 |
UNE ÉCOLE SUR LE NET
Les transports du futur concernent aussi le domaine de linformation : une petite école de lAveyron a créé son site Internet.
Apprendre à taper, scanner les photos, changer les polices, imprimer, travailler en équipe ? Un jeu denfant, selon les principaux intéressés. « On y va quand on a le temps, raconte Swann, sage petit garçon de 11 ans, pendant les récrés ou après lécole ». Ils ont à leur disposition un Mac, le PC gagné lors dun concours de Microsoft, leur imprimante et un modem. Pour leur instituteur, Pierre Mathieu, initiateur du projet, lautonomie acquise par les enfants est essentielle : « ici, ce sont les enfants qui travaillent directement, je ninterviens pas sur leurs pages, tous les outils nécessaires sont sur le bureau de lordinateur ». Au départ, le maître leur a posé la question : que voudriez-vous que les autres sachent sur vous ? Et les jeunes se sont mis à écrire, beaucoup, pour alimenter leur site : un journal, une page "humeur" avec des blagues et des petites histoires, des informations sportives et un courrier.
Internet pour écrire plus
« Mon but, cest que les enfants écrivent, produisent des textes, et pour cela, lordinateur est un stimulant », explique Pierre Mathieu. Louverture au monde est implicite, mais elle nest pas lobjectif premier. Bien sûr, les enfants reçoivent des lettres dItalie, de Norvège, de Hollande, de classes qui leur demandent des informations précises sur leurs CD-Rom (ils en ont édité un sur la forêt et en achèvent un autre sur leau). Mais la recherche dinformation est chronophage, et Pierre Mathieu préfère que les enfants la pratiquent... chez eux ! En tout, on compte déjà six ordinateurs dans les familles. Des familles qui, après avoir été affolées, ont compris que lordinateur nempêcherait ni les dictées, ni les maths. « Nous sommes fiers, car il ny a pas beaucoup décoles dans notre cas, et nous savons que tout cela nous servira plus tard », conclut Marthe, 11 ans. Lucides, critiques, ces enfants-là sont à la pointe du progrès, écrivez-leur !
CONTACT
|
 |
PROTOTYPES SORTIS DES ÉCOLES
Sans pétrole mais avec une imagination débordante, de jeunes aveyronnais inventent des véhicules.
Jouer avec des petites voitures achetées dans le commerce, ce nest pas très original. Construire son propre véhicule, un engin unique qui ne ressemblera à aucun autre, voilà qui est bien plus amusant !
Aussi tous les élèves des écoles publiques dOnet-le-Château, dans lAveyron, ont répondu avec enthousiasme au projet "Défi-techno 97" lancé lannée dernière par les équipes enseignantes. Il sagissait pour ces bricoleurs en herbe dinventer des engins capables de se déplacer de manière autonome dans lair, sur leau ou sur terre, sur au moins trois mètres. « Nous pensions que les enfants auraient ainsi la possibilité de mieux comprendre toutes les étapes de conception dun véhicule, et dune manière plus générale, quils pourraient acquérir une démarche de travail similaire à celle des scientifiques » explique Annie Cambefort, lune des enseignantes participant au Défi.
Des idées à réaliser
Observant la nature, les voitures et dautres véhicules déjà existants, les jeunes ont commencé par lancer des idées quil a ensuite fallu concrétiser. Chaque classe était dotée pour cela de matériaux de base similaires, auxquels les élèves ont ajouté dautres éléments de leur choix : bouteilles de verre, carton, boîtes de pellicules photographiques. « Nous manquions malheureusement de temps et de moyens matériels » ajoute Annie. Finalement, une cinquantaine dengins, réalisés par plusieurs écoles de lAveyron, ont vu le jour : voiture à champagne, à aimants... Ils ont été exposés aux yeux du grand public dans le cadre des manifestations de "La science en fête", pour la joie de leurs jeunes concepteurs et de tous les visiteurs.
CONTACT
|
 |
FANS DE BIOCARBURANTS
Les élèves dun lycée technique et agricole du Dauphinois participent au concours Exposciences sur le thème du Diester.
La ville de Grenoble accueille tous les deux ans le Salon de lagriculture dauphinoise, un événement attendu dans une région où cultures et élevages constituent une part importante des activités. En même temps a lieu le concours Exposciences. Catherine Curny, professeur de sciences physiques au lycée technique et agricole de La Côte-Saint-André, associe régulièrement ces deux manifestations aux projets pédagogiques quelle organise.
Le dernier en date a pour thème le colza et son utilisation comme biocarburant par le biais du Diester. « Avant dimpliquer les élèves sur ce sujet, raconte Catherine, jai sollicité lappui de nombreux partenaires locaux . »
Les étapes du concours
A la rentrée des classes, le programme est dressé. Les 35 élèves de seconde découvrent les enjeux du Diester au fil des visites et des conférences organisées auprès des différents partenaires. Ils élaborent ensuite les animations et panneaux. « Les compétences de chacun sont mises au service du projet : il y a ceux qui aiment dessiner, écrire, faire des photographies... », souligne Catherine Curny. Toute la classe se frotte, pour la première fois, au public sur le stand tenu au Salon de lagriculture dauphinoise. Enfin, cest le concours Exposciences, un succès pour toute léquipe qui gagne le concours départemental, puis le régional. Cette année, le défi, cest le concours européen au Portugal, avant, peut-être, de senvoler pour Mexico pour remporter la compétition mondiale.
CONTACT
Fiche extraite du Dossier Transports |