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Source : Jean-Marc Jancovici, membre du Comité de Veille Ecologique de la Fondation. Site perso. Les augmentations prévues varient entre 1,5 et 6 °C pour la température moyenne de l'air au niveau du sol à l'horizon d'un siècle (c'est à dire en 2100) selon les modèles et les scénarios retenus (schéma ci-dessous).
Mais les gaz à effet de serre ont une durée de vie très longue dans l'atmosphère. Même en cas de suppression totale des émissions les concentrations - et donc "l'effet de serre" lié à ces gaz que nous avons mis dans l'atmosphère - ne décroîtraient que très lentement. En conséquence, le maximum des températures n'est atteint que bien après que le maximum de concentration en gaz le soit, et les valeurs atteintes en 2100 pour les divers scénarios d'évolution ne représentent que 50 à 90% du maximum absolu à venir ultérieurement (cf. figure ci-dessous, qui donne les évolutions sur plusieurs siècles).
Si l'on fait regarde ce que donnent les modèles non plus sur 1 siècle mais sur une durée plus longue (quelques siècles), l'augmentation de température pourrait aller jusqu'à 8 à 9°C lorsque le maximum sera atteint (dans l'hypothèse haute où nous émettrions des quantités sans cesse croissantes de gaz à effet de serre pendant le siècle à venir). On peut alors raisonner de la manière suivante :
Il faut rappeler que nous n'avons aucune visibilité historique (donc aucun moyen de savoir ce qui se passe en pareil cas) concernant une élévation rapide de température de quelques degrés au-dessus des températures actuelles. |
© Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme
Dernière mise à jour : le 11 décembre 2000