Témoignages sur les transports
"Transports en devenir"

Une école sur le Net

de 7 à 11 ans

Prototypes sortis des écoles

de 12 à 15 ans

Fans de biocarburants

plus de 16 ans

UNE ÉCOLE SUR LE NET

Les transports du futur concernent aussi le domaine de l’information : une petite école de l’Aveyron a créé son site Internet.

Apprendre à taper, scanner les photos, changer les polices, imprimer, travailler en équipe ? Un jeu d’enfant, selon les principaux intéressés. « On y va quand on a le temps, raconte Swann, sage petit garçon de 11 ans, pendant les récrés ou après l’école ». Ils ont à leur disposition un Mac, le PC gagné lors d’un concours de Microsoft, leur imprimante et un modem. Pour leur instituteur, Pierre Mathieu, initiateur du projet, l’autonomie acquise par les enfants est essentielle : « ici, ce sont les enfants qui travaillent directement, je n’interviens pas sur leurs pages, tous les outils nécessaires sont sur le bureau de l’ordinateur ». Au départ, le maître leur a posé la question : que voudriez-vous que les autres sachent sur vous ? Et les jeunes se sont mis à écrire, beaucoup, pour alimenter leur site : un journal, une page "humeur" avec des blagues et des petites histoires, des informations sportives et un courrier.

Internet pour écrire plus
« Mon but, c’est que les enfants écrivent, produisent des textes, et pour cela, l’ordinateur est un stimulant », explique Pierre Mathieu. L’ouverture au monde est implicite, mais elle n’est pas l’objectif premier. Bien sûr, les enfants reçoivent des lettres d’Italie, de Norvège, de Hollande, de classes qui leur demandent des informations précises sur leurs CD-Rom (ils en ont édité un sur la forêt et en achèvent un autre sur l’eau). Mais la recherche d’information est chronophage, et Pierre Mathieu préfère que les enfants la pratiquent... chez eux ! En tout, on compte déjà six ordinateurs dans les familles. Des familles qui, après avoir été affolées, ont compris que l’ordinateur n’empêcherait ni les dictées, ni les maths. « Nous sommes fiers, car il n’y a pas beaucoup d’écoles dans notre cas, et nous savons que tout cela nous servira plus tard », conclut Marthe, 11 ans. Lucides, critiques, ces enfants-là sont à la pointe du progrès, écrivez-leur !

CONTACT

    Pierre Mathieu
    Ecole du Saillant
    19130 Voutezac
    Tél. : 05 55 84 94 30
    Site Internet

PROTOTYPES SORTIS DES ÉCOLES

Sans pétrole mais avec une imagination débordante, de jeunes aveyronnais inventent des véhicules.

Jouer avec des petites voitures achetées dans le commerce, ce n’est pas très original. Construire son propre véhicule, un engin unique qui ne ressemblera à aucun autre, voilà qui est bien plus amusant !
Aussi tous les élèves des écoles publiques d’Onet-le-Château, dans l’Aveyron, ont répondu avec enthousiasme au projet "Défi-techno 97" lancé l’année dernière par les équipes enseignantes. Il s’agissait pour ces bricoleurs en herbe d’inventer des engins capables de se déplacer de manière autonome dans l’air, sur l’eau ou sur terre, sur au moins trois mètres. « Nous pensions que les enfants auraient ainsi la possibilité de mieux comprendre toutes les étapes de conception d’un véhicule, et d’une manière plus générale, qu’ils pourraient acquérir une démarche de travail similaire à celle des scientifiques » explique Annie Cambefort, l’une des enseignantes participant au Défi.

Des idées à réaliser
Observant la nature, les voitures et d’autres véhicules déjà existants, les jeunes ont commencé par lancer des idées qu’il a ensuite fallu concrétiser. Chaque classe était dotée pour cela de matériaux de base similaires, auxquels les élèves ont ajouté d’autres éléments de leur choix : bouteilles de verre, carton, boîtes de pellicules photographiques. « Nous manquions malheureusement de temps et de moyens matériels » ajoute Annie. Finalement, une cinquantaine d’engins, réalisés par plusieurs écoles de l’Aveyron, ont vu le jour : voiture à champagne, à aimants... Ils ont été exposés aux yeux du grand public dans le cadre des manifestations de "La science en fête", pour la joie de leurs jeunes concepteurs et de tous les visiteurs.

CONTACT

    Annie Cambefort
    École des Genêts
    3 rue des Genêts
    12850 Onet-le-Château
    Tél. : 05 65 67 20 06

 

FANS DE BIOCARBURANTS

Les élèves d’un lycée technique et agricole du Dauphinois participent au concours Exposciences sur le thème du Diester.

La ville de Grenoble accueille tous les deux ans le Salon de l’agriculture dauphinoise, un événement attendu dans une région où cultures et élevages constituent une part importante des activités. En même temps a lieu le concours Exposciences. Catherine Curny, professeur de sciences physiques au lycée technique et agricole de La Côte-Saint-André, associe régulièrement ces deux manifestations aux projets pédagogiques qu’elle organise.
Le dernier en date a pour thème le colza et son utilisation comme biocarburant par le biais du Diester. « Avant d’impliquer les élèves sur ce sujet, raconte Catherine, j’ai sollicité l’appui de nombreux partenaires locaux . »

Les étapes du concours
A la rentrée des classes, le programme est dressé. Les 35 élèves de seconde découvrent les enjeux du Diester au fil des visites et des conférences organisées auprès des différents partenaires. Ils élaborent ensuite les animations et panneaux. « Les compétences de chacun sont mises au service du projet : il y a ceux qui aiment dessiner, écrire, faire des photographies... », souligne Catherine Curny. Toute la classe se frotte, pour la première fois, au public sur le stand tenu au Salon de l’agriculture dauphinoise. Enfin, c’est le concours Exposciences, un succès pour toute l’équipe qui gagne le concours départemental, puis le régional. Cette année, le défi, c’est le concours européen au Portugal, avant, peut-être, de s’envoler pour Mexico pour remporter la compétition mondiale.

CONTACT

    Catherine Curny
    LEGTA
    BP 83
    38260 La Côte-Saint-André
    Tél. : 04 74 20 38 27

Fiche extraite du Dossier Transports


Dernière mise à jour : le 28 avril 2000