le livret de la mer

pollution marine

Marées noires

LES CATASTROPHES

Le 16 mars 1978, en avarie de barre au large d'Ouessant, le pétrolier géant Amoco Cadiz est jeté par la tempête sur des brisants. Il déverse 220 milliers de tonnes de pétrole (l'équivalent de 150 piscines olympiques) sur 350 km de côtes.
Le 19 janvier 1991, avec le bombardement des puits de pétrole du Koweit et le sabotage du terminal pétrolier de Mina Al Ahmadi, 800 000 tonnes de pétrole (le contenu de 750 piscines olympiques) se répandent dans le Golfe Persique.

 Il ne s'est jamais reproduit d'accident de pétrolier ou de destructions volontaires de cette ampleur depuis ces catastrophes pétrolières. Avec le naufrage de l'Erika (14 décembre 1999), ce sont entre 6 000 et 10 000 tonnes de fuel lourd qui se répandent de Plogoff à St-Georges-de-Didonne sur 400 km de côtes. À l'échelle planétaire et au regard de l'augmentation du trafic maritime, les accidents de pétroliers, en particulier, se raréfient depuis que des mesures énergiques ont été prises dans de nombreux pays. En France, une véritable "autoroute de la mer" (le "rail" d'Ouessant) oblige les navires dangereux à passer très au large des côtes bretonnes.

 Malgré cela, les spécialistes estiment que les accidents et les sabotages déversent encore autour de 300.000 à 400.000 tonnes de pétrole chaque année dans l'océan mondial.

  LES POLLUTIONS PAR REJETS EN MER

 Les pétroliers qui naviguent à vide doivent remplir certaines de leurs cuves avec de l'eau de mer pour se stabiliser (c'est le ballastage). Les autres navires doivent souvent faire de même avec leurs cuves à carburant vides lorsqu'une tempête fait rage. Lorsque les uns et les autres vident leurs cuves à l'approche du port (c'est le déballastage), l'eau qu'ils déversent est mélangée de pétrole ou de fuel. Tous devraient être équipés de séparateurs permettant d'isoler le pétrole ou le fuel, de le garder à bord et de le décharger au port dans des installations de recyclage spécialisées (les stations de déballastage). Malheureusement peu de navires ont des séparateurs en état de marche, peu de ports ont des stations de déballastage opérationnelles et les capitaines peu scrupuleux qui déballastent des eaux huileuses en mer sont encore nombreux.

 Ces rejets de déballastage sont estimés au total entre 500.000 et 800.000 tonnes chaque année.

 POUR EN SAVOIR PLUS :

en français, visitez le cite du Cedre (Centre de Documentation de Recherche et d'Expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux)
en anglais, visitez le site de
l'ITOPF (International Tanker Owners Pollution Federation Limited)

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