Assurance-vie : les opportunités et la fiscalité en 2026

Découvrez les évolutions de l'assurance‑vie pour 2026 : entre rendements stabilisés au-dessus de l'inflation, maintien d'un cadre fiscal privilégié et mesure exceptionnelle de transmission anticipée pour optimiser votre patrimoine.

Rendements : une performance réelle retrouvée

Pour l'année 2026, les fonds en euros confirment leur stabilisation avec un rendement moyen attendu entre 2,5 % et 2,7 %. Grâce à une inflation maîtrisée (autour de 1,3 %), le rendement réel de l'épargne sécurisée redevient nettement positif. Par ailleurs, les supports "euro-croissance" et les offres boostées peuvent afficher des performances allant jusqu'à 4,5 % ou 5 % sous conditions de diversification.

Cette dynamique incite les épargnants à privilégier une allocation équilibrée. Les unités de compte (actions, immobilier, infrastructures) restent essentielles pour dynamiser le portefeuille sur le long terme, offrant un potentiel de rendement supérieur tout en bénéficiant de la protection du cadre de l'assurance-vie face aux fluctuations de marché.

Une gestion proactive des supports permet d'optimiser la transmission de patrimoine tout en protégeant ses proches sur le long terme. Le choix rigoureux de chaque bénéficiaire d’une assurance vie est l'étape déterminante pour assurer la pérennité de votre capital et la fluidité des démarches futures.

Fiscalité : un sanctuaire pour l'épargne

Maintien de la Flat Tax à 30 % : Alors que le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) est passé à 31,4 % pour de nombreux produits financiers au 1er janvier 2026 (en raison de la hausse de la CSG), l'assurance-vie bénéficie d'une exception notable. Le taux global reste fixé à 30 % (12,8 % d'impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux), confirmant son statut de placement prioritaire pour les Français.

Avantages des contrats de plus de 8 ans : L’abattement annuel sur les produits (gains) de 4 600 € pour les célibataires et de 9 200 € pour les couples mariés ou pacsés est maintenu. Ce dispositif reste l'outil le plus efficace pour générer des revenus complémentaires peu ou pas fiscalisés.

Ce cadre fiscal spécifique permet de considérer l'assurance vie hors succession, simplifiant ainsi le partage des actifs financiers sans les contraintes notariales classiques. En cumulant ce statut avec l'abattement assurance vie prévu par la réglementation, vous réduisez significativement la pression fiscale qui pèse habituellement sur les héritiers.

Transmission : la mesure exceptionnelle de 2026

L'innovation majeure de cette année réside dans un dispositif dérogatoire applicable uniquement en 2026. Pour la première fois, les souscripteurs de 70 ans et plus au 31 décembre 2026 peuvent transmettre de leur vivant jusqu'à 152 500 € par bénéficiaire en franchise totale d'impôt. Ce don par anticipation concerne les primes versées avant l'âge de 70 ans et avant le 1er octobre 2025.

Ce mécanisme permet d'aider ses proches immédiatement tout en utilisant l'abattement habituellement réservé au décès. Attention : les sommes ainsi transmises seront déduites de l'abattement disponible lors de la succession future. Pour les versements effectués après 70 ans, le cadre classique demeure : un abattement global de 30 500 € sur les primes, les intérêts restant totalement exonérés.

Pour les versements effectués en assurance vie après 70 ans, des règles particulières s'appliquent afin de limiter l'impact des droits de mutation. Opter pour une assurance vie au profit d’une association comme la FNH permet de transformer ces capitaux en un héritage écologique concret et durable.

Vers une stratégie patrimoniale éthique et responsable

En désignant la Fondation pour la Nature et l’Homme (FNH) comme bénéficiaire de votre assurance-vie, vous participez concrètement à la transition écologique. Reconnue d'utilité publique, notre fondation est totalement exonérée de droits de succession. En la nommant bénéficiaire d’une partie ou de la totalité de votre contrat, vous garantissez que 100 % du capital transmis sera affecté à des solutions tangibles pour la planète. Notez que la FNH figure parmi les rares organisations dédiées à la préservation du vivant et de la biodiversité à être légalement habilitée à proposer ce dispositif fiscal avantageux.

Que vous souhaitiez transmettre de votre vivant via la mesure exceptionnelle de 2026 ou organiser votre succession à long terme, l'assurance-vie reste le levier le plus puissant pour allier optimisation fiscale et générosité. Pour toute question sur la clause bénéficiaire, la Fondation pour la Nature et l’Homme est à votre disposition pour vous accompagner.

Vos questions sur l'assurance-vie

Pourquoi l'assurance vie est-elle considérée comme hors succession ?

L'assurance vie bénéficie d'un régime juridique particulier où le capital est versé directement au bénéficiaire désigné sans transiter par la masse successorale du défunt. Cela permet de transmettre des sommes importantes en évitant les règles de la réserve héréditaire, dans les limites fixées par la loi.

Quels sont les droits de succession entre parents et enfants en 2026 ?

En 2026, les enfants bénéficient toujours d'un abattement légal de 100 000 € sur l'héritage classique. Au-delà, le barème des droits de succession s'applique de manière progressive, mais l'assurance vie permet d'ajouter un abattement supplémentaire de 152 500 € par enfant pour les primes versées avant 70 ans.

Quel est l'abattement de succession après 70 ans ?

Pour les primes versées après 70 ans, l'abattement global est de 30 500 €, partagé entre tous les bénéficiaires. Cependant, un avantage majeur subsiste : tous les intérêts et plus-values générés par ces primes sont intégralement exonérés de droits de succession.

Quelles sont les différences entre assurance vie et assurance décès ?

L'assurance vie est un produit d'épargne et de capitalisation où les fonds restent disponibles pour le souscripteur. L'assurance décès est un contrat de prévoyance pur : vous payez une cotisation à fonds perdu pour garantir le versement d'un capital fixe à vos proches en cas de disparition prématurée.

Comment fonctionne la clause bénéficiaire d’une assurance vie ?

La clause bénéficiaire est le cœur de votre contrat ; elle définit librement qui recevra les fonds. Elle peut être modifiée à tout moment pour inclure une association, permettant ainsi d'organiser une transmission de patrimoine éthique sans passer devant un notaire.

Comment désigner une association comme bénéficiaire d’une assurance vie ?

Il suffit d'inscrire le nom exact et l'adresse du siège social de l'organisme, comme la Fondation pour la Nature et l'Homme, dans la clause bénéficiaire de votre contrat. Vous pouvez lui attribuer une quote-part (un pourcentage) ou la totalité du capital disponible.

Peut-on donner son héritage à la FNH via ce contrat ?

Oui, il est tout à fait possible de transmettre tout ou partie de son capital décès à la FNH. En tant que fondation reconnue d'utilité publique, elle est totalement exonérée de taxes, garantissant que l'intégralité de votre don finance la protection de l'environnement.

Legs, donation et assurance-vie

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