à propos des mers et des océans
Chaque année, 400 à 4 000 kg de déchets s'échouent
par kilomètre de côte. Rejetés à la mer par les fleuves ou laissés à la dérive par
les activités maritimes (transport, pêche, plaisance), les déchets solides dans la mer
sont de plus en plus nombreux. On les trouve aussi bien sur les plages, déposés par la
marée, flottant en surface ou accumulées en certains points des fonds marins.
Les plastiques constituent au moins 60 % de la
masse de ces déchets. Leur présence a des conséquences néfastes pour l'écosystème.
Les sacs plastiques sont responsables de l'étouffement ou de l'étranglement d'animaux
marins (tortues, cétacés, thons).
Une commune française du littoral méditerranéen
dépense chaque année 3,5 millions de francs pour nettoyer ses plages.
En 1996, une entreprise de nettoyage d'Aquitaine a
ramassé 2 800 tonnes de déchets sur un peu plus de 100 km de littoral landais.
Une commune littorale de 380 habitants des Côtes d'Armor
dépense en moyenne chaque année 500 000 francs pour nettoyer ses plages des marées
dalgues vertes (ulves), soit plus de 1 300 francs par habitant et par an.
Il a été estimé que les pertes liées à
l'eutrophisation des plages et au développement d'algues vertes sur lensemble de la
France étaient en 1988 de 240 à 310 millions de francs pour le tourisme et de 49 à 77
millions de francs pour la conchyliculture. Source : CEVA (Centre d'Etudes et de
Valorisation des Algues).
L'abandon d'un déchet sur une plage peut valoir une
peine minimale de 1 000 francs, mais les contraventions sont rares et les condamnations
encore plus.
Le rejet en mer de déchets susceptibles de nuire à la
faune et la flore entraîne une amende de 150 000 francs pour une première infraction et
300 000 francs à la seconde infraction mais, là aussi, les condamnations sont
exceptionnelles.
Pendant la guerre du Golfe, en janvier 1991, et suite aux
bombardements des raffineries de pétrole du Koweït, 800 000 tonnes de pétrole brut se
sont répandues sur 500 km de côtes dans le Golfe Persique. Cest la plus grosse
pollution par hydrocarbures jamais intervenue dans le monde.
Il est estimé que 10 000 fûts remplis de produits
toxiques, identifiés ou non, reposent au fond de la Manche.
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à propos de leau douce continentale
Rareté :
- Un habitant de la planète sur cinq na pas deau potable.
- En 2025, sur 8 milliards dhabitants, 3 milliards dentre eux
disposeront de moins de 1 700 m3 deau par an, seuil "dalerte" retenu
par lONU.
Consommation :
- 70% de leau douce disponible est actuellement utilisée pour
lirrigation agricole.
- Dans les vingt prochaines années, les usages municipaux et domestiques
feront un bond de 40% et lirrigation de 17%
Gaspillage :
- Les pertes par fuite dans les réseaux deau des mégapoles sont
souvent équivalentes à la moitié de leau distribuée, comme au Caire et à
Mexico.
Pollution :
- La moitié des fleuves et des lacs européens et nord-américains sont
gravement pollués.
- 20% des espèces aquatiques ont disparu au cours des dernières années,
ou sont menacées dextinction.
Menace sur le "capital
eau" :
Les nappes phréatiques abritent 97% de leau douce
disponible sur les continents. Selon les experts, laccroissement de
lexploitation de ces nappes devrait conduire à lépuisement de plusieurs
dentre elles les plus importantes dans les trente années à venir.
Inégalité :
- Laccès à leau potable dans les villes du monde est très
inégale. Si une grande part des urbains ont maintenant accès à leau courante
celle-ci nest pas toujours potable et doit être traitée par les particuliers
(bouillie, filtrée, etc.) avant dêtre utilisée pour la boisson et
lalimentation.
- Données chiffrées sur laccès à leau courante dans les
villes (sources des données : Worldwatch Institute):
LAfrique est le continent le plus mal loti, 9 pays
ont plus de 50% de leur population urbaine privée deau courante : République
de Centrafrique (82%), Mali (64%), Zaïre (63%), Guinée-Bissau (62%), Swaziland (59%),
Niger (54%), Ouganda (53%), et Tchad (52%).
LAsie est un peu mieux desservie avec 4 pays en
dessous de la moyenne : Iraq (50%), Laos (40%), Afghanistan (39%), Myanmar (36%).
En Amérique centrale et du Nord, la population urbaine
dHaïti est la seule à être exclue à 63% des réseau deau.
En Amérique du Sud, lUruguay est le seul pays dont
100% de la population urbaine à accès à leau potable Le Paraguay, le Pérou,
lArgentine, lEquateur et la Bolivie ont des taux proches de 80%.
En Europe, seuls la Finlande (99%) et le Portugal (97%)
natteignent pas les 100%.
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