le livret pédag'eau

titre : le littoral riche et fragile

L'océan exploité

La pêche traditionnelle

En France autrefois, et aujourd’hui encore dans de nombreux pays en développement, les hommes ont pêché de façon traditionnelle, au filet, à la ligne ou au casier, depuis la plage, en utilisant des pirogues ou des embarcations à voile de petite taille. Cette façon de pêcher rapportait peu, permettant tout juste de nourrir les familles des pêcheurs et d’approvisionner les villes proches. Mais elle respectait la capacité de production des mers, tant qu’il n’y avait pas trop de marins-pêcheurs et d’embarcations concentrés en un même point.

La course à la puissance

 Puis les navires à voile sont devenus plus gros, plus robustes, la pêche est allée plus loin, jusque dans les eaux hostiles mais poissonneuses du grand nord et du grand sud. Les moteurs ont supplanté les voiles, les techniques de pêche et de conservation des poissons sont devenues plus performantes. Les bateaux se sont équipés de cales réfrigérées et se sont spécialisés, devenant chalutiers, caseyeurs, fileyeurs, palangriers.

La pêche industrielle

 Certaines pêches sont devenues industrielles, utilisant des navires qui dépassent 100 mètres de long et ressemblent à de véritables usines flottantes. Leurs tailles et les équipements qu'ils transportent leur permettent de partir très loin et de rester plusieurs mois en mer. Ils ramènent aujourd’hui environ la moitié de la production mondiale, avec à peine le dixième de marins-pêcheurs.

La surpêche

 La multiplication des petits pêcheurs, la course à la puissance et le développement de la pêche industrielle ont conduit à pêcher en de nombreux endroits plus que la mer peut produire : c’est la surpêche. Il faudrait pêcher moins, mieux et plus intelligemment. Pour éviter d'épuiser les ressources marines, il a fallu fixer des limites à la puissance des moteurs, à la taille et au nombre des bateaux, aux quantités que les pêcheurs peuvent rapporter à terre.  

Les scientifiques essayent de mettre au point des méthodes de pêche plus sélectives qui permettent aux poissons les plus jeunes de s’échapper des engins de pêche. Ils travaillent aussi à développer l’aquaculture, pour assurer l’approvisionnement des marchés par une autre source, indépendante des limites de la nature. La grande majorité des moules, des huîtres, des saumons que nous consommons aujourd’hui proviennent de l’aquaculture.

 Pour en savoir plus, consultez le dossier de notre magazine "Ma Planète" consacré aux "Dérives de la pêche".

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