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Source : Jean-Marc Jancovici, membre du Comité de Veille Ecologique de la Fondation. Site perso. Ces émissions augmentent, et non seulement elles augmentent, mais elles augmentent de plus en plus vite (non seulement la dérivée est positive mais la dérivée seconde aussi).
Au sein de cet ensemble, les émissions par pays sont très variables (ci-dessous). Les émissions dues au transport aérien international ne sont pas comptabilisées, pas plus que celles des gaz à effet de serre autres que le CO2.
Enfin les émissions par habitant sont également très variables, puisque même au sein des pays du G7 elles varient d'un facteur 3 entre les pays les plus "vertueux" et ceux qui le sont moins. Les "grands affreux" de ce point de vue sont incontestablement les Américains : non seulement ce sont les premiers émetteurs mondiaux, mais ils le sont aussi par habitant, et leurs émissions sont en croissance !
Les pays "sous-développés" sont nettement moins émetteurs : en moyenne, l'émission par habitant est de l'ordre de 0,4 tonne de carbone par an (soit un cinquième d'un Français, et 7% de ce que "fait" un américain ! Enfin la répartition par activité des émissions de gaz à effet de serre est très variable d'un pays à l'autre. Pour fixerl es idées, on la donne ci-dessous pour l'ensemble de la planète et pour le CO2 seul.
La répartition en France est-elle la même ? A cause du fait que nous produisons notre électricité essentiellement avec des procédés qui n'émettent pas de CO2 (nucléaire pour 80%, et hydraulique pour 15%) la répartition chez nous n'est pas la même : pour le seul CO2 ce sont les transports qui arrivent en tête (figure ci-dessous), suivis du poste "résidentiel - tertaire", qui correspond à l'utilisation d'énergie dans les maisons et bâtiments (chauffage, eau chaude, cuisine, etc.).
Mais si l'on tient compte de tous les gaz à effet de serre pris en compte dans les négociations internationales, et pas seulement du CO2, alors la répartition change : c'est l'agriculture qui arrive en tête ! Cela est notamment dû aux émissions de gaz dits mineurs (CH4, N2O) qui sont respectivement dus à l'élevage bovin et à l'utilisation des engrais (cf. figure ci-dessous).
Le poste relativement important de l'énergie correspond pour une large part aux raffineries de pétrole (le raffinage du pétrole conduit à une auto-consommation de 8% du pétrole raffiné environ). Sur ce point il est aussi intéressant de noter que plus on cherche à avoir un carburant "propre" (exempt de soufre, etc.) et plus cela engendre des émissions de CO2 importantes pour le raffinage. |
© Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme
Dernière mise à jour : le 23 novembre 2000