Témoignages sur les océans
"Un couple inséparable"

La Méditerranée en fête

de 7 à 11 ans

Les marées, c'est pas sorcier !

de 12 à 15 ans

Traque sur l'océan

plus de 16 ans

LA MÉDITERRANÉE EN FÊTE

Une association corse invite tous les ans plus de 1000 enfants à fêter la grande bleue sur un navire.

Depuis cinq ans, l’association U Marinu, menée par un océanographe, Jean Valère Géronimi, orchestre la "Mer en Fête", pour que de l’ébullition de la fête jaillisse la connaissance. Et elle réunit les enfants des deux rives de la Méditerranée pour qu’ils apprennent à vivre ensemble. Les activités sont proposées pendant trois jours sur un navire prêté par la Société nationale Corse Méditerranée. En tout, ce sont chaque année près de 70 ateliers (concours de dessins, visite de la machinerie du bateau, archéologie sous-marine, sauvetage en mer, météorologie marine…), des conférences (photographies sous-marines, éducation à l’environnement en PACA…), des expositions (réserves naturelles de Corse), des chants, des activités culturelles (pièces de théâtre, poèmes…), et des jeux qui sont proposés.

Créer des réflexes bleus
Bien sur, cette fête n’est pas tout à fait innocente, et les organisateurs ont une idée derrière la tête. « Nous voulons susciter des "gestes bleus" chez les enfants, explique Jean Valère Géronimi, il faut qu’ils comprennent que la mer est un milieu vivant, qu’on n’y plonge pas comme dans une baignoire, que la Méditerranée est un milieu fragile et qu’elle est un berceau de civilisation. » U Marinu, soutenu par l’Office de l’environnement de Corse, a encore de nombreuses idées dans ses cales : une charte des écoliers de la Méditerranée et un centre méditerranéen de ressources pédagogiques, entre autres.

CONTACT

    Jean Valère Géronimi
    U Marinu
    27 rue Luce de Casabianca
    20200 Bastia
    Tél./Fax : 04 95 54 53 35.

LES MARÉES, C'EST PAS SORCIER !

En Charente-Maritime un programme informatique a été créé pour reproduire le cycle des marées.

Pourquoi la lune a-t-elle un effet sur les masses d’eau ? Comment calculer un coefficient de marée ? Le CPIE (Centre permanent d’initiatives pour l’environnement) de Charente-Maritime a décidé d’apporter une réponse technique et interactive en construisant un programme informatique. A l’écran, un bateau monte et descend selon le rythme des flots. L’outil présente en 20 mn un cycle complet des marées. Munis d’un calendrier, les jeunes notent la date, l’heure, les niveaux de haute et basse mer : le marnage et le coefficient de marée s’affichent et l’eau se met en mouvement sur l’écran. « A l’issue de l’expérience, tous ont compris que le phénomène n’est pas linéaire », conclut Dominique Blanc, l’un des initiateurs du projet. L’utilisation de l’écran magique est précédée d’une initiation théorique sur le cycle de la lune ou la position relative de la lune et du soleil. Et elle est suivie d’une sortie en bord de mer pour vérifier, avec un fil à plomb, si le niveau des eaux affiché sur l’écran est bien le même que dans la réalité !

Un programme accessible aussi aux classes rurales
Les rencontres avec des pêcheurs ou des ostréiculteurs complètent la formation. A ce stade, les jeunes comprennent qu’il est dangereux de partir en mer sans connaître les marées, savent lire les cartes marines, et identifier des points de repère sur le littoral. Le programme est en cours de finalisation au lycée technique Vieljeux de La Rochelle. Il sera opérationnel à la rentrée prochaine et, bonne nouvelle, il est destiné à circuler au gré des demandes. « Nous voulons que les enfants des classes rurales puissent aussi comprendre les marées », explique Dominique Blanc.

CONTACT

    Dominique Blanc
    CPIE Charente-Maritime
    Place Lucien Lamoureux
    BP 66
    17450 Fouras
    Tél. : 05 46 83 69 00 - Fax : 05 46 83 69 37

 

TRAQUE SUR L'OCÉAN

Quatre jeunes européens ont enquêté sur le cycle du carbone et diffusé chaque jour leurs résultats sur Internet.

Il est peut-être plus facile de comprendre le mécanisme de la production de carbone organique lorsqu’on la mesure avec un instrument qui s’appelle la Dandonnette ou la Rosette. Les jeunes reporters pour l’environnement, venus de France, du Danemark et de Grèce, ont su prendre au sérieux ces outils aux noms désuets mais qui sont en réalité très précis. Après des cours théoriques, comme sur la modélisation du cycle du carbone, les jeunes ont embarqué douze jours à bord du Téthys II, affrété par l’INSU et le CNRS. A bord de ce navire océanographique, des scientifiques étudient la dynamique des flux en Méditerranée (programme Dyfamed). Tous les jours, les juniors ont communiqué leurs informations par Internet aux 50 lycées européens du réseau Jeunes reporters pour l’environnement.

Instruments sérieux aux noms désuets
Le lancement de la Dandonnette leur a donné leurs premiers indices : 15 demi-sphères remplies d’eau et de bicarbonate sont immergées à 100 mètres de profondeur. Le but : mesurer à quel rythme le phytoplancton de l’eau transforme le carbone minéral en carbone organique grâce à la photosynthèse. Second exercice : suivre en direct la descente de la Rosette, bathysonde flanquée de 12 bouteilles, immergée par 1 500 mètres de fond. Elle mesure la salinité, la température, ou la fluorescence de la mer qui s’affichent instantanément sur l’ordinateur du bateau. Les bouteilles récupèrent de l’eau à plusieurs profondeurs, elle sera analysée plus tard.
Des interviews et des conversations à bâtons rompus avec les scientifiques ont complété leur enquête. « L’acquis principal est culturel, pas cognitif, résume Philippe Saugier, organisateur du programme à la Fédération à l’éducation à l’environnement en Europe, l’important, c’est que les jeunes comprennent que la science progresse à tâtons, avec ses doutes, et ses découvertes. »

CONTACT

Fiche extraite du Dossier Océans

 
Dernière mise à jour : le 13 avril 2000