Chaque année, après le silence de l’hiver, la nature s’anime d’une force invisible. Mais derrière cette poésie printanière se cache une mécanique de précision. Pour les organismes vivants, le printemps n’est pas une date sur un calendrier, c’est une question de survie : sortir trop tôt, c’est risquer le gel ; trop tard, c’est manquer la course à la lumière. Voici les quatre signaux biologiques qui dictent ce réveil.
Il est tentant de croire que seule la chaleur réveille les plantes. Pourtant, beaucoup d’espèces ont paradoxalement besoin d’avoir "souffert" du froid pour fleurir : c’est la vernalisation. Ce mécanisme est un verrou de sécurité. Tant qu’un quota précis d’heures de froid (généralement entre 0°C et 7°C) n’a pas été atteint, la plante refuse de produire des fleurs. Cette "mémoire du froid" empêche un bourgeon de s'ouvrir lors d'un simple redoux en décembre.
Le saviez-vous ? Sans cet hiver biologique, des arbres comme le pommier ou des fleurs comme la tulipe ne pourraient jamais fleurir. Le réchauffement climatique, avec ses hivers trop doux, menace directement ce cycle en "perdant" la boussole interne des végétaux.
Si la température peut être trompeuse, la durée du jour, elle, est une constante astronomique immuable. C’est la photopériode. Les plantes mesurent la lumière grâce à des pigments appelés phytochromes. Dès que la durée de l’obscurité descend sous un certain seuil, une hormone donne alors l'ordre de transformer les bourgeons.
Le saviez-vous ? Les plantes des sous-bois (perce-neige, anémones) sont les plus réactives. Elles doivent impérativement fleurir avant que les arbres au-dessus d'elles ne déploient leurs feuilles et ne les plongent dans l'ombre.
La chaleur est le déclencheur physique. Dès que le sol se réchauffe, la plante sort de sa dormance. Les racines recommencent à pomper l’eau, créant une pression hydraulique qui fait gonfler les bourgeons : c’est la montée de sève.
Les scientifiques utilisent la "somme des températures" pour prédire le réveil. Chaque espèce attend d'avoir accumulé un certain nombre de degrés-jours au-dessus d'un seuil (son "zéro végétatif") pour s'activer.
Le saviez-vous ? Les insectes suivent la même règle. Les œufs de pucerons n’éclosent que lorsque la température garantit l’apparition des jeunes feuilles tendres dont ils se nourrissent.
Au sortir de l'hiver, la nature est "à jeun". Pour construire ses premières feuilles, l'arbre puise dans ses réserves stockées l'automne précédent dans ses racines. C’est un héritage énergétique qui permet de lancer la machine. Dès que la première feuille s'ouvre, la photosynthèse prend le relais.
Ce réveil est aujourd'hui menacé par la désynchronisation. Si les insectes sortent plus tôt à cause de la chaleur, mais que les oiseaux migrateurs reviennent à la même date (calée sur la lumière), ces derniers ne trouvent plus de nourriture pour leurs petits.
Comment agir à votre échelle ?
« Acteur de proximité partout en France, La Poste peut jouer un rôle important dans la sensibilisation aux enjeux environnementaux. Cette collaboration avec la Fondation pour la Nature et l’Homme renforce l’engagement de nos équipes, et met en lumière les actions de sensibilisation menées en faveur de l’environnement et de la biodiversité, notamment grâce aux facteurs ambassadeurs, dont l’ancrage territorial est unique. En tant que Messagers de la Nature, ils contribueront directement à éveiller les consciences des plus jeunes. »
Directeur Général Adjoint du groupe La Poste, en charge de la Branche Services-Courrier-Colis.
Dans le cadre de ce mécénat, La Poste et la Fondation sont associées pour le développement de plusieurs initiatives :
Le déploiement du concours #JagisJePlante dans les écoles
Les facteurs ambassadeurs nationaux et régionaux interviendront dans les écoles primaires pour sensibiliser les élèves aux enjeux de la préservation de la biodiversité et les encourager à agir eux aussi en participant à la prochaine édition du concours scolaire « J’agis Je Plante » de la FNH.
« En tant que facteur, je parcours chaque jour les rues de la ville et je vois combien la nature a besoin d’être protégée. Je suis fier de pouvoir transmettre ce message aux enfants, leur montrer qu’un simple geste – planter une graine, observer un arbre – peut contribuer à préserver la biodiversité. » affirme Alain KINTA, facteur ambassadeur.
« J’aurai beaucoup de plaisir à présenter le programme « JagisJePlante » en classe et faire comprendre aux enfants qu’ils peuvent eux aussi devenir acteurs de la nature. Ce mécénat entre La Poste et la FNH me permet de sensibiliser autrement à la protection de la biodiversité, de manière simple et joyeuse. C’est une démarche qui fait du bien à tout le monde. » se réjouit Sylvie MARTINS, factrice ambassadrice.
12 évènements régionaux en cohérence avec l’engagement environnemental de La Poste
Ce mécénat s’inscrit dans la continuité des actions menées par La Poste pour contribuer à la transition écologique et encourager la mobilisation citoyenne au service de la biodiversité. À l'occasion des 10 ans du programme « Climat + Territoires », la Poste et la Fondation vont promouvoir les actions dans chaque région par des actions concrètes réalisées au printemps et à l’automne 2026.
Nous sommes particulièrement heureux de ce partenariat avec La Poste, né d’une volonté commune : s’ancrer au cœur des territoires pour donner à toutes et tous et, notamment aux plus jeunes, l’envie et les moyens d’agir pour la biodiversité. En les invitant à participer au concours J'agis Je plante, les postiers ambassadeurs vont leur offrir bien plus qu'une activité à réaliser avec leurs enseignants : ils leur donneront l’occasion de se faire des souvenirs collectifs au contact de la nature. C’est de ce type d’attachement émotionnel que s’épanouira, demain, leur conscience écologique »
Président de la FNH
Transformer la fiscalité sur les logements vacants est une demande récurrente de la FNH. À travers plusieurs rapports successifs, la Fondation a démontré que la réduction de la vacance constitue un levier efficace pour produire des logements sans empiéter sur les espaces naturels.
Cet enjeu est d’autant plus crucial que la crise du logement s’aggrave, alors que plus de 14 500 hectares d’espaces naturels, agricoles et forestiers — soit l’équivalent de deux fois la superficie de la ville de Nice — disparaissent chaque année pour la construction de nouveaux logements.
Un logement est considéré comme vacant lorsqu’il est inoccupé, non meublé et qu’il n’est utilisé ni comme résidence principale ni comme résidence secondaire. On distingue :
C’est cette dernière qui pose problème, car elle révèle un dysfonctionnement durable du marché du logement. La vacance structurelle est particulièrement marquée dans certains départements ruraux (10,6 % des logements en Creuse) et d’outre-mer (10,4 % en Guadeloupe). Mais, elle concerne aussi les zones tendues, où l’offre de logements est largement insuffisante : à Paris, par exemple, pourtant marqué par une pénurie de logements aiguë, près de 19 000 logements demeurent vacants.
Parmi les outils existants pour remettre sur le marché une partie des 1,2 million de logements vacants depuis plus de deux ans, la taxation occupe une place centrale. Pourtant, le système actuel est à la fois complexe et peu efficace, avec la coexistence de deux dispositifs distincts :
Dans les communes dites « en zone tendue », où il y a beaucoup plus de demandes que de logements disponibles, la taxe sur les logements vacants s’applique automatiquement. Concrètement, lorsqu’un logement reste vide pendant plus de deux ans, son propriétaire doit s’acquitter chaque année d’une taxe équivalente à 34 % de la valeur locative estimée du bien, c’est-à-dire du loyer qu’il pourrait théoriquement rapporter.
Problème : les communes ne peuvent pas moduler ce taux en fonction de leur situation locale. Elles n’ont donc aucune marge de manœuvre pour adapter la fiscalité à l’ampleur de la vacance sur leur territoire, ni pour rendre la taxe réellement dissuasive là où la pénurie de logements est la plus aiguë.
Dans certains territoires, le taux de la TLV est même plus faible que celui appliqué aux résidences secondaires. Une situation paradoxale, qui peut encourager certains propriétaires à déclarer leur logement comme vacant pour contourner l’impôt sur les résidences secondaires, sans aucune incitation à le remettre sur le marché.
Autre limite importante : les recettes issues de la TLV sont perçues par l’État et non par les communes. Or ce sont précisément les collectivités locales qui sont en première ligne pour lutter contre la vacance, en accompagnant les propriétaires dans la rénovation, en proposant des aides financières ou encore en rachetant des logements pour les remettre sur le marché. Ces actions représentent un coût élevé, souvent difficile à assumer pour les budgets locaux.
La taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV) peut être mise en place par les communes qui le souhaitent, à condition qu’elles ne soient pas situées en zone tendue. Son principe est simple : elle s’applique aux logements vacants selon le même taux que celui des résidences secondaires. Mais, en pratique, cet outil se révèle peu maniable.
Le principal obstacle tient au mode de calcul du taux. Celui de la THLV est directement lié à la taxe foncière : toute augmentation de la THLV entraîne automatiquement une hausse de la taxe foncière pour l’ensemble des contribuables. Autrement dit, une commune qui voudrait taxer plus fortement les logements vacants n’a pas la possibilité de le faire sans alourdir la fiscalité locale de tous les habitants.
Cette rigidité freine fortement son utilisation comme outil de lutte contre la vacance. Résultat : la THLV reste marginale. En 2023, seules 6 417 communes l’avaient instaurée, pour un produit total de 107 millions d’euros.
Face à ces limites, la fusion de la TLV et de la THLV apparaît comme une évolution à la fois logique et nécessaire. Après plusieurs années de plaidoyer de la Fondation, le projet de loi de finances pour 2026 prévoit leur suppression au profit d’un dispositif unique : la taxe sur la vacance des locaux d’habitation.
Cette nouvelle taxe introduit deux changements majeurs. D’une part, son produit est intégralement reversé aux communes. D’autre part, les collectivités disposent d’une plus grande liberté pour fixer le taux, en fonction de leurs besoins et de la situation locale. Le dispositif distingue toujours deux types de territoires :
En redonnant aux collectivités la maîtrise du taux et, surtout, le bénéfice des recettes, cette réforme renforce concrètement les politiques locales de lutte contre la vacance des logements.
La FNH regrette toutefois que le dispositif ne permette pas encore de moduler le taux en fonction du nombre de logements détenus par un même propriétaire ou de la durée de la vacance. Ces critères permettraient pourtant de mieux cibler les situations de vacance durable et d’agir plus efficacement.
"Si la fusion des taxes sur les logements vacants constitue une avancée réelle pour mobiliser le parc existant sans bétonner, elle reste l’arbre qui cache la forêt d'un budget en retrait sur le plan écologique. Entre la baisse des crédits du Fonds vert et le manque d'ambition face à la crise du logement, la FNH alerte : cette réforme isolée ne saurait masquer un désengagement de l'État face à l'urgence climatique."
Directeur des programmes et du plaidoyer
Même en hiver, la nature ne disparaît pas. Dans les jardins, les parcs ou simplement au pied des immeubles, les oiseaux sont bien là. Prendre quelques minutes pour les observer permet de faire une pause, de respirer et de se reconnecter à la nature. En plus, et contrairement aux idées reçues, l’hiver est une période idéale pour l’observation des oiseaux : les arbres sans feuilles facilitent le repérage et certaines espèces se rapprochent des habitations pour se nourrir. Une activité simple, accessible à tous, qui fait du bien… et qui ouvre les yeux sur la biodiversité du quotidien.
Téléchargez notre poster
Imprimez ce poster et gardez-le à portée de regard : il vous aidera à identifier facilement les oiseaux que vous apercevez depuis chez vous.
Télécharger (format pdf - 23 Mo)
Le Chardonneret élégant (Carduelis carduelis) est une des stars des mangeoires hivernales. Avec son masque rouge vif, sa bande jaune sur les ailes et son plumage brun clair, il attire facilement l’œil même par temps gris. En hiver, il se nourrit essentiellement de graines, en particulier celles de tournesol ou de plantes sauvages comme les chardons.
Où l’observer ? Autour des mangeoires bien garnies et parfois en petits groupes se déplaçant de branche en branche. Moins facile à voir que les mésanges ou les moineaux, mais fascinant lorsqu’on l’aperçoit.
La Mésange charbonnière
La Mésange charbonnière (Parus major) est l’un des oiseaux les plus visibles dans nos jardins en hiver. Facile à reconnaître avec sa calotte noire, ses joues blanches et sa longue « cravate » noire sur un ventre jaune, elle s’adapte parfaitement au froid. Comme d’autres mésanges, elle visite volontiers les mangeoires pour trouver graines et boules de graisse.
Où l’observer : jardins avec mangeoires ou haies, en matinée ou fin d’après-midi. Elle adore picorer les graines de tournesol et les boules de graisse.
Le rouge-gorge familier
Le Rouge-gorge familier (Erithacus rubecula) est un oiseau très apprécié, souvent associé à l’hiver même si on peut l’entendre chanter toute l’année. Territorial et assez confiant, il fréquente les jardins pour y chercher insectes, fruits ou graines tombées au sol. Sa poitrine rousse flamboyante contraste avec le paysage hivernal.
Où l’observer : au sol dans les jardins, près des buissons ou des zones ombragées où il cherche vers et graines. Plus actif tôt le matin.
Le pinson des arbres
Le Pinson des arbres (Fringilla coelebs) est une espèce très répandue en France, observable toute l’année, y compris en hiver. Le mâle se distingue par sa tête bleu-gris et sa poitrine rosée, tandis que la femelle est plus discrète. Il affectionne particulièrement les graines tombées au sol et peut aussi fréquenter les mangeoires, surtout dans les zones boisées ou bocagères.
Où l’observer : au pied des haies, sous les branches basses ou à proximité des buissons offrant protection et nourriture.
Le Verdier d’Europe
Le Verdier d’Europe (Chloris chloris) est reconnaissable à son plumage vert vif et à la bande jaune marquée sur ses ailes et sa queue. Pas très à l'aise au sol, en hiver, il fréquente surtout les mangeoires, où il consomme des graines riches en énergie comme celles de tournesol, aidant ainsi son métabolisme à affronter le froid.
Où l’observer : par petits groupes en bordure de jardin ou dans les parcs publics. il se nourrit volontiers de graines de tournesol.
Observer les oiseaux en hiver, ce n’est pas seulement un loisir. C’est aussi une façon simple de ralentir, de s’apaiser et de renouer avec la nature, même au cœur du quotidien. Des études montrent d’ailleurs que 6 minutes d’écoute de chants d’oiseaux suffisent à diminuer le stress et à améliorer le bien-être. Une bonne raison de tendre l’oreille dès que l’occasion se présente.
Au-delà de ce moment pour soi, l’observation des oiseaux contribue aussi à une meilleure connaissance de la biodiversité. Apprendre à reconnaître les oiseaux autour de chez soi — grâce à des outils simples comme notre poster d’identification — permet ainsi de prendre soin de la nature… tout en prenant soin de soi.
L’année 2025 a montré à quel point nos territoires sont vulnérables aux dérèglements climatiques : pluies intenses, sécheresses, feux de forêt... Pour anticiper ces évolutions et s’y préparer, la France a publié le troisième Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC-3) ainsi qu’une Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) qui projettent un climat à +2 °C dès les années 2030 et jusqu’à +4 °C d’ici la fin du siècle.
Pour la Fondation, ces documents ne doivent pas négliger un point essentiel : si nous voulons vraiment adapter nos territoires au changement climatique, il faut commencer par préserver et gérer durablement nos sols. Et l’objectif Zéro Artificialisation Nette (ZAN) est un levier puissant pour y arriver.
Le 3e Plan national d’adaptation au changement climatique, publié le 10 mars 2025, a pour objectifs de protéger la population et de construire la résilience de la société française face au changement climatique. Il s’agit d’adapter nos modes de vie, notre économie, nos infrastructures et nos décisions politiques en intégrant le climat futur dans l’ensemble de la planification écologique. Il prévoit près de 200 actions autour de 5 axes majeurs (protection de la population, du patrimoine naturel et culturel, adaptation des activités humaines…)
Pour la première fois, le plan repose sur une Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC). Il s’agit de s’adapter progressivement aux niveaux de réchauffement prévus en France hexagonale par les scientifiques : +2 °C en 2030, +2,7°C en 2050 et +4 °C en 2100, par rapport à l’ère préindustrielle.
Le PNACC est l’un des trois documents de planification qui constituent la Stratégie française pour l’énergie et le climat (SFEC) avec la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC).
L’ objectif Zéro Artificialisation Nette repose sur deux axes complémentaires : réduire l’artificialisation des sols et renaturer les sols déjà dégradés. Ces deux piliers sont essentiels pour renforcer l’adaptation des territoires.
Préserver des sols vivants, c’est maintenir des fonctions écologiques cruciales : le support de la biodiversité, le stockage du carbone, la régulation de l’eau, la fourniture de nutriments, la régulation des contaminants, ainsi que les services écosystémiques associés. En limitant l’artificialisation, on réduit par exemple les risques d’inondation lors d’épisodes de pluies extrêmes et on atténue la surchauffe en ville.
La renaturation des sols permet, quant à elle, d’améliorer et de restaurer ces bénéfices : recharge des nappes, création d’îlots de fraîcheur, retour de la biodiversité.
En appliquant pleinement le ZAN, les collectivités disposent donc d’un outil concret pour renforcer la résilience de leurs territoires.
Appliquer le ZAN dans un contexte de changement climatique pose des défis supplémentaires. Certaines pressions, comme le recul du trait de côte, la diminution des ressources en eau ou l’aggravation des îlots de chaleur, questionnent la pertinence et la faisabilité de certaines formes d’urbanisation et de densification, et appellent à repenser les projets d’aménagement en s’appuyant davantage sur le bâti et les espaces déjà existants.
Si on prend l’exemple de l’eau, le réchauffement accentue la pression sur cette ressource vitale. Préserver des sols capables d’infiltrer l’eau et de recharger les nappes devient indispensable. Les collectivités doivent donc adapter l’urbanisation à ces contraintes.
En 2024, une intercommunalité du Var a suspendu les permis de construire, jugeant que la ressource en eau ne suffisait plus pour garantir des conditions sanitaires acceptables. Dans les Alpes-Maritimes, tout changement de document d’urbanisme doit désormais inclure un bilan précis des besoins en eau par rapport aux ressources disponibles. Ces exemples montrent qu’il est nécessaire d’intégrer le ZAN et la gestion de l’eau à une échelle plus large, au niveau intercommunal ou régional, pour mettre en adéquation un besoin d’aménagement et les capacités naturelles des territoires
La densification est souvent présentée comme une solution pour limiter l’étalement urbain. Mais une densification mal pensée, sans espaces verts suffisants, peut accentuer les îlots de chaleur, augmenter la consommation d’énergie et dégrader le confort de vie des habitants.
Entre 2009 et 2020, les projets de construction peu denses – moins de 8 logements par hectare – ont consommé plus de la moitié des sols naturels tout en produisant moins d’un cinquième des nouveaux logements. Autrement dit, l’étalement urbain consomme énormément d’espace pour très peu de logements.
À l’inverse, des zones trop densément construites, surtout lorsqu’elles manquent d’espaces verts ou utilisent principalement des matériaux minéraux, aggravent les îlots de chaleur. Ces zones deviennent rapidement plus chaudes, obligeant les habitants à utiliser la climatisation. Ce cercle vicieux augmente la consommation d’énergie et accentue les inégalités : certains habitants n’ont pas les moyens de se protéger efficacement de la chaleur ou de bénéficier d’un logement confortable.
L’enjeu est donc d’atteindre un équilibre entre sous-densité et sur-densité, grâce à une planification fine. Les documents d’urbanisme doivent permettre d’ajuster les formes urbaines : par exemple, densifier en passant de 5 à 20 logements/ha peut être possible sans bouleverser radicalement les formes urbaines, à condition d’améliorer en parallèle la fonctionnalité écologique du territoire concerné, par la renaturation d’espaces artificialisés ou par des pratiques de gestion plus favorables à la biodiversité, et de veiller à éviter les effets indésirables (saturation des réseaux, conflits de voisinage, manque de cohérence d’ensemble). À l’inverse, certaines zones peuvent gagner à être dédensifiées pour améliorer le cadre de vie, limiter la chaleur ou réduire le ruissellement. Il faut aussi rappeler que la densité est rarement un problème en soi mais que son acceptation repose principalement sur la qualité des espaces publics et des espaces verts environnants.
La renaturation doit sortir de la seule logique compensatoire et devenir une véritable stratégie d’adaptation. Mais aujourd’hui, le cadre légal reste trop flou : il ne définit ni la qualité écologique des sols attendue, ni l’échelle de suivi, ni le temps nécessaire pour qu’un sol retrouve ses fonctions. Pour faire de la renaturation devienne un levier stratégique, il faut :
Ainsi, la renaturation devient une stratégie active de résilience territoriale face aux aléas climatiques, allant au-delà des logiques actuelles associées à l’objectif ZAN.
Les collectivités manquent aujourd’hui de données fiables sur l’état des sols (perméabilité, biodiversité, capacités d’infiltration) pourtant essentielles pour adapter l’aménagement. Nous proposons la création de diagnostics de qualité des sols lors des transactions foncières. Ces données permettraient de cibler les zones à renaturer et d’éviter des aménagements incompatibles avec les risques climatiques.
Elles pourraient aussi nourrir une nomenclature plus fine que le système binaire actuel (sol artificialisé ou non), en attribuant à chaque sol un coefficient d’artificialisation reflétant son état réel. Ce suivi gradué serait bien plus cohérent avec les enjeux d’adaptation.
L’intégration de la TRACC (Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique) dans les documents de planification est indispensable, mais elle intervient alors que les collectivités sont déjà mobilisées par la mise en œuvre du ZAN. Si l’État soutient l’élaboration des documents d’urbanisme, notamment via la DGD (Dotation Générale de Décentralisation), l’ampleur des enjeux liés à l’adaptation climatique appelle un renforcement des moyens d’ingénierie, en particulier pour financer les études préalables permettant d’anticiper les vulnérabilités territoriales.
Les documents de planification doivent faire de la TRACC un principe directeur, afin d’éviter des choix d’aménagement qui aggraveraient les vulnérabilités futures.
L’un des points faibles majeurs du PNACC-3 et du ZAN concerne leur financement. Une part importante des mesures repose sur un Fonds Vert en baisse constante, dont l’enveloppe 2025 dédiée à l’adaptation (200 millions d’euros) apparaît largement insuffisante pour financer l’ensemble des priorités. À elle seule, l’atteinte de l’objectif annuel de renaturation pourrait mobiliser quasiment toute cette enveloppe.
La Fondation appelle donc à évaluer précisément les besoins financiers, à renforcer le Fonds Vert et à diversifier les sources de financement pour garantir la stabilité des investissements. Sans ressources pérennes, les ambitions du PNACC-3 resteront théoriques et la capacité d’adaptation des territoires sera compromise.
Face à l'artificialisation galopante de 20 000 à 30 000 hectares de sols français chaque année, la Fondation pour la Nature et l'Homme défend une approche ambitieuse du Zéro Artificialisation Nette. Cette stratégie environnementale majeure vise à équilibrer développement territorial et préservation des écosystèmes d'ici 2050, tout en répondant aux défis sociaux du logement et de l'aménagement durable.
Face au défi de produire 400 000 nouveaux logements annuels avec seulement 100 000 hectares disponibles d'ici 2031, la Fondation propose plusieurs leviers :
La position de la Fondation pour la Nature et l'Homme sur le Zéro Artificialisation Nette s'inscrit dans une vision globale de transformation écologique et sociale des territoires. Loin de considérer le ZAN comme une contrainte, la Fondation y voit une opportunité historique de réconcilier développement urbain, justice sociale et préservation de la biodiversité.
Cette approche systémique, qui replace l'enjeu foncier au cœur des politiques de transition écologique, témoigne de l'engagement de la FNH pour un aménagement territorial respectueux des limites planétaires et des besoins humains. L'objectif de stopper la bétonisation d'ici 2050 représente ainsi un défi majeur qui nécessite une mobilisation sans précédent de tous les acteurs de la société.
Sous nos pieds, les sols abritent une biodiversité incroyable – micro-organismes, champignons, insectes, vers de terre… Cet écosystème invisible joue un rôle vital pour filtrer l’eau, stocker du carbone, nourrir les cultures et réguler le climat. C’est aussi le socle d’habitats naturels indispensables à la faune et à la flore.
Chaque année, nous continuons à recouvrir ces sols vivants de bitume et de béton. Il est pourtant possible de faire autrement sans remettre en cause nos besoins, à commencer par le logement.
En quarante ans, la surface de sols artificialisés en France a ainsi augmenté de plus de 70 %.
En quarante ans, la France a perdu plus de 2 millions d’hectares de surfaces naturelles ou agricoles. Cette dynamique engendre de multiples conséquences environnementales : pertes de terres agricoles, destruction d’habitats naturels et de la biodiversité qui y vit, déstockage du carbone des sols, perturbation du cycle de l’eau, aggravation des risques climatiques (inondations, canicules, sécheresses…).
Mais aussi des conséquences sociales. L’étalement urbain, qui alimente cette artificialisation, a en effet des impacts significatifs sur le quotidien:
Et tout cela sans répondre à l’urgence sociale puisque plus de 4 millions de personnes vivent dans des situations de mal-logement et près de 2,3 millions attendent un logement social, alors que des milliers d’immeubles restent vacants ou sous-utilisés.
À la Fondation, nous voulons changer la façon dont on aménage le territoire en démontrant aux décideurs politiques et aux citoyens qu’il est par exemple possible de répondre à nos besoins en logement et en énergie sans détruire davantage la nature.
Inscrit dans la loi, l'objectif ZAN vise à réduire le rythme d’artificialisation des sols d'ici 2050, date à laquelle aucun espace ne pourra être artificialisé sans compensation.
Mais, ça n'est pas une mince affaire! Bien qu’essentiel pour préserver la biodiversité, nos ressources, notre qualité de vie, et nos capacités d’adaptation face au réchauffement, cet objectif ZAN est régulièrement remis en question et accusé de nuire au développement des territoires ainsi qu’à l’accès au logement et aux services des habitants.
Pour le défendre et le maintenir, nous menons plusieurs actions de front :
Découvrez notre étude pour décideurs : « Loger sans artificialiser "
En partenariat avec France Nature Environnement et la Fondation pour le Logement des Défavorisés, nous avons démontré qu’il était possible de construire 70 000 logements par an en moyenne pendant 10 ans en Ile-de-France, sans artificialiser les sols. Friches, logements vacants, surélévations, réhabilitations… : les solutions existent, et nécessitent un engagement de l’ensemble des acteurs du logement et des décideurs pour les mettre en œuvre.
Loger sans artificialiser
Découvrez les solutions qui existent, et nécessitent un engagement de l’ensemble des acteurs du logement et des décideurs pour les mettre en œuvre.
Télécharger (format pdf - 17 Mo)
Nous nous intéressons dans cette étude aux financements disponibles pour les collectivités locales afin d’investir dans des projets sobres en consommation d’espaces, souvent plus coûteux que le modèle actuel d’aménagement basé sur l’extension urbaine. Nous identifions ainsi des pistes d’évolution du système de financement à l’échelle locale, prenant en compte à la fois les besoins de limiter l’artificialisation des sols et de réduire les inégalités territoriales.
Financements du ZAN : au plus près des besoins locaux
Découvrez les financements disponibles pour les collectivités locales.
Télécharger (format pdf - 5 Mo)
Dans cette étude, nous démontrons que le modèle d’aménagement actuel ne parvient ni à protéger la biodiversité ni à résoudre une crise du logement qui s’aggrave. Elle propose donc des solutions concrètes pour faire de l’objectif ZAN une opportunité de changer de modèle en matière d’aménagement et d’urbanisme, en limitant la consommation d’espaces naturels tout en réduisant le mal-logement. A travers des entretiens et des études de cas auprès de 16 collectivités locales impliquées dans des démarches de sobriété foncière, nous proposons des leviers pour créer des logements sans construire (réduction de la vacance des logements, régulation des résidences secondaires...), construire en limitant l’artificialisation (densification douce, réhabilitation des friches…) et mieux maîtriser les prix du foncier et de l’immobilier.
Réussir le ZAN tout en réduisant le mal-logement, c’est possible !
Je télécharge la publication (format pdf - 1 Mo)
Ce livret apporte des éléments de réponses à différentes questions très concrètes pour les citoyens, et au cœur des enjeux du ZAN :
ZAN : Quel habitat pour demain ?
Un livret pour répondre à toutes les questions que vous vous posez sur le logement de demain
Télécharger (format pdf - 1 Mo)
Aujourd’hui la question n’est plus seulement de diminuer la dégradation de la biodiversité, mais aussi de réhabiliter les écosystèmes que nous avons détruits. Un enjeu primordial, non seulement pour la valeur inestimable de la nature d’un point de vue éthique et culturel, mais aussi parce qu’une nature en pleine santé est d’un intérêt incommensurable face au changement climatique, pour protéger notre santé, garantir notre alimentation, soutenir un système économique durable, renforcer le lien social… Pour y parvenir, nous devons être nombreux à nous retrousser les manches ! Découvrez comment nous agissons.
Depuis des décennies, nous traitons la nature comme une ressource inépuisable. Comme si l’on pouvait construire, prélever ou exploiter sans fin, sans jamais remettre en cause notre fragile équilibre avec le vivant.
Les causes de sa disparition sont multiples. La biodiversité disparaît sous l’effet de l’artificialisation des sols, de la pollution, de la dégradation des milieux naturels, de la surexploitation des ressources naturelles, du dérèglement climatique, de la destruction d’animaux sauvages pour le « loisir »
Résultat, nous assistons à un effondrement massif de la biodiversité. Pour ne donner que quelques exemples :
Dans le même temps, les moyens consacrés à la protection de la biodiversité restent clairement insuffisants : à peine 2,3 milliards d’euros de dépenses publiques en sa faveur, contre 10,2 milliards d’euros qui ont eu un impact négatif sur elle !
Devant pareil constat, il est urgent de mettre un coup d’arrêt à la destruction de la biodiversité et investir massivement dans sa restauration et sa protection. Pour nous, à la Fondation pour la Nature et l'Homme, le citoyen joue là un rôle crucial. Parce qu’il faut des milliers de bras pour replanter des haies ou mettre plus de nature dans les milieux urbains, préserver les dunes ou les prairies calcaires, prendre soin des animaux blessés ou ramasser les déchets partout sur le territoire... nous nous sommes donné pour mission d’informer et de former le plus de citoyens possibles.
L’enjeu : que les projets en faveur de la nature naissent partout en France et que chacun se sente légitime pour agir pour la biodiversité, sans pour autant être un expert de la question.
Parce qu’il faut changer d’échelle, nous n’agissons pas seul. Nous nous entourons d’associations, de gestionnaires d’espaces naturels et de collectivités, territoriales que nous accompagnons pour mieux engager leurs citoyens au plus près de leurs lieux de vie.
Enfin, la Fondation anime depuis 2023 un grand dispositif en faveur des plantations citoyennes. Intitulé J’agis je Plante, ce dispositif incite les citoyens à replanter des haies bocagères, des mini forêts en ville, des murs végétaux ou des plantes, arbres et arbustes comestibles (pommiers, framboisiers…). Tous les lieux de vie sont concernés : jardins, terrasses, balcons, écoles, entreprises, chez des agriculteurs ou au coeur des communes… Pour outiller les citoyens et les rendre parfaitement autonomes, nous mettons à dispositions une formation 100% gratuite et de nombreuses ressources pédagogiques : une collection de publications pour informer, des guides pratiques pour faire les bons choix, des Do It Yourself, des posters d’observation…
Dans le cadre de J’agis je Plante, nous avons fait le choix de soutenir particulièrement les enseignants qui souhaitent mettre la nature au cœur des apprentissages grâce :
Nous vivons une époque paradoxale : jamais la nature n’a été aussi menacée, et pourtant jamais nous n’en avons été aussi éloignés. Absorbés par un quotidien saturé d’écrans, de bruit et de béton, nous nous déconnectons peu à peu du vivant. Il y aurait là une explication à notre passivité face à son effondrement. Mais il y en a une autre : d’après les scientifiques, nous sommes victimes d’amnésie environnementale générationnelle : nous nous habituons à la disparition du vivant. Comment, dès lors, protéger ce qui ne nous manque pas ? Telle est l’équation complexe qu’il nous faut résoudre… La solution pour y parvenir : vivre le plus d’expériences de nature possible. C’est là que nous intervenons !
Au fil de notre histoire, du paléolithique à nos jours, la relation entre l’être humain et la Nature s’est profondément transformée. De chasseurs-cueilleurs faisant pleinement partie de la nature, nous nous en sommes progressivement extraits, jusqu’à la considérer comme un environnement à notre disposition. Des ruptures historiques successives, documentées par le sociologue et philosophe Frédéric Lenoir lors d’un Live organisé par la Fondation pour la Nature et l’Homme le 4 décembre 2024, explique comment nous nous sommes isolés de la nature et pourquoi s’est installé ce rapport « maître et possesseur », considéré comme “normal” dans nos sociétés modernes.
Des sociétés modernes… dans lesquelles l’urbanisation galopante et l'omniprésence des technologies ne fait qu’accroitre toujours plus et plus vite cette rupture avec la nature et ce, sans que nous en prenions pleinement conscience, victimes de ce que la psychologie moderne, sous l’influence de l’américain Peter Khan, appelle : « l’amnésie environnementale générationnelle ». Une théorie, largement reprise par Anne-Caroline Prévost, actuellement directrice de recherche au CNRS et biologiste de la conservation au Muséum d’Histoire naturelle. C’est ainsi « qu’au fur et à mesure que notre relation au vivant s’étiole, nous l’intégrons de moins en moins dans notre cadre de référence » explique-t-elle.
Génération après génération, nous nous acclimatons à la dégradation de la nature, chaque génération considérant le niveau dégradé dans lequel elle grandit et vit comme le niveau non dégradé, autrement dit comme un niveau normal. Et à mesure que nous nous éloignons physiquement et mentalement de la nature, nous perdons mécaniquement une partie de notre motivation à agir pour elle… Autrement dit on s’habitue à sa dispartition. C’est une clé que nous pensons pertinente pour expliquer, en partie pourquoi, malgré les alertes des scientifiques et l’effondrement actuellement à l’œuvre, l’action collective reste si limitée.
Les psychologues révèlent aussi qu’alerter et faire peur ne suffit pas. Ce qu’il faut c’est faire vivre des expériences de nature aux gens en suscitant un contact physique sensoriel et émotionnel avec le monde qui nous entoure. C’est un moteur qui réveille, qui donne envie.
Mais vivre des expériences de nature, cela fait cruellement défaut… Alors comment faire pour en vivre plus ?
À la Fondation, nous faisons de cette reconnexion une priorité. Nous voulons redonner à chacun la possibilité de vivre une expérience directe de la nature :
L’accès équitable à la nature est un levier indispensable pour que chacun puisse renouer un lien fort avec le vivant. Pour cela, il est crucial que cet enjeu soit reconnu au plus haut niveau et intégré dans les politiques publiques. Pour relever ce défi nous agissons sur plusieurs fronts :
La préservation de la biodiversité passe par l’éducation et la transmission. La Fondation propose aux enseignants qui veulent utiliser la nature comme un lieu d’apprentissage et d’émerveillement :
Des outils pédagogiques qui permettent d’intégrer la protection de la biodiversité aux programmes scolaires : guides, cahiers d’activités, fiches d’observation, etc.
Pour recréer du lien entre les Hommes et la nature, il est essentiel de proposer des initiatives qui invitent les citoyens à s’immerger pleinement et concrètement dans leur environnement naturel. C’est ce que nous faisons à la Fondation à travers :
À la Fondation, nous pensons aussi que chacun peut devenir acteur de la reconnexion à la nature, sans être expert ni militant. Ce qui compte, c’est de faire le premier pas avec les bons outils :
Des webinaires de sensibilisation : des temps d’échange et d’apprentissage en ligne pour initier et approfondir la connaissance de la nature et des gestes
Planter un arbre ou un arbuste est un geste fort pour la biodiversité. Mais pour s'assurer qu’il grandisse vraiment, et avant de sortir vos outils, mieux vaut observer et comprendre ce qui vous entoure. Le secret d’une plantation réussie commence toujours par la préparation du sol, le choix du bon emplacement et des essences locales. On vous explique quelques règles simples à respecter, avant et pendant la plantation.
Avant de planter, commencez par analyser votre sol. Comment ? En faisant le « test du bocal » ! Ce test consiste à mélanger dans un bocal un échantillon de votre sol avec de l’eau et à attendre que les couches se forment (argile, sable, limon) pour estimer leurs proportions dans votre sol. Au bout de quelques heures, vous aurez une idée de la composition de votre sol et pourrez ainsi savoir s’il faut alléger ou enrichir votre sol. Le profil du sol est déterminant dans le choix des essences à planter, car chaque typologie de sol présente des atouts et des points de difficulté. Par exemple, un sol sableux s’enrichit et favorise le développement racinaire, mais il retient mal l’eau et les nutriments. Un sol argileux retient mieux l’eau et les éléments nutritifs, mais il peut être difficile à travailler et souffrir d’asphyxie racinaire lorsqu’il est saturé d'eau. Un sol limoneux offre souvent un bon équilibre entre fertilité et travail du sol, tout en restant sensible à l’érosion s'il est mal protégé des fortes intempéries... Le paillage régulier et l’enrichissement du sol lors de la plantation sont particulièrement utiles selon le profil identifié.
🫙 DIY - Le test du bocal
Découvrez cette technique simple pour connaitre la composition principale de votre terre. C'est très simple, vous pouvez même faire le test du bocal avec des enfants !
Je télécharge le DIY (format pdf - 1 Mo)
Les arbres et arbustes spontanés sont vos meilleurs indicateurs : ils se sont adaptés à votre climat, à la nature du sol et à l’exposition. Avec l’accord du propriétaire, vous pouvez parfois prélever des jeunes plants ou rejets ou boutures. Cela garantit des espèces qui poussent localement, résistent aux températures et sont bénéfiques pour la faune locale.
La Fondation pour la Nature et l’Homme met à disposition un guide des plantes locales par région : un outil précieux pour sélectionner des espèces adaptées à votre région et soutenir au passage la biodiversité. Chêne pédonculé (Quercus robur), Érable champêtre (Acer campestre), Cornouiller sanguin (Cornus sanguinea), Noisetier commun (Corylus avellana) ou Aubépine monogyne (Crataegus monogyna) : chaque région a ses végétaux à valoriser. Un conseil : avant d'acheter ou de planter, regardez-bien le nom latin de l'espèce car sous une même essence peut se cacher d'autres essences, parfois pas locales !
🪴 Un guide pour savoir quoi planter dans sa région !
Ce guide #JagisJePlante vous permettra de sélectionner les arbres, arbustes et herbacées les plus adaptés à votre région. De quoi créer un coin de verdure unique et favorable à la biodiversité.
Je télécharge le GUIDE (format pdf - 5 Mo)
Un arbre a besoin d’espace pour grandir et déployer ses racines sans gêner diverses clôtures, murs ou lignes électriques. La législation impose de ne pas planter à moins de 2 mètres de votre clôture pour éviter les désagréments avec vos voisins. Observez également la courbe du soleil, la topographie, les vents dominants et la distance avec votre maison. Anticiper la taille adulte de l'arbre ou de l'arbuste, permet d'éviter les mauvaises surprises et garantir un bon développement de votre arbre, arbuste. En cas de doute, demandez conseil à une association naturaliste près de chez vous sur www.jagispourlanature.org, ça vous évitera des erreurs qui pourraient impacter la biodiversité.
Inutile de retourner la terre (ce qui vous prendrait beaucoup de temps, beaucoup d'énergie et viendrait surtout déranger les espèces vivant dans le sol). Le plus simple est de déposer avant votre plantation (2 à 3 mois idéalement) une épaisse couche de paille - d'environ 10 à 15 cm - à l'emplacement des futures plantations. Vous pouvez vous rapprocher d'un agriculteur ou d'une association pour en trouver. Ce paillage fera office de couverture protectrice pour le sol en préservant l’humidité du sol, en favorisant la vie des vers de terre et en ameublissant le sol pour accueillir les futurs racines. Vous pouvez aussi ajouter du compost mûr par-dessus la terre pour nourrir le sol.
Un pralin - en jardinage - est un mélange composé d'1/3 d'eau, 1/3 de votre terre et 1/3 de compost mûr (ou fumier ou bouses de vaches selon ce que vous avez près de chez vous). L'idée est de tremper les racines de vos végétaux dans ce mélange pour les hydrater, les nourrir et leur offrir tous les nutriments nécessaires avant de les mettre en terre. Ce geste simple améliore la reprise des végétaux et limite la sécheresse des racines après la plantation. Découvrez notre vidéo tutoriel #JagisJePlante " Comment faire un bon pralin ? " avec Raphaël Mairesse de l'association les planteurs volontaires (59)
Une bonne plantation commence par la première étape : celle de creuser un trou de la bonne profondeur (environ le fer de bêche) et largeur (2 à 3 fois plus large que la motte que vous allez planter). Puis casser les bords et le fond de votre trou avec la bêche pour favoriser l’enracinement. Couper ensuite au sécateur les racines horizontales (gênantes pour la mise en terre) et veiller à préserver le «chevelu» (racines fines). Tremper vite les racines dans le pralin en s’assurant bien que toutes les racines soient humidifiées. Installer le plant dans le trou en le maintenant bien droit, racines vers le bas et le collet au niveau du sol. Le collet est la zone entre les racines et le tronc. Il est primordial de le placer au bon niveau - soit visible - et de dégager un peu la terre qui se trouve autour pour qu'il ne soit pas enterré (au risque de pourrir). Reboucher délicatement avec la terre et tasser le sol tout autour du plant avec le talon. Terminer par une couche de paillis organique (paille, BRF) d’environ 15 cm d'épaisseur sur 50 cm autour du plant, tout en dégageant de nouveau le collet. Ces gestes simples favorisent l’enracinement et la rétention d’humidité, tout en protégeant les jeunes pousses du dessèchement et des variations climatiques.
Comme le dit ce vieil adage, n’oubliez pas d’arroser abondamment, même en cas de pluie annoncée. Ce premier arrosage est crucial pour chasser les poches d’air et mettre en contact la terre avec les racines. Vous l'aurez compris, planter un arbre, ce n’est pas juste creuser un trou ; c’est donner une chance à un végétal de s’enraciner pour longtemps.
En respectant ces gestes simples, chaque plantation devient une promesse de biodiversité où de nombreuses vies viendront s'y nicher. Alors, plantez maintenant !
Planter un arbre, c’est bien plus qu’un geste de jardinage. C’est une promesse de vie, un acte concret pour la planète, un cadeau pour soi et pour les générations futures. Alors que l’automne-hiver marque la saison idéale des plantations, redécouvrons ensemble comment ce simple geste peut transformer votre jardin, votre santé et le monde qui vous entoure.
Quand on observe un arbre, on ne voit souvent qu’un tronc, des branches et des feuilles. Pourtant, chaque arbre abrite un univers foisonnant : des abeilles qui butinent les fleurs du printemps, des merles qui nichent sous les rameaux, des écureuils qui y cachent leurs trésors… Sans oublier sous terre, tout un réseau invisible de racines et de champignons qui nourrissent la vie du sol. Planter un arbre dans son jardin, c’est réintroduire et accueillir toute cette symphonie du vivant !
POSTER
Identifiez grâce à ce poster les arbres et arbustes qui vous entourent.
Je télécharge (format pdf - 14 Mo)
Remplacer la clôture rigide par une haie libre composée d’arbustes locaux ou passer d’une pelouse à un bosquet comestible… Ces gestes simples permettent non seulement de restaurer la biodiversité, mais aussi de redonner du souffle à notre environnement quotidien. Le jardin devient alors un corridor écologique, un point d’appui pour les pollinisateurs, les oiseaux et les petites bêtes indispensables à nos écosystèmes. Mais ce n’est pas seulement la nature qui profite de votre geste. Vous aussi, vous en profiterez pleinement !
Jardiner, planter, observer la croissance d'un arbre, c’est aussi renouer avec le vivant qui nous entoure. C’est éprouver de la joie de voir les premières feuilles se déployer, de reconnaître les silhouettes des essences en hiver ou d’identifier les fruits à maturité. Autant de moments simples, nourrissants et apaisants. Les études démontrent qu’un environnement riche en végétation réduit le stress, améliore la concentration et renforce notre connexion au monde naturel. Planter permet aussi de réduire les îlots de chaleur en été, de protéger les sols contre l’érosion, de stocker du carbone sur le long terme, de contribuer à la beauté du paysage qui évolue et grandit avec le temps.
Alors cet automne-hiver, pourquoi ne pas rejoindre notre campagne nationale de mobilisation citoyenne #jagisjeplante ? En plantant des arbres et/ou arbustes locaux, vous participez à un mouvement collectif qui fait du bien à votre jardin, à votre quartier mais aussi à la planète !
Vous hésitez encore sur le choix des essences à planter ? Voici cinq espèces incontournables pour enrichir la biodiversité de votre jardin. Simples à planter, robustes et bénéfiques pour la faune, elles sont idéales pour les débutants.
|
Nom commun |
Nom latin |
Atouts pour la biodiversité |
Usages et intérêts |
|
Erable champêtre |
Acer campestre |
Fruits appréciés des écureuils, arbre hôte de nombreux papillons de nuit. |
Croissance rapide, adaptation à tous types de sols. |
|
Tilleul cordé |
Tilia cordata |
Très mellifère, attire le papillon le Sphinx du tilleul et les Gendarmes. |
Feuilles comestibles en infusion, parfum puissant des fleurs. |
|
Noisetier commun |
Corylus avellana |
Floraison avancée, nourrit oiseaux et pollinisateurs en hiver. |
Production de noisettes, abri pour la faune. |
|
Fusain d’Europe |
Euonymus europaeus |
Hôte du papillon Hyponomeute du fusain. |
Arbuste décoratif, support pour la biodiversité. |
|
Houx commun |
Ilex aquifolium |
Feuillage persistant, abri et ressources pour les oiseaux. |
Baies hivernales, refuge contre les prédateurs. |
Tous ces arbres et arbustes sont adaptés à la plupart des régions françaises et contribuent activement à restaurer l’équilibre écologique du jardin. N’hésitez pas à découvrir d’autres essences dans le guide complet et à observer la flore spontanée de votre région pour affiner vos choix — la nature vous guide !
GUIDE DES ESSENCES
Planter local, c’est choisir des végétaux originaires de votre territoire. En faisant ce choix, vous offrez à la faune qui vit près de chez vous, un habitat et des ressources alimentaires adaptés. Découvrez quelles essences sont adaptées à votre région.
Je télécharge le GUIDE (format pdf - 5 Mo)
Planter un arbre, c’est inscrire dans le sol une promesse : celle de la continuité du vivant ! Et si vous sortiez vos gants et pelles pour donner à votre jardin — et à vous-même — un peu de cette force tranquille que seule la nature sait offrir ?
En automne, les couleurs changent, les rythmes de vie ralentissent, les ressources de nourriture se font plus rares, le temps semble se suspendre progressivement... C'est la saison idéale pour préserver la biodiversité ! Et bonne nouvelle : il n’y a pas de petit espace (ni de petit geste) mais une multitude de façons d’agir à son échelle ! Découvrez dans cet article des gestes simples et efficaces à adopter cet automne-hiver pour soutenir la biodiversité chez vous.
LIVRET
Ce livret présente au fil des mois les bons gestes à adopter, en automne/hiver, pour agir dans votre jardin ou sur votre balcon, en faveur de la biodiversité. Objectif : minimum d’effort et maximum d’impact !
Je télécharge le livret (format pdf - 3 Mo)
Pour de nombreux oiseaux, insectes et petits mammifères, c’est le moment de trouver un abri dans un jardin, sur un balcon voire un rebord de fenêtre pour résister aux températures froides. Mais l'automne c'est (souvent) des tontes rases, des tailles sévères, des ramassages de feuilles… L'envie de tout nettoyer pour faire "propre" avant l'hiver est fréquente. Mais ce grand ménage prive la petite faune locale de ses refuges naturels et ressources vitales. En effet, les feuilles mortes, les fleurs séchées, les tas de bois... sont de véritables havres de paix pour des dizaines d’espèces très discrètes – hérissons, papillons, oiseaux, amphibiens, chauves-souris, muscardins ! Laisser des refuges, c’est leur offrir une chance de survivre à l’hiver.
Le meilleur moyen d’agir pour la biodiversité, c’est souvent de laisser faire ou d'en faire le moins possible, pour que la vie perdure autour de soi.
1/ Laisser les feuilles mortes au sol. Elles forment un abri indispensable pour de nombreux insectes, amphibiens et petits mammifères. Leur décomposition nourrit aussi la terre, la rendant plus fertile au printemps.
2/ Limiter les tailles, tonte et nettoyage . Les tiges et têtes fanées accueillent des larves et logent des graines pour les oiseaux. Repoussez la taille des haies et massifs à fin février ou au début du printemps pour éviter de déranger leurs habitants.
3/ Créer des abris naturels . Tas de branches, de pierres, hôtels à insectes, nichoirs, pot rempli de paille sous un arbuste… Chaque coin oublié offre un refuge contre le froid et les prédateurs.
Do It Yourself
Téléchargez notre tutoriel pour apprendre à fabriquer une mangeoire à plateau pour les oiseaux.
Je télécharge (format pdf - 5 Mo)
4/ Installer des points de nourrissage et d’eau . Une mangeoire propre et bien placée, des boules de graisse, des arbustes à baies, des plantes à floraison tardive, un petit point d’eau… sont autant de ressources qui aideront les oiseaux, pollinisateurs et petits mammifères à passer l’hiver. Pour savoir quoi donner à manger aux oiseaux, téléchargez notre DIY "Créer des boules de graisse pour les oiseaux."
5/ Planter des arbres et arbustes . C’est la meilleure période pour que les végétaux s'enracinent avant le gel, avant de refleurir vigoureusement au printemps, et offrir abri ou nourriture à la faune locale. Privilégiez les essences locales ! Pour savoir quoi planter dans votre région, découvrez notre campagne de mobilisation citoyenne #JagisJePlante.
1h15
Si le sujet vous intéresse que vous souhaitez transformer votre extérieur en refuges de biodiversité, consultez ces articles :
L’Île-de-France fait face à une double urgence : 1,3 million de Franciliens souffrent du mal-logement, tandis que la pression sur les sols naturels ne cesse d’augmenter, avec près de 700 hectares artificialisés chaque année. Dans ce contexte de fortes tensions, France Nature Environnement Île-de-France, la Fondation pour la Nature et l’Homme, et la Fondation pour le Logement des Défavorisés (anciennement Fondation Abbé Pierre) démontrent qu’il est possible de produire l’équivalent de 70 000 logements par an pendant dix ans, soit l’objectif annuel fixé à la région, sans consommer un seul mètre carré supplémentaire de terres naturelles ou agricoles. Cette estimation volontariste invite les acteurs locaux à se réunir, à se saisir des gisements identifiés dans l’étude et à repenser collectivement les modalités de production urbaine.
La trajectoire de l’Île-de-France en matière de Zéro Artificialisation Nette (ZAN) se démarque par son manque d’ambition alors que 25 % de son territoire est déjà artificialisé (contre 9 % à l’échelle nationale). Le SDRIF-E, document stratégique d’aménagement régional, continue ainsi de miser sur l’ouverture de nouveaux espaces à l’urbanisation, compromettant biodiversité, stockage du carbone, production alimentaire et qualité de vie. Pourtant, l’étude démontre clairement que plusieurs réserves foncières et immobilières importantes sont déjà disponibles pour produire du logement sans consommer de terres naturelles ou agricoles :
Au-delà des réserves foncières, l’étude met en avant un levier complémentaire majeur : l’optimisation des espaces déjà bâtis mais sous-utilisés. Cela concerne notamment les logements sous-occupés, les zones d’activités économiques peu exploitées, ou encore les résidences secondaires habitées quelques semaines dans l’année.
Pour que ce potentiel devienne réalité…
Il est indispensable de transformer l’intention en action. Cela suppose de mobiliser plusieurs leviers décisifs :
Soutenues par des politiques publiques claires en faveur de la sobriété foncière et de l’innovation urbaine, ces actions permettront de passer du gisement au projet, et du projet à la réalité.
Cette étude repose sur l’analyse des données statistiques disponibles et sur un corpus de 23 entretiens réalisés auprès d’experts et d’acteurs de l’aménagement, afin de croiser les points de vue et d’ancrer l’analyse dans les pratiques opérationnelles du secteur. Elle a été enrichie par 5 entretiens complémentaires avec des collectivités franciliennes, apportant des retours d’expérience précis. Enfin, un comité d’experts composé de Urbense, la DRIEAT Île-de-France, la DRIHL Île-de-France, l’AORIF et l’Apur a été mobilisé tout au long du travail pour examiner les données, consolider les estimations et conforter les hypothèses retenues.
Et si la nature (re)devenait la première salle de classe ? C’est le pari de la Fondation, qui lancera prochainement le tout premier MOOC gratuit pour former les enseignants et animateurs du périscolaire à la pratique de l’école dehors. Un outil concret pour accompagner le déploiement de cette pédagogie en plein essor, et contribuer à construire une génération d’enfants plus connectés au vivant. Notre directrice générale, Stéphanie Clément-Grandcourt revient sur la genèse et les objectifs de ce projet.
C’est dans ces petits instants, quand un enfant touche la terre ou suit le vol d’une coccinelle, que naît une vraie connexion avec la nature. Ces moments simples restent gravés pour très longtemps dans leur mémoire. L’école dehors, c’est offrir aux enfants ce lien vivant, concret, qui fait grandir leur curiosité, leur envie de protéger la nature et leur permet de vivre mieux.
Depuis toujours, la Fondation agit pour faire avancer la transition écologique en s’appuyant sur les leviers de changement les plus structurants : les politiques publiques, les modèles économiques, mais aussi — et c’est fondamental — la mobilisation citoyenne. Parce qu’une transition juste et durable se construit collectivement, à partir du terrain, de la société civile, des familles, des enfants, des éducateurs, etc.
C’est précisément un besoin exprimé par ces acteurs qui nous conduit aujourd’hui à investir pleinement le champ de l’éducation, avec le lancement de cette formation gratuite sur l’école dehors. Face à une demande croissante des professionnels de l’éducation, mais aussi de nombreux parents, nous allons proposer une réponse concrète et accessible à tous ceux qui souhaitent intégrer plus largement la pédagogie au contact de la nature, mais qui manquent encore de moyens, d’outils et d’un accompagnement adapté.
Ce qui me frappe dans les études récentes, c’est d’abord leur convergence. Des chercheurs comme Gladys Barragan-Jason du CNRS ou des institutions comme l’OMS ou la Haute Autorité de Santé, vont tous dans le même sens : les enfants ont besoin de nature pour bien grandir. Cela peut sembler évident, mais dans les faits, beaucoup d’enfants grandissent sans accès réel à un environnement naturel, en passant la majorité de leur temps à l’intérieur, exposés aux écrans et à des espaces très artificialisés.
Plusieurs études mettent en évidence des effets directs du contact avec la nature sur le stress, l’anxiété, l’humeur, mais aussi sur la capacité d’attention, la coopération, l’estime de soi, et même la réussite scolaire. Par exemple, une étude canadienne récente a montré qu’un simple programme d’école dehors — deux heures par semaine dans un parc urbain — avait permis de réduire significativement les troubles de l’attention et de l’impulsivité chez des enfants en difficulté.
L’intérêt de l’école dehors pour les enfants est évident et par ricochet, il l’est aussi pour les enseignants mais ce qui résonne plus particulièrement avec la mission de la Fondation, c’est l’idée que le lien à la nature dès l’enfance conditionne la conscience écologique à l’âge adulte. Autrement dit, on protège ce qu’on connaît, ce qu’on aime, ce à quoi on a été exposé très tôt. Dans une étude comparative menée par la chercheuse – je la cite à nouveau car elle suit de près notre projet - Gladys Barragan-Jason a montré que les enfants ayant eu un accès régulier à la nature développaient davantage de comportements prosociaux et pro-environnementaux, et que ce lien perdurait à l’âge adulte.
En tant que Fondation, nous considérons donc que soutenir l’école dehors, ce n’est pas seulement défendre une pédagogie dans l’air du temps : c’est investir dans le lien entre les enfants et le vivant. C’est une manière de former des citoyens sensibles, connectés, capables demain de faire des choix éclairés pour préserver le monde dont ils font partie.
L’objectif de cette formation est très clair : outiller concrètement les professionnels aujourd’hui des écoles primaires qui souhaitent pratiquer l’école dehors, mais qui ne savent pas toujours comment s’y prendre, par où commencer, ou comment surmonter les freins.
On sait que beaucoup de personnes sur le terrain sont déjà convaincues de l’intérêt de cette démarche, mais qu’elles manquent parfois d’appui : pour adapter leur progression pédagogique, répondre aux contraintes de sécurité ou de météo, trouver un lieu où pratiquer, créer ses premiers exercices… La formation proposera donc des contenus à la fois pratiques et inspirants : des témoignages d’enseignants, des fiches pédagogiques, des modules sur les enjeux du développement de l’enfant, des éclairages scientifiques accessibles sur la biodiversité, et bien sûr des ressources pour être en mesure à la sortie de cette formation de mettre en place ses premières expériences d’apprentissage dans et avec la nature.
Ce que propose la Fondation, c’est une vision plus large : faire de l’école dehors une pratique légitime, reconnue et soutenue. Il s’agit de contribuer à lever les obstacles structurels — institutionnels, culturels, administratifs — qui freinent encore son déploiement à grande échelle.
Nous pensons que sortir les enfants dehors, ce n’est pas juste une bonne idée pédagogique, c’est un choix de société. C’est transmettre à chaque enfant l’idée que le vivant a de la valeur, qu’il en fait partie, et qu’il peut apprendre à en prendre soin. Dans un monde en crise écologique, cette approche prend tout son sens.
La Fondation est à sa place pour jouer ce rôle de courroie de transmission entre les différents acteurs : les enseignants, les collectivités, les associations, les familles, mais aussi les décideurs publics. Elle peut contribuer à créer les bonnes conditions pour que cette pédagogie devienne possible partout, pour tous les enfants, y compris dans les territoires où l’accès à la nature est plus difficile.
Si cette formation en ligne peut aider à faire émerger une génération d’enfants plus sensibles au vivant, alors nous aurons contribué à une transformation en profondeur.
Avez-vous déjà remarqué les interactions entre les insectes et les plantes ? Grand bombyle, Gendarme, papillons Aurore ou Machaon, Abeille charpentière… Ces insectes, parfois méconnus, et souvent mal aimés, s’activent sans relâche et participent activement à la vie de vos massifs, balcons et même de vos jardinières. Une scène discrète et essentielle qui se joue sous nos yeux, souvent sans qu'on y prête vraiment attention...
Téléchargez notre livret des interactions plantes & insectes, selon votre région. À découvrir sans plus attendre ! 🐝
LIVRET
Un livret de 12 pages pour savoir quoi planter dans votre région et ainsi, encourager les interactions entre les plantes et insectes.
Je télécharge le livret (format pdf - 7 Mo)
Pour mieux comprendre cette relation fascinante, laissez-vous porter par Emilien Bouteille (botaniste et entomologiste) qui vous explique :
- comment les plantes et insectes interagissent au quotidien (et pas seulement pour la pollinisation).
- quels gestes simples vous pouvez adopter pour encourager ces interactions naturelles et millénaires.
- des exemples concrets à réaliser chez vous, même dans un petit jardin ou sur un balcon.
Pour découvrir l’ensemble du contenu à votre rythme, regardez le replay !
Si vous avez envie d'observer, chez vous, les interactions entre les plantes et les insectes, nous vous donnons rendez-vous sur www.jagisjeplante.org pour savoir quoi planter dans votre région, quand et comment !
Sortez vos gants et pelles, car c'est en automne-hiver que "tout bois prend racines" !
Après une première édition couronnée de succès — avec près de 1100 planteurs en herbe— la Fondation pour la Nature et l’Homme relance son grand concours scolaire #JagisJePlante avec Ducobu. Le principe ? Un double défi pour les enfants de 6 à 10 ans : planter pour la biodiversité et écrire un discours invitant à agir pour la nature. Une façon ludique et pédagogique de renforcer le lien entre les enfants et la nature et d’ancrer les enjeux écologiques au cœur des apprentissages. Les préinscriptions sont ouvertes jusqu’au 31 décembre 2025 !
Depuis 2022, avec la campagne de mobilisation citoyenne #JagisJePlante, la Fondation pour la Nature et l'homme invite petits et grands à réveiller le planteur qui sommeillent en eux. Et c'est un succès, car près de 415 000 arbres et arbustes ont déjà pris racine !
Pour relever le défi de la plantation, la Fondation accompagne les enseignants de A à Z en proposant une mine d’informations à télécharger : des cahiers pédagogiques (niveaux CE1, CE2, CM1 et CM2), un guide sur les essences à planter dans sa région, posters de reconnaissance des espèces (papillons, oiseaux, auxiliaires...). Mais aussi une formation en ligne #JagisJePlante composée de 67 tutoriels vidéos et d’une trentaine de documents utiles à télécharger. Les enseignants trouveront des réponses sur : les types de plantations, le choix des essences, comment se procurer des plants, les techniques pour préparer son sol et réussir sa plantation. Mais aussi des conseils pour trouver un terrain, identifier le propriétaire, contractualiser avec lui ou trouver des moyens…
Le concours s’adresse aux écoles élémentaires de France métropolitaine. Il peut être piloté par les équipes enseignantes ou par celles du périscolaire. Chaque établissement pourra constituer une ou plusieurs équipes (classe entière ou groupe d’enfants multi-niveaux), sans dépasser 30 élèves par équipe. Les équipes participantes devront réaliser 2 actions, indissociables l’une de l’autre :
Selon l'inspiration, chacun pourra utiliser le style de son choix (engagé, humoristique, poétique…) et s’il le souhaite, accompagner son texte d’une interprétation audio et/ou vidéo (en chantant, slamant, déclamant façon Shakespeare, rappant… la créativité n'a pas de limite !)
Trois classes seront désignées lauréates par un jury. Elles remporteront les Prix #JagisJePlante d’Or, d’Argent et de Bronze avec de nombreux lots à la clé (interventions d'un animateur nature en classe, un kit « J’agis pour la nature » pour jouer les éco-aventuriers à l’école et à la maison, des albums et DVD du film "Ducobu passe au vert"…)
L'affiche du concours #JagisJePlante avec Ducobu !
Vous connaissez ou avez des enfants de cet âge ? Vous êtes enseignant.e ou connaissez quelqu'un qui pourrait être intéressé par ce concours ? Téléchargez sans plus attendre cette affiche et diffusez l'information autour de vous !
J'en suis ! (format pdf - 820 Ko)
Écoutez le témoignage inspirant de la classe de Sort-en-Chalosse (Landes, 40), lauréate de la 1ère édition du concours.
Un concours réalisé en partenariat avec les éditions "Le Lombard" et avec le soutien de nos mécènes : ADEME, Léa Nature et l’Office Français de la Biodiversité.
Restaurer la nature, c’est remettre en état des écosystèmes dégradés pour qu’ils retrouvent leurs fonctions essentielles : accueillir la biodiversité, filtrer l’eau, stocker le carbone… Cela peut passer par des mesures comme la suppression des pesticides mais aussi par la plantation de haies, la réouverture de cours d’eau ou la création de zones humides.
Mais restaurer la nature, ce n’est pas que protéger des espaces naturels. C’est aussi sécuriser notre alimentation future, améliorer notre santé, limiter les risques d’inondations ou de sécheresses et garantir un environnement vivable pour les générations à venir.
Concrètement aujourd’hui, face à la bétonnisation et aux canicules, la renaturation prend une importance nouvelle. Dans plusieurs villes de France, des parkings ou des friches ont été transformés en parcs et îlots de fraîcheur, où la température, lors d’une vague de chaleur, peut baisser de 5 à 10 °C par rapport à l’environnement minéralisé. On voit également fleurir des initiatives telles que la végétalisation de rues et de murs ou encore la restauration de rivières urbaines, améliorant à la fois la qualité de vie et la santé publique. Des projets concrets qui répondent à une attente forte des citoyens : la quasi-totalité des urbains jugent qu’il manque de nature dans leur quotidien, et soutiennent la plantation d’arbres et la création d’espaces naturels en ville.
Le règlement européen insiste sur la restauration de la nature, mais un autre terme est souvent employé : renaturation.
- La renaturation consiste à transformer des espaces artificialisés, comme d’anciens parkings ou des friches pour y recréer des espaces de nature. C’est une démarche de compensation de l’artificialisation des sols.
- La restauration écologique, elle, vise à réparer des écosystèmes déjà existants mais dégradés : zones humides, forêts, cours d’eau, prairies…
Autrement dit : la renaturation recrée de la nature là où elle avait disparu, tandis que la restauration redonne vie à ce qui existe encore mais fonctionne mal.
Adopté à l’été 2024, le règlement européen impose des objectifs contraignants à tous les États membres :
C’est un vrai tournant politique et écologique : la restauration de la nature devient une obligation, et non plus une simple recommandation. En France, la mise en œuvre de ce règlement passera par un Plan national de restauration de la nature (PNRN), attendu pour septembre 2026. Un premier temps de concertation publique a eu lieu entre mai et août 2025. Une concertation à laquelle la Fondation a participé en proposant un cahier d’acteurs sur la question des zones Natura 2000. La Commission nationale du débat public (CNDP) publiera sa synthèse dès septembre. Ensuite :
Pour la Fondation pour que ce plan soit réellement efficace, il devra être résolument ambitieux et s’inscrire dans la continuité des politiques existantes en faveur de la biodiversité. Il devra aussi distinguer clairement la renaturation — qui compense l’artificialisation de nouveaux espaces dans le cadre du Zéro Artificialisation Nette — de la restauration écologique, qui vise à réparer en profondeur des milieux naturels dégradés. Enfin pour la Fondation, ce plan ne pourra réussir qu’à condition d’être décliné de manière concrète dans chaque territoire, en mobilisant pleinement les acteurs locaux, avec une gouvernance renforcée et des moyens humains et financiers à la hauteur de l’enjeu.
Le réseau Natura 2000 est le plus vaste réseau de protection de la biodiversité en Europe. Il compte en France plus de 1 700 sites et couvre 13 % du territoire.
Pourtant, malgré son ampleur, le réseau ne suffit pas aujourd’hui à stopper l’érosion de la biodiversité : seuls 20 % des habitats d’intérêt européen sont en bon état. Entre autres causes : des moyens humains et financiers trop faibles, et des pressions persistantes (intensification agricole, artificialisation des sols…).
Alors que le règlement européen fait des sites Natura 2000 une priorité de restauration d’ici 2030, plusieurs évolutions sont indispensables pour que les zones Natura 2000 jouent pleinement leur rôle dans l’atteinte de nos objectifs de restauration.
- Réorienter les financements publics : supprimer les subventions dommageables à la biodiversité et renforcer les moyens du réseau Natura 2000 dont les besoins s’élèvent à 652 millions d’euros.
- Mieux cibler les efforts : prioriser la restauration sur les zones et habitats les plus dégradés.
- Renforcer les moyens humains et techniques : former les animateurs de sites, améliorer la connaissance des milieux, accompagner les projets.
- Impliquer davantage les acteurs locaux : communes, agriculteurs, propriétaires fonciers, avec des outils de long terme comme les Obligations réelles environnementales (ORE).
La restauration de la nature consiste à remettre en état des écosystèmes dégradés pour qu'ils retrouvent leurs fonctions essentielles : accueillir la biodiversité, filtrer l'eau, stocker le carbone. Elle passe par des actions concrètes comme la plantation de haies, la réouverture de cours d'eau ou la création de zones humides.
La renaturation transforme des espaces artificialisés (parkings, friches) pour y recréer de la nature. La restauration écologique répare des écosystèmes existants mais dégradés (zones humides, forêts, prairies). En résumé : la renaturation recrée la nature là où elle avait disparu, la restauration redonne vie à ce qui existe mais fonctionne mal.
Seuls 20% des habitats terrestres et 6% des milieux aquatiques européens sont en bon état. 17% des espèces de faune et flore sont menacées ou ont disparu. La restauration sécurise notre alimentation, améliore notre santé, limite les risques climatiques et garantit un environnement vivable pour les générations futures.
Adopté en 2024, il impose aux États membres de restaurer 20% des terres et mers d'ici 2030 et tous les écosystèmes dégradés d'ici 2050. Les efforts se concentrent prioritairement sur les sites Natura 2000 jusqu'en 2030. C'est un tournant : la restauration devient obligatoire, plus seulement recommandée.
Un Plan national de restauration de la nature (PNRN) sera finalisé en septembre 2026. Après une première concertation publique en 2025, une seconde phase de participation citoyenne aura lieu jusqu'en juin 2026. Le plan devra distinguer renaturation et restauration écologique avec des moyens à la hauteur.
C'est le plus vaste réseau de protection de la biodiversité en Europe : plus de 1 700 sites en France, couvrant 13% du territoire. Malgré son ampleur, seuls 20% des habitats sont en bon état, faute de moyens suffisants et face aux pressions persistantes (agriculture intensive, artificialisation).
Il faut réorienter les financements (supprimer les subventions nuisibles, renforcer les 652 millions d'euros nécessaires), mieux cibler les efforts sur les zones les plus dégradées, renforcer les moyens humains et impliquer davantage les acteurs locaux (communes, agriculteurs, propriétaires).
Oui ! La renaturation urbaine crée des îlots de fraîcheur où la température baisse de 5 à 10°C lors de canicules. Les écosystèmes restaurés stockent plus de carbone, améliorent la rétention d'eau et réduisent les risques d'inondations ou de sécheresses.
Absolument ! Les initiatives citoyennes se multiplient : végétalisation de rues, transformation de parkings en espaces verts, restauration de rivières urbaines. Les urbains soutiennent massivement la création d'espaces naturels en ville.
Au-delà de la biodiversité, elle améliore la qualité de l'air et de l'eau, réduit les risques naturels, crée des espaces de bien-être, sécurise l'approvisionnement alimentaire et renforce la résilience climatique des territoires. C'est un investissement pour notre santé et notre avenir.
Sous couvert de faciliter l’atteinte du zéro artificialisation nette (ZAN),le gouvernement lui porte un coup fatal
Cette semaine, lors de la séance de questions au gouvernement, le Premier ministre a soutenu une proposition de loi sénatoriale (la loi TRACE) qui, sous couvert de faciliter l’atteinte du zéro artificialisation nette (ZAN), lui porte un coup fatal : l’objectif de réduction de moitié de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF) d’ici 2031 est supprimé. Sans cet objectif intermédiaire, impossible de réduire l’artificialisation des sols. Rappelons que depuis l’adoption du ZAN en 2021, la consommation d’ENAF n’a pourtant toujours pas diminué, restant aux alentours de 21 000 hectares, soit 2 fois la surface de la ville de Paris artificialisée chaque année.
La proposition de loi souhaite que le suivi de l’artificialisation ne se fasse qu’au travers de la consommation d’ENAF. S’il est crucial de protéger les terres pour la biodiversité et la protection de la souveraineté alimentaire, cette méthode de calcul ne permet pas d’apprécier l’artificialisation des sols dans son ensemble. Ainsi, la transformation d’un parc public en parking ne serait pas comptabilisée, le parc n’étant ni une terre naturelle, agricole ou forestière.
La proposition de loi sénatoriale souhaite inverser la logique du ZAN en déterminant l’enveloppe de consommation d’ENAF à partir des besoins locaux remontés par les élus, plutôt que de partir de la réduction de moitié déterminée au niveau régional. Sans limitation du nombre d’hectares à artificialiser chaque année, on ne réussira pas à organiser la sobriété foncière. De plus, les besoins locaux sont déjà partiellement pris en compte par les différents documents d’urbanisme et de planification. Toutefois, renforcer la participation des élus locaux à l’élaboration de ces documents semble en effet indispensable pour s’assurer d’une répartition équitable des efforts de sobriété foncière.
De manière plus générale, cette proposition s’inscrit dans un climat de remise en cause de la lutte contre l’artificialisation des sols :
L'été est la période idéale pour récolter des graines de fleurs qui, une fois semées viendront égayer votre balcon ou votre jardin et régaler les insectes pollinisateurs le printemps suivant. Un geste à la portée de tous, qui nécessite simplement de connaitre quelques bonnes pratiques, pour être efficace et respectueux de la biodiversité.
Que vous viviez en ville ou à la campagne, découvrez les conseils et astuces de Marion Duvignacq (éducatrice à l'environnement au sein de l'association Arthropologia). Elle explique notamment quelles graines de fleurs récolter pour attirer les papillons, abeilles et autres pollinisateurs ; quelles précautions prendre avant, pendant et après la cueillette ; comment bien trier et conserver vos graines ; quand semer vos graines... Pour découvrir l’ensemble du contenu à votre rythme, regardez le replay !
Pour vous aider à identifier des fleurs sauvages, téléchargez notre poster des graines de fleurs, utiles pour la biodiversité et surtout, appréciées des pollinisateurs ! A semer sans modération 🐝
Poster
Découvrez une liste de graines de fleurs sauvages à récolter près de chez vous.
Je télécharge le poster (format pdf - 25 Mo)
C’est avec une grande joie que nous vous dévoilons les résultats de la première édition du concours #JagisJePlante avec Ducobu ! Bravo à l'école de Sort-en-Chalosse qui remporte le trophée d’or, suivie de Charonville qui gagne le trophée d’argent et enfin Fargantine qui décroche le bronze !
Un immense bravo également à l’ensemble des écoles participantes - ainsi qu’aux enfants, enseignants et animateurs périscolaires qui ont fait preuve de créativité - d’enthousiasme et d’engagement en faveur de la biodiversité !
Pour les CE1/CE2 de l'école de Sort-en-Chalosse (40) et leur projet artistique et créatif de plantation d’un bosquet comestible "mandala des 4 saisons" sur un ancien terrain agricole. Bravo pour votre discours très poétique, inspiré du conte du colibri !
Pour les CM1/CM2 de l'école de Charonville (28) et leur projet à valeur d’exemple, qui prouve que c’est possible quand on le veut ! Cette plantation de mur végétal au sein de la cour de l'école - avec l'objectif de ne rien acheter - a largement impliqué et autonomisé les enfants. Bravo pour votre débrouillardise !
Les CP de l'école Fargantine à Corlay (22) pour leur projet d'école du dehors avec la plantation d’un bosquet de fruitiers dans l'arboretum de la commune pour continuer d'apprendre DANS et AVEC la nature !
Si ces projets vous inspirent et vous donnent envie de planter, c'est possible ! Nous avons conçu de nombreux outils pédagogiques en ligne et gratuits pour vous accompagner à chaque étape de la plantation. Rendez-vous sur www.jagisjeplante.org pour découvrir :
Pour approfondir le sujet