Communiqué de presse

Olivier Becht au Brésil : l'occasion de rappeler la position de la France sur l'accord UE-Mercosur ?

Publié le 06 juin 2023 , mis à jour le 17 novembre 2023

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Alors que l’Assemblée Nationale devrait se prononcer officiellement, mercredi 13 juin à 17 heures, contre la ratification de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur qui, “en l’état” ne contient aucune garantie sanitaire et environnementale, le Ministre délégué en charge du Commerce extérieur, Olivier BECHT, se rend au Brésil cette semaine pour y rencontrer plusieurs membres du Gouvernement. Un déplacement qui questionne INTERBEV, l’Institut Veblen et la Fondation pour la Nature et l’Homme mobilisés ensemble pour éviter l’adoption d’un accord anachronique et climaticide

Pour INTERBEV, l’Institut Veblen et la Fondation pour la Nature et l’Homme, il est urgent que le Gouvernement fasse preuve de plus de transparence et de cohérence sur ce sujet : la France ne peut pas se dire très opposée à l’accord UE-Mercosur et laisser supposer le contraire lorsqu’elle s’exprime à Bruxelles ou à Brasilia[1].

Nos trois organisations attendent donc que la résolution soumise au vote des députés le 13 juin à l’Assemblée Nationale - qui liste précisément les “lignes rouges” empêchant toute ratification de l’accord UE-Mercosur en l’état - devienne, si elle est adoptée, la position officielle de la France sur cet accord, défendue indifféremment quel que soit le lieu où elle est exprimée. Le Gouvernement français doit en outre tout faire pour dissuader la Commission européenne de passer en force au Conseil avec un découpage de l’accord ou le recours à un accord intérimaire sur le volet commercial.

Sources

[1] Catherine Colonna en Février (source : Brésil : le pays renoue avec la France après le départ de Bolsonaro et le retour de Lula (sudouest.fr)

« Nous y tenons (à cet accord). Nous sommes plus confiants désormais dans la capacité du Brésil d’accepter dans un futur accord le respect des principes sociaux et environnementaux », a dit Catherine Colonna. Mais « il y a encore beaucoup de travail technique à faire et nous attendons les propositions de la Commission européenne », a-t-elle ajouté, alors que Mauro Vieira avait souhaité voir l’accord ratifié avant la fin du premier semestre.

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