l'eau en question

II - Les fonds marins ne sont pas épargnés

pucet_bl.gif (104 octets) Maîtriser la pêche des grandes profondeurs
pucet_bl.gif (104 octets) A la recherche de décharges sous-marines
pucet_bl.gif (104 octets) Les dérives de la pêche

 

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pucet_bl.gif (104 octets) Maîtriser la pêche des grandes profondeurs

La raréfaction des stocks de poissons de surface, comme la morue, l'aiglefin, ou la lotte par exemple, a conduit les pêcheries à aller exploiter les profondeurs. Dès les années 60, les Russes et les Allemands de l'Est ont commencé à pratiquer ce type de pêche. Les Français s'y sont mis aussi il y a environ 6 ans. Les profondeurs habituelles, entre 50 et 200 mètres, ont vite été dépassées : aujourd'hui, on pêche jusqu'à 1 000 mètres de fond, avec des techniques de plus en plus pointues et des chaluts très performants. Les poissons des grandes profondeurs commencent à être surexploités eux aussi, les grenadiers, les empereurs, pêchés entre 800-1 000 mètres de fonds. Les espèces concernées sont particulièrement fragiles, car elles se reproduisent moins rapidement que les espèces dites de surface. Le travail des chercheurs consiste à évaluer l'impact de ces pêches des profondeurs sur les stocks de poissons, avant qu'il ne soit trop tard.

Contact :
Patrick Geistdoerfer, Directeur de recherche au CNRS, océanographe -
Tél. : 01 40 79 37 53. Voir aussi "Ma Planète" n°20 (bimestriel de la FNH).

 

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pucet_bl.gif (104 octets) A la recherche de décharges sous-marines

L'Ifremer traque les déchets le long des côtes européennes. Après de nombreux travaux sur le plateau continental des côtes de Méditerranée, les récentes missions océanographiques ont pu évaluer à 750 millions le nombre de débris flottants en Méditerranée. Et ce n'est pas tout, ils ont mis à jour des zones d'accumulation de débris dans les canyons et dans le lit des fleuves et rivières à plus de 2 000 mètres de fond et jusqu'à 100 km au large. En surface, les fleuves jouent un rôle important dans le transport de ces débris vers le large en provoquant le lessivage de certaines zones côtières.

Dans tous les cas, ces débris, constitués d'emballages plastiques, de canettes, de débris de verre ou de déchets issus de la pêche professionelle, sont transportés par des courants océaniques et terminent leurs parcours dans des zones où ils s'accumulent et constituent de véritables décharges sous-marines en quantité importante. Parmi les zones d'accumulation identifiées actuellement, et outre les fonds marins proches des grandes métropoles littorales qui sont évidemment très pollués, on peut citer le golfe de Gascogne, les canyons littoraux méditerranéens et les zones, plus au large, correspondant aux lits sous-marins des fleuves. Parralèlement à ces travaux méditerranéens, un bilan, réalisé en mer du Nord en février 1998, a évalué à 140 millions le nombre de déchets gisant au fond de cette mer.

L'importance du problème a conduit les scientifiques européens et nord-américains à réaliser des études en vue d'une surveillance continue des mers côtières afin de pouvoir évaluer le devenir à long terme de ce type de pollution.

Contact :
François Galgani - Ifremer Nantes - Tél. : 02 40 37 41 07.

 

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pucet_bl.gif (104 octets) Les dérives de la pêche

La surpêche n'est pas un phénomène récent : dès 1946, la communauté internationale se penchait sur les excès pratiqués dans les mers de l'hémisphère Nord. Depuis, les techniques se sont perfectionnées et la demande en poisson a explosé. On compte 80 millions de tonnes de prises par an. Le Pacifique fournit la majorité des prises mondiales, suivi de l'Atlantique et de l'océan Indien. Les pays du Sud arrivent en tête avec 63% de la production totale de poissons. Les outils de maîtrise existent, mais il faut les faire appliquer. Les professionnels, entre quotas à respecter et emplois à préserver, doivent faire face à des mutations inéluctables car les ressources halieuthiques s'épuisent. En outre, les écosystèmes marins, ponctionnés par la pêche, doivent affronter les effets dévastateurs des pollutions marines, accidentelles, et chroniques.

Résumé de Ma Planète, repères pour l'environnement n°18 :
"Les dérives de la pêche", magazine édité par la
Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme -
52, boulevard Malesherbes - 75008 Paris - Tél : 01 44 90 83 00.

 

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