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Source : Jean-Marc Jancovici, membre du Comité de Veille Ecologique de la Fondation. Site perso. La "bonne surprise" serait en l'occurrence un phénomène encore inconnu qui "amortirait" le réchauffement provoqué par les gaz à effet de serre. Que sait-on sur la question ? Les études des "archives" de l'Antarctique font apparaître, sur de longues périodes, une étroite corrélation entre températures et concentration de principaux gaz "naturels" à effet de serre :
Il apparait très clairement que ces courbes évoluent en parallèle. Avis à tous les pinailleurs : les incertitudes de mesure étant ce qu'elles sont, ce n'est pas la peine de faire remarquer que dans certains cas la température décroît un peu avant le CO2 ! Cette évolution parallèle ne signifie pas en soi que les réchauffements du passé ont résulté d'un effet de serre (la variabilité naturelle découle essentiellement de paramètres astronomiques : distance de la terre au soleil, inclinaison de la terre sur son orbite, etc). Mais imaginons maintenant qu'il existe un phénomène conduisant l'atmopshère à cesser de se réchauffer, ou à se réchauffer moins vite à partir d'un certain moment, avec du CO2 qui continue d'augmenter. Alors on devrait observer une décorrélation entre les courbes de CO2 et les courbes de température dans les parties ascendantes. Ce n'est manifestement pas le cas. "Cette augmentation parallèle de la concentration en gaz carbonique et de la température signifie qu'il est illusoire de compter sur un phénomène encore inconnu et susceptible de diminuer l'amplitude du réchauffement par effet de serre" (citation de Michel PETIT, directeur général adjoint de l'Ecole Polytechnique en charge de la recherche, et coordonateur de la délégation française au GIEC). |
© Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme
Dernière mise à jour : le 31 octobre 2000