université d’Angers - UFR Sciences de l’Environnement
    2 boulevard Lavoisier
    49045 Angers Cedex 01
    Tél : 02 41 73 53 74.

LA VIE ET L'EAU AU FIL DU SAUSSERON

Un programme sur 3 ans réalisé par environ 120 élèves de 4è et 3è.

Quels sont les objectifs de votre action éducative ?
La démarche consiste à faire participer les élèves à l’opération “Sausseron, vallée protégée”. Il s’agit de réaliser des analyses physico-chimiques et hydro-biologiques sur des sites déterminés avec un suivi comparatif sur plusieurs années. L’objectif étant de sensibiliser les collégiens aux problèmes d’environnement en leur faisant connaître les multiples causes de pollution et les mesures prises pour les éliminer.

Quels sont les temps forts de votre action ?
Ils sont nombreux car répartis sur 3 ans. En 93/94, les collégiens ont réalisé divers travaux : enquêtes (types d’eau, cycle de l’eau), visites de sites (station d’épuration, usine de retraitement), analyses de documents photographiques (sur les paysages, l’érosion ou la pollution) et recensement du patrimoine de la vallée. Le temps fort a résidé dans le montage et la présentation d’une exposition dans les mairies du syndicat intercommunal. Plus ludique, l’autre temps fort a été la croisière sur l’Oise offerte par le SIOS. En 94/95, un nouveau défi a été lancé pour permettre aux élèves d’adopter une démarche scientifique pour l’étude du milieu. Après une rapide formation aux différents types d’analyses de l’eau, les collégiens ont réalisé des mesures de pH, de températures, des prélèvements sur 7 sites grâce à un filet échantillonneur et identifié les macro-invertébrés en utilisant l’ouvrage de H. Tachet pour déterminer l’indice biologique global. En vue d’une analyse chimique, les échantillons ont été confiés au Laboratoire Départemental d’Analyse du Val d’Oise. Pour 95/96, il y a surtout trois temps forts : l’ouverture d’un atelier scientifique par le Rectorat de l’Académie de Versailles, l’inscription de ces activités dans l’emploi du temps des élèves des 5è et le stage au Laboratoire Départemental effectué par des élèves de 3è.

Quels savoirs, savoir être et savoir-faire avez-vous développés ?
Le goût de l’observation et de l’analyse critique par la découverte du milieu naturel dans lequel ils vivent et surtout la responsabilité de leurs comportements quotidiens de citoyens.

Quel bilan tirez-vous de cette action ?
Très positif puisque cette année, les élèves devraient entrer en contact avec des laboratoires de recherche et réaliser une valise pédagogique permettant un travail plus autonome.

PARTENAIRES

    Association le Moulin de Sucy, Laboratoire Départemental d’Analyse, Syndicat d’Initiatives de la Vallée de l’Oise et du Sausseron, Syndicat intercommunal du Collège, Opération Sausseron vallée protégée.

CONTACT

    Jean-Pierre Chabrolle, Principal
    Collège Les Coutures
    2 rue du Val d’Oise
    95620 Parmain
    Tél : 01 34 73 42 11 - Fax : 01 34 69 67 84.

 

LA PROTECTION DES NAPPES PHRÉATIQUES EST-ELLE POSSIBLE ?

Tel est le défi qu’ont relevé 36 élèves de seconde en 93/94.

Quels étaient les objectifs de votre action éducative ?
Il s’agissait de développer l’autonomie, la créativité et l’esprit critique des élèves et de donner une dimension européenne au projet. Éduquer les jeunes au respect de soi et des autres, les sensibiliser à la fragilité de l’environnement en leur donnant des outils pour le comprendre et être un acteur responsable de sa protection constituaient l’enjeu durable de cette démarche.

Quels ont été les temps forts de votre action ?
En premier lieu, la rencontre de jeunes Danois et Allemands au cours d’une conférence, en langue anglaise, organisée à Hillerod, au Danemark en avril 94. Chacun a pu dialoguer avec des personnalités politiques et des spécialistes en environnement. Les Danois ont traité des énergies nouvelles et des déchets, les Allemands de la pollution sonore et du canal qui longe l’ancien Mur de Berlin. Les jeunes Grenoblois, eux, ont enquêté sur la qualité et la protection des eaux des nappes phréatiques de l’Isère et de la Drôme. Ils en ont montré les enjeux économiques, techniques, sociaux et politiques et ont apporté des solutions alternatives. C’est cette problématique qui a donné tout son sens à notre démarche. Cette conférence a été le point d’orgue d’un travail abordé dans plusieurs disciplines, qui a aussi débouché sur la création d’une pièce de théâtre, d’une BD et d’une nouvelle, autres temps forts du défi. Enfin, les multiples partenaires, institutions, collectivités locales, industriels et presse locale, associés à cette démarche ont permis une ouverture au monde extérieur et une reconnaissance du travail réalisé par les jeunes.

Quels savoirs, savoir être et savoir-faire avez-vous développés ?
Les savoirs sont nombreux et fondés sur une pédagogie interdisciplinaire impliquant mes collègues de Français, de Sciences Économiques, d’Anglais et de Physique-Chimie, le tout en corrélation avec le programme de seconde propice à ce genre de projet. Pour les savoirs-faire, et outre la créativité, c’est la communication écrite et surtout orale qui a été l’acquis essentiel des participants. Tout cela a des répercussions sur leurs comportements, le climat de confiance qui s’établit, l’entraide, l’écoute et sur leur sensibilité toute particulière au travail d’équipe. C’est une expérience qui les met en confiance, qui modifie leur façon de vivre la classe et les marque durablement.

Quel bilan tirez-vous de cette action ?
Les objectifs avancés sont atteints lorsque les jeunes se responsabilisent davantage vis-à-vis d’eux-mêmes, des autres et développent un sens accru de la solidarité à l’échelle planétaire, ce qui a été le cas. Quand elle agit sur les attitudes ou les comportements, l’éducation à l’environnement prend tout son sens et incite toute l’équipe à renouveler régulièrement ce type d’expérience. “Amitié, solidarité, prise de conscience des phénomènes environnementaux”, tel est le bilan que tirent les jeunes de leur défi pour que “la planète bleue ne devienne pas glauque”.

CONTACT

    Jacqueline Brunier, professeur de Sciences de la Vie et de la Terre
    Lycée Champollion
    1 cours Lafontaine
    38000 Grenoble
    Tél/Fax : 04 76 85 22 94.

Fiche extraite du Dossier Eau


Dernière mise à jour : le 12 avril 2000