Lutter contre l'effet de serre et économiser l'énergie :
quel est l'impact des divers actes individuels ?
Source : Jean-Marc Jancovici, membre du Comité de Veille Ecologique de la Fondation. Site perso.
La presse grand public affecte rarement des ordres de grandeur aux comportements "politiquement corrects" en matière de lutte contre l'effet de serre. J'ai donc trouvé intéressant de proposer mon propre inventaire. J'ai classé les mesures par ordre croissant de difficulté quant au fait d'arriver "à s'y décider".
Pour chaque mesure j'ai indiqué l'efficacité avec un nombre de croix (+ à ++++) et l'impact financier avec le nombre de dollars ($$$ à $$$ rouges quand ca coûte, vert quand on économise ; quand il n'y a rien c'est que c'est financièrement neutre).
Il est important de garder en mémoire le fait qu'un Français émet annuellement environ 1,9 tonne d'équivalent carbone. Les gains estimés ci-dessous sont donc évalués à l'aune de cette consommation moyenne.
Il est aussi important de savoir comment se répartissent les émissions de gaz à effet de serre en France (ci-dessous).
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Répartition par secteur des émissions de gaz à effet de serre en France en 1998. Source : CITEPA.
(*) le transport aérien ou maritime international (l'aérien est prépondérant) n'est pas pris en compte. Il ne s'agit que du transport non routier (ferroviaire, aérien, ce dernier étant prépondérant) domestique.
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Je n'ai pas mentionné ici des mesures dont l'impact est "dans l'épaisseur du trait", par exemple les ampoules basse consommation.
Les indications ci-dessous découlent de la structure de nos consommations énergétiques, longuement discutées dans un autre papier que j'ai rédigé sur la sobriété énergétique.
Enfin on constatera assez facilement que de faire attention à ses émissions de carbone signifie généralement :
des économies d'énergie
des économies tout court !
En outre si le prix des hydrocarbures monte brusquement, moins on en consomme et moins on souffre...
Très facile
Baisser la température l'hiver de 1°C dans les lieux chauffés. ++ $
| Référence : si on utilise 2.000 l de fuel pour chauffer une maison l'hiver, cela engendre 1,25 tonne de carbone. Avec du gaz il en sort encore à peu près 1 tonne. |
Une baisse de 1°C fait économiser jusqu'à 10% de la consommation en énergie. Si vous vous chauffez au fuel et que vous consommez 2.000 l dans l'hiver, à 3F le litre, une économie de 10% de fuel permet d'éviter 125 kg d'équivalent carbone et fait économiser 600 F.
Utiliser le moins possible la climatisation en voiture. ++ $
| Référence : si on utilise la climatisation dans une voiture, la consommation augmente de 20%. |
Pour une utilisation annuelle de 15.000 km en cycle urbain dont le tiers avec climatisation, sachant que ce sont plus fréquemment les grosses voitures qui sont climatisées, ne pas utiliser la climatisation représente une économie de 100 à 150 kg de carbone.
Facile
Penser à la manière dont on va se déplacer avant de déménager ++++ $$
| Référence : 15.000 km annuels en voiture en cycle urbain engendrent au minimum 1,5 tonne de carbone (plus un même kilométrage annuel est composé de petits déplacements et plus les émissions totales sont fortes). |
Le transport est devenu la première source d'émissions de CO2 en France (35 à 40% des émissions). Par ailleurs, il est aussi l'un des premiers postes budgétaires des Français. Eviter de déménager pour se mettre dans une zone mal desservie par les transports en commun est être doublement vertueux :
on fait donc du bien à ses propres finances en ne se mettant pas sous la dépendance exclusive de la voiture lorsque l'on déménage,
se déplacer moins en voiture permet de diminuer très fortement ses émissions de gaz à effet de serre (voir plus bas).
Manger le moins de viande possible, et au sein de la viande, le moins de buf possible ++++ $$
| Référence : l'agriculture est responsable de 25% des émissions de gaz à effet de serre en France, plus que l'industrie, et essentiellement à cause de l'élevage. |
Un kilo de buf engendre 50 fois plus d'émissions de gaz à effet de serre qu'un kilo de blé !
Produire un kg de buf conduit à l'émission de 5 kg d'équivalent carbone ; un kg de volaille seulement 0,3 à 0,4 kg d'équivalent carbone. Le poulet, même de bonne qualité (ou le lapin), coûte par ailleurs un peu moins cher que le buf...
Substituer 2 steacks par semaine (soit 300 g par semaine) induit, à la fin de l'année, quasiment 80 kg d'économies en équivalent carbone.
Dans une moindre mesure ce raisonnement est valable pour tout ce qui dérive du buf : veau, lait et laitages, beurre, etc.
Enfin la hiérarchie entre viande et légumes est la même : le rendement énergétique est bien meilleur si l'on mange directement les céréales que si l'on mange la viande des animaux nourris avec les céréales : il faut 10 kg de blé pour faire un kg de buf ; en France la grosse majorité des céréales cultivées sert à nourrir le bétail. Produire un kg de viande requiert de produire plusieurs kg de céréales (25 pour le buf, 1 pour le poulet "industriel"). Manger beaucoup de viande engendre donc une agriculture intensive qui consomme de l'énergie et émet des gaz à effet de serre via les engrais (qui en se décomposant émettent du protoxyde d'azote, 300 fois plus réchauffant que le CO2).
En outre les bienfaits dérivés d'une alimentation moins riche en viande sont une pression sur les ressources en eau moins forte, moins de lisiers et de porcheries, une meilleure santé, etc.
Acheter une voiture sans climatisation + $
| Référence : les gaz utilisés dans les circuits de climatisation (PFC, HCFC) sont de très puissants gaz à effet de serre (plusieurs milliers de fois le gaz carbonique) qui fuient toujours un peu (on estime les fuites à 33% de la charge initiale) et qui ne sont pas récupérés en fin de vie. |
Ne pas acheter de voiture avec climatisation permet donc une double source d'économie :
diminuer sa consommation en carburant,
éviter des émissions d'halocarbures du même ordre de grandeur que le CO2 dû à la surconsommation de carburant.
Acheter une petite voiture ++++ $$
| Référence : pour 15.000 km annuels en voiture en cycle urbain on passe de 1,5 tonne à 3 ou même 4 tonnes de carbone si on passe d'une Twingo à une 4x4 Cheerokee ou à une grosse BMW. |
Entre une petite voiture (Twingo, Smart) et une grosse Mercédès ou un gros 4x4, il y a une différence de consommation qui peut aller, selon le parcours, du simple au quintuple (un gros 4x4, à froid, consomme 30 à 40 l aux 100 en ville). Si l'on ne peut pas se passer de voiture, ne serait-ce qu'en changer pour prendre le plus petit modèle possible (quitte à faire voyager une partie de la famille en train pour les vacances) peut déjà faire économiser des quantités considérables de CO2 : pour 15.000 km par an (distance moyenne parcourue par les automobiles en France), la différence Twingo/gros4x4 est au minimum de 1,5 tonne d'quivalent carbone par an !!
Acheter une voiture à essence plutôt qu'à diesel + $$
| Référence : pour 15.000 km annuels en voiture en cycle urbain en petite voiture on passe de 1,5 tonne à 1,7 tonne en passant de l'essence au diesel |
Contrairement à ce que l'on pense, les véhicules diesel émettent plus de CO2 par km que les véhicules à essence (entre 10 et 20% selon le type de parcours), car le diesel est plus riche en carbone que l'essence. Si l'on ajoute à cela que le diesel émet aussi plus de polluants locaux (particules, etc) et que les filtres (pots catalytiques par exemple) augmentent la consommation de carburant à puissance utile égale, on réalise qu'il n'y a vraiment aucune raison d'avantager fiscalement ce carburant !
Acheter une voiture hybride ++ à ++++ $$
| Référence : pour 15.000 km annuels en voiture en cycle urbain, passer à l'hybride peut faire économiser 50% de la consommation, soit 0,5 tonne de carbone |
Les voitures hybrides récupèrent l'énergie cinétique au moment du freinage pour la convertir en électricité, laquelle sert à alimenter un moteur électrique utilisé en appoint du moteur thermique de la voiture. Ce système permet de gagner 30 à 50%. Sur une base de 15.000 km par an, cela permet d'économiser 700 à 1.000 litres d'essence par an, soit de l'ordre de 500 kg d'équivalent carbone.
Par contre l'achat d'une voiture électrique n'est pas nécessairement un bon moyen de lutter contre l'effet de serre partout. C'est valable en France, mais généralement pas à l'étranger.
Moyennement difficile
Ne pas prendre l'avion +++ $
| Référence : un avion équivaut à autant de petites voitures qu'il a de sièges passagers (même vides). Un voyageur en avion consomme en gros ce qu'il aurait consommé en faisant le même kilométrage seul en voiture. |
Lors d'un vol aller-retour Paris-Marseille, un passager émet 80 kg d'équivalent carbone en avion (5 seulement en train). Lors d'un aller retour Paris-New York, un passager émet 360 kg de carbone (si l'avion est plein, sinon c'est plus), 200 kg sur un Paris-Athènes (les courts et moyens courriers émettent proportionnellement plus de carbone par km à cause du décollage qui consomme beaucoup et toujours la même chose quelle que soit la distance parcourue).
En 5 allers-retours Paris-USA on émet donc l'équivalent de ce qu'un Français émet par an (1,9 tonne de carbone).
Ne pas acheter américain ++++
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Référence : les émissions par habitant des USA sont deux fois plus importantes que celles des Européens. Cela est dû au fait que tout y est plus émetteur de gaz à effet de serre : le chauffage (maisons moins bien isolées), la production d'électricité (pas de nucléaire), les transports (distances plus longues et voitures plus grosses ; recours à l'avion plus fréquent), etc.
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L'économie américaine étant presque deux fois plus riche en émissions de gaz à effet de serre que l'économie européenne, et presque trois fois plus que l'économie française, cela signifie qu'à chaque fois que l'on achète un produit fait aux USA plutôt qu'un produit fait en France, on double les émissions "contenues" dans le produit en question.
Acheter européen en général, et français, suisse ou suédois en particulier, est un début de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.
En outre, les USA étant beaucoup plus sensibles à la tenue de leur commerce extérieur qu'aux discours politiques, "voter avec son portefeuille" (ou avec ses pieds) est un moyen bien plus efficace que n'importe lequel pour peser sur l'orientation de la politique américaine (et en particulier plus efficace que de les villipender dans les journaux, tant que l'on continue à acheter leurs ordinateurs !).
Cela signifie que pour la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre il vaut mieux :
investir à la bourse de Paris plutôt qu'à celle de New-York,
voir "The Full Monty" plutôt que le dernier Bruce Willis,
acheter Adidas plutôt que Nike,
ne pas renouveler son équipement informatique trop souvent,
et regarder attentivement le "made in" sur l'étiquette !
Baisser la température au maximum dans son lieu d'habitation +++ $$
| Référence : si on utilise 2000 l de fuel l'hiver, gagner 30% représente 0,4 tonne de carbone. |
En baissant de quelques degrés (passer de 22 à 19 °C par exemple) la température des pièces, on peut économiser jusqu'à 40 ou 50% en chauffage. La fabrication des pulls et couvertures qui remplaceront une température élevée est négligeable au point de vue des émissions en regard de ce que l'on gagne.
S'organiser avec des collègues de travail pour partager les voitures pour le déplacement domicile-travail +++ $
| Référence : 15.000 km annuels en voiture en cycle urbain engendrent au minimum 1,5 tonne de carbone. En augmentant le nombre de passagers, on divise ce total par autant de personnes transportées. |
Pour un déplacement domicile-travail de 30 km aller-retour en zone urbaine, cela permet d'économiser 0,5 tonne de carbone par personne et par an pour un partage à 2, et 0,7 tonne par personne pour un partage à 3.
Isoler thermiquement sa maison le mieux possible +++ $$$
| Référence : si on utilise 2000 l de fuel l'hiver, gagner 50% représente 0,6 tonne de carbone. |
Une bonne isolation thermique peut permettre de diminuer fortement ses émissions liées au chauffage. Couplé avec le fait de mettre le thermostat le plus bas possible (19 °C sont parfaitement possibles) cela peut envisager de diminuer sa consommation de plus de moitié.
Dans l'exemple où l'on consommait 2000 l de fuel cela permet une réduction de 0,5 tonne de carbone par an.
Faire le plus possible ses courses chez les commerçants de proximité, y aller de préférence à pied ou à vélo ++ $/$
| Référence : faire ses courses en centre-ville divise par deux la "dépense transport" de la collectivité |
Une étude de l'INRETS a montré que, pour un chiffre d'affaires équivalent, les hypermarchés de périphérie engendraient une dépense énergétique deux fois supérieure à celle des supermarchés de centre-ville (et deux fois moins riches en emploi ; autrement dit la création d'un emploi dans la très grande distribution tue deux emplois dans le commerce de proximité). L'étude n'a pas été faite avec le commerce de proximité, mais le résultat est vraisemblablement le même, voire encore plus favorable.
Aller près de chez soi diminuant la dépense transport, il est difficile de dire quel est l'impact financier d'un tel choix. Si cela permet d'éviter de s'acheter un deuxième véhicule, le gain financier est évident. Si cela permet d'éviter d'acheter à l'hypermarché des choses dont on n'a pas besoin (et, aux dires de certaines mères, la liste peut être très longue...) le gain financier est aussi potentiellement important.
Ne pas se faire livrer les choses achetées par correspondance en 24H chrono + $
| Référence : sur 1000 km, 1 tonne de fret fait 400 kg de carbone en avion, 15 kg en gros camion, 6 kg en train. |
Le fait de se faire livrer rapidement implique le recours à l'avion pour les grandes distances (qui est gourmand en carburant) et interdit l'usage du train (les manoeuvres impliquent un délai) pour les distances plus courtes (tout se fait alors par camion).
Le racourcissement des chaînes logistiques est fortement responsable du bond du parc de camions ; aux USA où le mouvement a été initié avant la France les immatriculations de camions sont passées de 2,5 millions à 7,2 millions par an de 1980 à 1997 !! (source Comité Français des Constructeurs d'Automobiles)
Boire l'eau du robinet + $
Cela évite de faire des bouteilles plastique ; cela évite de transporter (généralement par camion) de l'eau d'un bout à l'autre de la France, cela coûte moins cher.
Manger des produits de saison et cultivés ou élevés localement + $
Manger des cerises en hiver, de l'agneau de Nouvelle Zélande, des tomates au mois de mars, ou des mangues toute l'année, induit une quadruple dépense énergétique ou néfaste pour l'effet de serre :
la culture en serres chauffées (au fuel) pour les produits tels que tomates, fraises, etc., en hiver,
le transport sur une distance plus ou moins longue pour tout ce qui est produit à l'étranger,
la congélation dans certains cas, or les systèmes de réfrigération laissent fuir des gaz fluorés qui sont des gaz à effet de serre extrêmement puissants,
une bonne partie de ce qui arrive de loin est emballé, ce qui engendre une dépense énergétique et la mise au rebut de matériaux de base.
Difficile
Prendre les transports en commun plutôt que la voiture pour aller au travail ++++ $$$
| Référence : 15.000 km annuels en voiture en cycle urbain engendrent au minimum 1,5 tonne de carbone. |
Pour quelqu'un qui habite à 15 km de son travail et qui s'y rend seul dans sa voiture aux heures de pointe en zone urbaine, cela représente environ 1,5 tonne de carbone à la fin de l'année (la moitié tout de même en zone rurale). Prendre le RER pour un même déplacement n'engendre que quelques dizaines de kg de carbone. Bilan : 1,5 tonne par personne d'économisée, soit plus de 75% de l'émission annuelle moyenne d'un Français
Si cela permet d'éviter la deuxième voiture c'est aussi 30 à 40 kF de gain financier par an ; pour un ménage modeste ce n'est pas négligeable.
Prendre le bus permet une division par 2 ou 3 par rapport à la voiture. Il faut covoiturer à 4 personnes par voiture pour que l'affaire soit énergétiquement équivalente au bus.
Vivre en appartement ++++ $
Les appartements sont beaucoup moins consommateurs d'énergie pour se chauffer à superficie égale (30 à 50% de moins). Il sont aussi, en général, situés en zones urbaines denses, donc proches des services qui deviennent accessibles sans utiliser de voiture (à Paris, 1 personne sur 2 n'a pas de voiture).
Il convient de noter que contrairement à une idée répandue, le fait d'habiter en banlieue, à superficie habitable par personne équivalente, coûte à peu près le même prix que d'habiter en centre-ville : le foncier est certes plus cher, mais la différence est compensée par les coûts de transport (cf. ci-dessous).
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Zone
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hyper-centre
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centre
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petite couronne
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grande couronne
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| Revenu moyen du ménage (F) |
20.700
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19.360
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19.710
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17.360
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| Locataires du privé : budget logement + transport du ménage |
6.831
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6.776
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7.884
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7.812
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| Accédants à la propriété : budget logement + transport du ménage |
NS
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7.163
|
9.066
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9.200
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Revenus et Budget Logement + Transports des ménages en fonction de la localisation du lieu de résidence. Source : INRETS |
Laisser sa voiture au garage et prendre le train pour les déplacements de quelques centaines de km ++ $
| Référence : 1.000 km en voiture en cycle interurbain engendrent au minimum 63 kg de carbone ; en train sur la même distance : environ 3 kg de carbone |
La bilan de la substitution de la route par le rail est de 150 g de CO2 par km. Sur un aller-retour interurbain de 500 km en tout (Paris-Lille par exemple) l'économie est de 20 kg de carbone. Si ce cas de figure se produit 10 à 20 fois par an (maison de campagne, famille, etc.) le total en bout de course est de 0,25 à 0,5 tonne de carbone.
Par ailleurs, si l'on intègre l'amortissement de la voiture (ce qui est la manière normale de faire un calcul économique) dans le kilométrage parcouru (c'est un coût caché car on ne "voit" l'amortissement de la voiture que le jour où on l'achète !) le train coûte moins cher à 1 voire à 2 (dès que l'on est 2 on a une réduction) que la voiture, surtout s'il y a un péage d'autoroute en plus.
Utiliser des modes non motorisés pour ses déplacements de proximité ++ $
utiliser les rollers ou le vélo si on n'a rien à transporter,
acheter une remorque à vélo si on a des choses à transporter (jeunes enfants, marché, supermarché, etc.)
Ne plus avoir de voiture du tout quand on habite dans une grande ville +++ $$$
Remplacer sa chaudière au fuel par une chaudière à gaz ++ $ (sur la durée)
| Référence : Le gaz permet de diminuer ses émissions de 25% par rapport au fuel (à confort équivalent). Pour quelqu'un qui utilisait 2.000 l de fioul par hiver, cela représente 0,25 tonne de carbone d'économie. |
Le passage du fuel au gaz permet de diminuer, à confort thermique équivalent, de 25% ses émissions de carbone, car les molécules de méthane (le gaz naturel) contiennent moins de carbone par unité de poids que le fuel.
Notons toutefois que cette substitution n'est une bonne affaire que de manière transitoire : le gaz n'est pas plus éternel que le pétrole !
Installer un chauffe-eau solaire et/ou un panneau photovoltaïque +++ $ ?
| Référence : diviser sa consommation de chauffage par 2 permet une économie de 0,6 tonne de carbone si on se chauffe au fioul. Si on utilise aussi le fuel pour le chauffage de l'eau chaude sanitaire, on réalise une économie qui peut doubler. |
Un chauffe-eau solaire peut permettre de diviser par 2 sa facture de chauffage et d'électricité, même dans le Nord de la France. Pour passer au chauffage central solaire, il faut par contre envisager de gros travaux de plomberie car il faut faire passer des tuyaux de chauffage dans le plancher.
Un panneau photovoltaïque permet quant à lui des économies d'électricité mais coûte relativement cher. L'impact sur l'effet de serre est limité par le fait que la production d'électricité est en France à 90% nucléaire et hydraulique, mais si l'on se projette dans l'avenir et que l'on utilise un panneau solaire pour recharger une voiture électrique, alors le bilan est excellent pour l'effet de serre. Le bilan de l'affaire (pour l'effet de serre) est donc très largement tributaire de l'utilisation finale de l'énergie.
Acheter le moins possible de produits avec beaucoup d'emballages +
| Référence : faire un kg d'acier ou un kg de verre engendre 500 g de carbone, un kg d'alu engendre 6 kg de carbone. |
Produire du plastique, du verre, du carton, de l'acier ou de l'aluminium (pour les canettes) etc. consomme beaucoup d'énergie : en France, 4/5 de l'énergie consommée par l'industrie l'est dans la production de matériaux de base (métaux, plastique, etc).
Tout ce qui permet de ne pas consommer d'emballages (éviter les produits frais emballés en barquettes plastique, les canettes jetables, etc.) induit de facto une économie d'énergie.
Acheter le moins possible de produits inutiles +++ $$$
Plus généralement, ne pas acheter de choses dont on se servira une fois par an ou dont on n'a pas vraiment besoin concourt de manière forte à économiser l'énergie : on évite la dépense nécessaire pour fabriquer le produit en question.
Ne pas avoir de chien + $
Un chien signifie généralement :
une consommation de produits carnés, or l'élevage (bufs, moutons...) engendre de l'effet de serre et consomme de l'énergie,
une voiture plus grande pour partir en vacances, donc une consommation au quotidien accrue,
d'une manière générale un certain nombre d'aménagements dont la réalisation ou l'entretien consomme de l'énergie.
Très difficile
Déménager pour moins se déplacer +++ $$$
Devenir travailleur à domicile +++
Si l'on reste chez soi dans la journée ! Si l'on se déplace autant mais pour faire autre chose le bénéfice est nul.
Ne plus avoir de voiture du tout quand on habite en banlieue ++++ $$