Favoriser une alimentation saine et durable

Un “Programme Ambition Bio” sans véritable ambition

Le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau vient d’annoncer au Salon de l’Agriculture les grandes mesures du nouveau Programme Ambition Bio (PAB), feuille de route quinquennale pour atteindre 18% de surfaces agricoles en bio d’ici 2027 et 21% d’ici 2030. Malgré quelques annonces à saluer, pour la FNH, ce plan témoigne de l’incapacité du gouvernement à penser de véritables solutions structurelles pour l’avenir de la filière biologique. Elle regrette par ailleurs qu’aucune ONG n'ait été associée à la construction de ce nouveau plan et déplore le manque de concertation de la société civile.

Côté production, une enveloppe d’urgence supplémentaire de 90 millions d’euros a été annoncée

La FNH salue cette décision plus qu’indispensable. Cependant, la FNH rappelle que ces montants restent encore insuffisants, par rapport aux 300 millions de pertes économiques subies par les agriculteurs biologiques en 2023 [1], et qu’il faudrait prévoir, au-delà des aides de crise, un renforcement des aides structurelles à l'agriculture biologique, indispensables pour assurer aux agriculteurs un horizon et une stabilité à long terme.

Côté consommation, rien de nouveau.

La stratégie du gouvernement repose sur 18 millions d’euros (sur 3 ans) pour mener des actions de communication en faveur du bio et le respect de la loi EGAlim en restauration collective. Cependant :

  • Ce budget communication représente une goutte d’eau dans l’océan de campagnes publicitaires alimentaires auxquelles les consommateurs sont exposés (par exemple, le budget publicitaire de certains grands distributeurs atteignait jusqu’à 500 millions d’euros sur l’année 2021[2]).
  • La restauration collective ne pourra pas à elle seule créer les débouchés suffisants pour sortir la filière bio de la crise et permettre d’atteindre les 21 % de surface agricole en bio en 2030. Pour ce faire, comme l’a démontré la FNH dans une étude de janvier 2024, en plus d’avoir 20% de bio dans les achats de la restauration collective (respect de la loi EGAlim), il serait nécessaire d’avoir 20% de produits bio dans les achats de la restauration commerciale (contrairement aux 2% actuels) et 7,8% dans les achats des ménages (contrairement aux 6% actuels). Pourtant, rien ne semble prévu dans ce plan pour mobiliser la restauration commerciale et la grande distribution.

Sources

Inflation dans nos assiettes : quelle réalité derrière la guerre des prix ?

Cela ne vous a pas échappé, le prix de l’alimentation a flambé : +13% en un an ! Et cela ne pourrait être qu'un début : si rien ne change, cette année, vos courses alimentaires vous coûteraient 790 euros de plus par rapport à 2021… Comment sommes-nous arrivés là ? Quelles solutions ? Nous avons décrypté pour vous 5 grandes questions sur l'inflation alimentaire dans un livret à télécharger gratuitement !

Inflation dans nos assiettes

Quelle réalité derrière la guerre des prix ?

Télécharger le livret gratuitement (format pdf - 13 Mo)

5 questions pour comprendre les causes de l'inflation alimentaire

Dérèglement climatique, ère post-Covid, guerre en Ukraine... plusieurs événements ont perturbé les marchés ces derniers mois. Dans ce contexte, certaines voix s’élèvent en faveur de l’agriculture intensive défendant qu'elle serait le seul moyen pour nourrir le monde à bas coût...

Mais qu’en est-il vraiment ? La guerre en Ukraine est-elle la seule responsable de cette inflation ? L’agriculture intensive est-elle la solution pour nourrir le monde ou est-elle au contraire la principale cause de la crise alimentaire que nous traversons ? L’agroécologie ne peut-elle pas nous sortir de l’impasse ?  

Parce que comprendre les enjeux est le premier pas pour agir, nous avons décrypté ce sujet pour vous avec une promesse : devenez incollable sur ce sujet d’actualité qui nous concerne toutes et tous !

Que contient le livret "Inflation dans nos assiettes"?

  • Un éclairage sur l’état de notre système agricole et alimentaire actuel.
  • Les réponses à 5 questions que nous nous posons toutes et tous sur la hausse de prix alimentaires et l’avenir de notre alimentation :
  1. Quelles sont les (vraies) raisons de la hausse des prix ?
  2. L’Europe doit-elle produire plus pour prévenir les pénuries alimentaires ?
  3. L'autonomie alimentaire en France est-elle possible ?
  4. Quelles solutions pour une agriculture durable et résiliente ?
  5. Comment aider les agriculteurs à changer de modèle ?

N'attendez plus pour télécharger notre livret gratuit qui vous permettra de démêler le vrai du faux sur l'inflation dans nos assiettes et en parler autour de vous !

Les atouts des légumineuses pour la santé, le porte-monnaie et la planète !

Envie d’adopter une alimentation plus saine, respectueuse de la planète, sans augmenter votre budget ? Pensez à intégrer les légumineuses dans vos menus ! Manger des lentilles, haricots, pois chiches, fèves, et pois secs  est un éco-geste facile, bon pour la santé, l’environnement et… délicieux ! On vous explique.

Le secteur agricole représente 25% des émissions de gaz à effet de serre (GES) en France, dont 80 % sont liées à la production animale. Pour relever le défi climatique, nous devons réduire d’au moins 19 % les émissions de GES du secteur agricole d’ici 2030 et de 46 % d’ici 2050. Comment y arriver ? Réduire notre production et consommation de produits animaux est l’un des pré-requis. Intégrer les légumineuses, riches en protéines végétales, dans notre alimentation est une excellente alternative aux protéines animales pour préserver la planète, mais aussi sa santé et son porte-monnaie !

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% des Français ne consomment pas suffisamment de fibres (moins de 25g/jour) !

Pour avoir une santé de fer, les légumineuses sont vos alliées

  • Leur haute teneur en fibres régule la glycémie, limitant ainsi l’absorption des sucres et donc les risques de diabète. Les fibres assurent un bon équilibre de notre microbiote, ce qui nous protège des maladies chroniques. Pourtant, 80% des Français n’en consomment pas suffisamment !
  • Elles limitent l'absorption des graisses qui, en excès, augmentent le taux de mauvais cholestérol, responsable de maladies cardiovasculaires.
  • Elles sont riches en vitamines et minéraux, (fer, magnésium, potassium, etc, favorables au bon métabolisme de l’organisme).
  • Elles sont une source de fer (bon contre la fatigue et l’anémie), notamment les lentilles, le soja et les haricots rouges.
  • Elles sont aussi une bonne source de protéines nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme, et sont à adopter dans le cadre d’une alimentation diversifiée (comportant des céréales, des fruits, des légumes, etc).
  • Elles permettent d’augmenter notre espérance de vie ! Selon une équipe de chercheurs de l’université de Bergen (Norvège) opter pour un régime avec des portions journalières de légumes secs à 100 grammes, de céréales complètes à 137 grammes, et en réduisant notamment la viande rouge à 50 grammes, permettrait un gain potentiel de 7 % sur l’espérance de vie à tout âge.
Des légumineuses : combien de fois par semaine ? 

Au moins deux fois par semaine selon le Programme National Nutrition Santé (PNNS). Et tous les jours selon EAT-Lancet, groupe d’experts pour un régime de santé planétaire, qui a intégré les enjeux environnementaux dans ses recommandations. Cependant, 40 % des Français qui en consomment seulement une fois par semaine (Crédoc). Vous en faites partie ? Cet article vous fera sans doute changer d’avis !

Des repas sains et abordables, plus qu’intéressant dans ce contexte d’inflation

C’est important d’intégrer les légumineuses dans nos repas, pour leur teneur en fibres en particulier et parce qu’elles représentent une bonne alternative à la viande. Un atout pour notre porte-monnaie, surtout dans le contexte actuel ! Un kilo de légumineuses coûte entre 3 et 6 euros et vous aurez de quoi faire plusieurs repas pour faire durer le plaisir (entre 10 et 14 repas pour un kilo de lentilles par exemple). 

Salade de pois chiches
Salade de pois-chiches

Malgré les idées reçues, on ne s’en lasse pas

Il est difficile de faire le tour des légumineuses : il existe 600 variétés et presque 23.000 espèces ! Elles sont consommables sous diverses formes : fraîches avant maturité (petits pois, fèves), en légumes secs à maturité (lentilles, haricots, pois chiches, lupins) en farine pour en faire des galettes et du pain, sous forme de lait ou de tofu pour le soja… Les légumineuses sont déclinables dans des recettes à l’infini : houmous, falafels, tartinades, cassoulet ou chili végétarien, cuites avec des légumes et une garniture aromatique, elles sont aussi délicieuses en soupe, en accompagnement, en purée, gratins, salades … mais aussi en dessert !

Les légumineuses sont par ailleurs une base de la « cuisine du placard » : l’épicerie sèche, longue durée de conservation, à toujours avoir sous la main. Rapides à préparer : hormis la période de trempage (facile à anticiper et inutile pour les lentilles et les pois cassés), et le plus faible volume d’eau nécessaire à leur cuisson, elles peuvent être cuisinées de manière aussi simple que les pâtes ou le riz ! En version express, très pratiques aussi, on les trouve déjà cuites en conserve.

Quelques astuces pour cuisiner vos légumes secs

Pour la cuisson des graines sèches : une pincée de bicarbonate dans l’eau de cuisson améliore leur digestibilité pour les intestins sensibles. La température idéale est de 90°C dans un bouillon avec une garniture aromatique. Ne salez qu’à mi-cuisson.

Ne jetez pas l’eau de cuisson de vos pois chiches (appelée aquafaba) : elle remplace parfaitement les blancs d’oeufs en cuisine et monte même en neige !

Les légumineuses : des championnes contre le dérèglement climatique

Pour les nourrir, les mono-cultures céréalières intensives ont recours aux engrais azotés. Le problème ? Les engrais azotés sont fabriqués à partir de gaz et 60% d’entre eux sont importés. Par ailleurs, leur épandage génère des gaz à effet de serre, appauvrit les terres agricoles, pollue l’eau et menace la biodiversité !

Or, les légumineuses n’ont pas besoin d’intrants chimiques pour leur développement puisqu’elles ont la capacité naturelle de fixer l’azote présent dans l’air, de le réinjecter dans leurs racines pour leur propre développement, mais aussi pour celui des cultures suivantes. Elles sont ainsi un engrais naturel, et donc indispensables dans l’agroécologie, dont agriculture biologique !

Introduire des légumineuses dans les monocultures de céréales permet de réduire de 50% la consommation d'énergie de ces dernières (moins d’énergie utilisée pour la fabrication des engrais azotés et moins d’épandage de pesticides nécessaire). Source : ADEME

Développer les cultures de légumineuses en France : une priorité !

Aujourd’hui, les deux tiers des légumes secs consommés par les Français sont importés. Par ailleurs, la France importe 3,5 millions de tonnes de soja chaque année pour nourrir ses animaux d’élevage (Greenpeace), soit plus de 1 850 terrains de foot. Ce soja vient majoritairement de terres déforestées en Amazonie. Il y a donc urgence à réduire notre consommation de viande, pour réduire notre dépendance au soja importé, et à développer les filières de légumineuses pour notre alimentation.

2 millions d’hectares d’ici à 2030 c’est l’objectif affiché par le gouvernement en 2019 dans son plan protéines végétales. Où en sommes-nous ? Aujourd’hui près d’un million d’hectares sont semés (soja, pois, légumes secs, luzerne, légumineuses fourragères…) et majoritairement destinés à l'alimentation animale. Pour atteindre l’objectif, il est donc nécessaire d'accélérer et d’orienter une partie significative de ces cultures vers l’alimentation humaine.

Les hôpitaux de Lyon rejoignent notre démarche Mon Restau Responsable

Si les soins médicaux restent le cœur de métier des 13 hôpitaux gérés par les Hospices Civils de Lyon, une nourriture saine, variée et de qualité permet de faire un trait d’union entre la santé et le bien-être des patients. Ainsi, pour faire évoluer les 4 millions de repas servis chaque année, les Hospices civils ont choisi de rejoindre notre démarche Mon Restau Responsable, initiée en 2016 avec notre partenaire le Reseau Restau’Co.

Premier employeur de la région Auvergne-Rhône Alpes avec 13 sites actifs sur le territoire – 12 à Lyon et 1 à Hyères- les Hospices Civils de Lyon (HCL) sont un acteur majeur de la restauration collective. En organisant le 16 juin 2022, au sein de l’Unité́ Centrale de Production Alimentaire (UCPA) de Saint Priest, leur séance d’engagement dans notre démarche Mon Restau Responsable, ils garantissent la priorité donnée par la direction générale dans son plan d’actions RSE de servir des repas durables à tous leurs patients et personnels soignants.

L’hôpital, secteur clé de la restauration collective

12.210 repas servis par jour soit 4.013.718 par an

Disposant de la plus grande cuisine hospitalière de la région, les Hospices Civils de Lyon (HCL) sont un acteur clé de la restauration collective et de la dynamique territoriale. En effet l’hôpital est le seul secteur qui assure le service de repas, midi et soir, tous les jours de l’année, à ses usagers avec plusieurs offres alimentaires : en chambre pour 71% de patients plus ou moins fragiles (de la naissance à la fin de vie) dont la durée d’hospitalisation, l’âge et certaines pathologies : obésité, diabète… vont influer le régime alimentaire et en self pour 29% de soignants (27% personnel hospitalier et 2% d’étudiants).

Une alimentation soin, saine et durable

Si les soins médicaux restent évidemment le cœur de métier des Hospices Civils de Lyon, une nourriture saine, variée et de qualité permet de faire un trait d’union entre la santé et le bien-être des patients. Par ailleurs, le repas étant un moment d’échange entre le personnel et les malades, il s’agit d’un temps clef pour rappeler les principes d’une bonne nutrition, avec pour objectif d’inciter à adopter de bons comportements alimentaires pour soi, pour les autres et à partager des pratiques durables pour préserver la planète.

Recharger les batteries du personnel

Quant aux soignants, dont les conditions de travail sont par nature difficiles et potentiellement stressantes, leur bien-être passe aussi par le plaisir de partager un moment de convivialité avec leurs collègues autour d’une assiette de qualité à l’heure de la pause repas.

Mon Restau Responsable, un point fort du plan d’action RSE des HC

Un engagement qui ne date pas d’hier

Lieu dédié à la prévention et à la santé publique, les Hospices Civils de Lyon sont aussi investis depuis 2012, dans une démarche RSE (Responsabilité Sociétale et Environnementale) dont le volet restauration fait partie intégrante. Le Comité de Liaison Alimentation et Nutrition (CLAN) est notamment en charge des questions relatives à la politique alimentaire et à la prise en charge nutritionnelle des patients tandis que les moyens et les ressources qui y sont alloués pour la mettre en œuvre sont gérés par le service restauration.

Déjà opérationnels sur le tri des déchets, la réduction des plastiques à usage unique et des emballages, rejoindre la démarche Mon Restau Responsable est une opportunité pour ancrer l’alimentation responsable dans nos pratiques et augmenter la part de budget consacrée à l’achat de denrées alimentaires de qualité (+ 800 000 euros cette année).

Jean-Rémy Dumont, directeur de la restauration et Eric Surieux, responsable qualité.

A noter que parmi les objectifs prévus à horizon fin 2022, celui d’intégrer 22% de produits bio va au-delà des 20% fixés par la loi Egalim.

Mon Restau Responsable, une démarche d’amélioration continue

En souscrivant à cette garantie participative dédiée à la restauration collective, les Hospices Civils de Lyon adhèrent à une logique de progression continue et actent publiquement une liste d’engagements en faveur d’une alimentation plus éco-responsable.  Ces engagements, construits autour des quatre axes propres à la démarche Mon Restau Responsable (bien être, assiette responsable, écogestes, engagement social et territorial), sont à valider et à renouveler tous les deux ans.  

Programmation des engagements volontaires présentés lors de la Séance publique le 16 juin à l’UCPA de Saint Priest

Sur le volet bien-être, sont privilégiés la diversification de l’apport protéique dans les menus avec davantage d’options végétariennes (2 plats pour les patients hospitalisés en courte durée et 1 par semaine au self), ainsi qu’un plus large choix de desserts au self. S’y ajoute l’objectif daté (2023) d’amélioration des espaces de restauration.

L’assiette responsable met à l’honneur une filière qualité composée de produits labellisés, bio, et des plats fait maison grâce à un pictogramme renseignant les usagers du self sur les recettes cuisinées sur place.

Plusieurs nouveaux éco-gestes sont destinés à minimiser l’impact sur l’environnement : usage de produits d’entretien et d’hygiène éco-labellisés, réduction de la consommation d’eau et d’énergie avec le renouvellement d’ici 2024 des équipements de laverie.

Enfin, l’engagement Social et territorial implique la sensibilisation et la formation des 431 agents de la restauration à la démarche Mon restau Responsable– mission à laquelle Stéphane Lebigre et Hervé Duduc, respectivement Responsable Restauration à Lyon et à Hyères, sont particulièrement mobilisés.

A côté de ça, engagement est pris de relancer les journées portes ouvertes sur l’UCPA à Saint Priest pour initier une dynamique et associer les acteurs du territoire à la mise en place d’une alimentation bio et locale.

Enfin d’autres sujets sont sur la table et font l’objet d’une réflexion menée conjointement avec Ludovic Boutel, chef de restauration du CHU de Saint Étienne -et pair référent de Mon Restau Responsable- comme celle concernant l’impact de la charge mentale liée à l’organisation de la distribution des repas pour le personnel. Comment valoriser au mieux ce moment entre soignants et patients ?

Comment faire pousser des légumes chez vous à l’infini et sans graines ?

Oui, vous avez bien lu. Que ce soit dans un coin de votre appartement, sur votre balcon ou dans votre jardin, vous pouvez cultiver des légumes sans avoir besoin d’aller vous procurer des graines. Pratique pendant cette période ! Grâce à la multiplication végétative, certaines espèces végétales comme l’ail, les oignons, le fenouil ou le poireau, peuvent se reproduire uniquement avec des restes ou des fragments de ceux-ci. Pourquoi pas tester cette démarche économique et zéro déchet pendant le confinement ?

Le saviez-vous ? Les cellules végétales de certaines plantes peuvent à elles seules reproduire un individu complet. C’est la multiplication végétative, un type de reproduction asexuée qui se fait à partir d’un organe végétal comme la tige, le bourgeon ou la feuille.

De nombreuses espèces se reproduisent de cette façon. Par exemple, les lentilles d’eau avec leurs bourgeons, les fraisiers avec leurs longues tiges appelées les stolons, ou la fougère avec ses rhizomes (des tiges souterraines), qui s’allongent, se ramifient et produisent de nouvelles feuilles en surface. C’est exactement le même concept pour les tubercules comme les pommes de terre ou les bulbes de tulipe par exemple.

Envie d’observer ce phénomène et de donner de la vie à votre jardin, à votre balcon, à vos rebords de fenêtre ou même à votre intérieur ? Voici des idées de légumes à faire pousser à l’infini, seul ou avec vos enfants.

L’ail

Séparez les gousses d’une tête d’ail et plantez-les entre 2 et 5 cm de profondeur dans un pot avec de la terre, le bout pointu vers le haut. Rajoutez un peu de terreau par-dessus et arrosez-les une fois par semaine.

Après quelques semaines, les tiges commenceront à pousser. Coupez-les lorsqu’elles atteignent environ 10 cm de hauteur, en laissant 3 cm pour qu’elles puissent repousser. Vous devez garder la partie qui ressemble à un oignon vert et couper la fleur d’ail. Comment savoir quand le processus est fini ? Quand les tiges commencez à brunir et à se dessécher, déterrez la gousse. Votre tête d’ail est prête, mais soyez patient, cela peut prendre plusieurs mois.

Le céleri

Mettez le cœur du céleri dans un récipient avec un fond d’eau et placez-le au soleil. Un nouveau céléri commencera à pousser après quelques jours. Plantez-le dans votre jardin ou dans un pot avec du terreau et arrosez-le régulièrement.

L’échalote

Placez les échalotes dans un verre d’eau avec la base vers le bas et le côté pointu de l'échalote vers le haut. Le lendemain, plantez-les dans votre jardin ou dans un pot avec du terreau. Au bout de quelques jours, les plants sortiront de la terre. Quand les récolter ? Lorsque les feuilles sont sèches et qu’elles se couchent sur le sol.

Le fenouil

Submergez le cœur du fenouil dans un récipient avec de l’eau. Après quelques jours vous pourrez observer des petites tiges vertes qui commencent à pousser. Il s’agit d’un nouveau fenouil. Magique non ?

Les fanes de carottes

Une petite soupe de fanes de carottes, ça vous dit ? Car elles aussi, peuvent pousser à l’infini. Placez vos têtes de carotte dans un récipient avec un fond d’eau. Exposez-les au soleil et pensez à changer l’eau régulièrement. Les fanes vont commencer à pousser. Vous pouvez les laisser dans l’eau ou les planter dans la terre.

A noter, qu'il est possible de faire le même exercice avec des fanes de betteraves ou de navets.

Les herbes aromatiques

Si vous avez du basilic ou de la coriandre, ne jetez plus les tiges ! Sélectionnez les plus grandes et placez-les dans un bocal ou grand verre rempli d’eau. Changez cette eau tous les jours. Quand les racines mesureront entre 2 et 3 cm vous pouvez planter les tiges dans la terre.

La laitue

Placez le cœur de votre laitue dans un bol d’eau et trouvez-lui un endroit ensoleillé. Changez l’eau régulièrement. Elle fournira de nouvelles feuilles à manger. Vous pouvez également la planter dans la terre si vous le souhaitez.

Les oignons blancs

Vous pouvez consommer la partie haute de l’oignon en conservant au moins 3 cm que vous placerez dans un verre avec un peu d’eau. Vous aurez besoin seulement d’une semaine pour voir un nouvel oignon apparaître.

Sachez que vous pouvez également faire repousser les oignons verts en plaçant la tige dans un verre d’eau, les racines vers le bas.

Les poireaux

Plongez la base de vos poireaux dans de l’eau avec les racines vers le bas. Changez l’eau de façon régulière et lavez les racines une fois par semaine. Vous verrez que les feuilles vertes poussent à partir de la base. Un nouveau poireau est en train de se former !

La pomme de terre

Découpez un morceau de pomme de terre et une fois nettoyé, plantez des cure-dents de chaque côté, et placez-le morceau sur un récipient avec un fond d'eau. Le but est de maintenir seulement la base dans l'eau et le reste en dehors. Lorsque les racines et les feuilles ont poussées, séchez le morceau et plantez-le dans de la terre.

Si vous avez des pommes de terre germées, vous pouvez les planter directement dans la terre, à un endroit ensoleillé et les arroser régulièrement.

 

Pourquoi et comment privilégier une alimentation de qualité, de proximité et de saison ?

Réduction de notre empreinte écologique, meilleure qualité nutritive, soutien à l’agriculture locale… Privilégier les produits bio, locaux et de saison, c’est faire le choix de mieux manger et de respecter notre planète.

Pourquoi devons-nous changer notre système alimentaire ?

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Pour une alimentation locale et de saison

A force de les voir toute l’année sur nos étals, manger des tomates et des fraises pourrait sembler normal. Après tout, c’est bien la saison quelque part ! Pourtant, consommer des fruits et légumes hors saison n’est pas sans conséquences. Une fraise en hiver est :

  • soit produite sous serre : le chauffage et les traitements chimiques de conservation font grimper son bilan carbone et les doses de pesticides !
  • soit importée : un fruit importé nécessite 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement !

La production et le transport de ces produits participent fortement au réchauffement climatique par leurs émissions de gaz à effet de serre. Tandis que manger des fruits et des légumes locaux et de saison réduit les distances parcourues. 

Alimentation hors saison vs alimentation de saison

Quelle est la distance pour «manger local» ?

Personne n’est totalement d’accord sur une distance unique et cela varie selon les régions et les contextes. On peut considérer qu’un fruit ou un légume est considéré comme local lorsqu’il est produit dans un rayon de 200 kilomètres autour de chez nous.

Manger local, c'est avant tout privilégier les circuits courts de production et de distribution, favoriser l'achat aux producteurs de votre région (sur les marchés par exemple) plutôt que d'acheter des cerises venues de Turquie en plein mois de décembre. Manger local, c'est donc aussi respecter les saisons.

En dehors des marchés locaux ou des supermarchés alternatifs à la grande distribution (Biocoop, La Louve,...), le systèmes des AMAP rencontre un véritable succès. Chaque semaine, vous allez récupérer ou remplir votre panier de fruits et légumes frais, de viande, de vin... Le tout produit dans votre région et vendu par l'agriculteur lui-même ou un intermédiaire qui distribue ces produits dans les grandes villes, éloignées des terres paysannes. Cliquez ici pour trouver une AMAP près de chez vous !

alimentation et biodiversité

Pour une alimentation variée 

Respecter le rythme naturel de maturation permet de récolter des fruits et légumes de saison plus riches en saveurs et en nutriments (vitamines, minéraux). C’est aussi profiter de la fraicheur des produits et découvrir de nouvelles variétés et de nouvelles recettes. Il existe par exemple des centaines de variétés de pommes mais seulement une dizaine sont proposées dans les supermarchés, et c'est la même chose pour un grand nombre de nos fruits et légumes.

Aujourd’hui, 75% de l’alimentation mondiale provient de 12 espèces végétales (blé, riz, maïs) et 5 espèces animales (bœuf, porc, poulet), et un tiers de la nourriture est gaspillée. La culture intensive conduit à une perte de la diversité en ne retenant que les semences les plus productives (et pas forcement les plus adaptées au contexte local). Elle prive ainsi le produit de l’expression de tous ses nutriments (un blé ancien est plus complet qu’un blé classique), détruit la biodiversité et dégrade les terrains et les sols. 

Connaître les produits, savoir d’où ils viennent et de quelle manière ils sont produits… Opter pour une agriculture locale, c’est favoriser les circuits courts et ainsi privilégier les échanges entre les producteurs et les consommateurs. C’est aussi moins cher !

De nombreuses associations et coopératives existent pour bénéficier des fruits et légumes de saison près de chez vous et encourager une alimentation et une agriculture responsables. Les Amap, Biocoop, les Nouveaux Robinson, La Ruche qui dit oui sont des exemples de belles initiatives qui fonctionnent auprès des consommateurs et sont avantageuses pour les producteurs. D’autres alternatives existent pour consommer local et de saison, sans dépenser plus : acheter en vrac, privilégier les commerces de quartier plutôt que les grandes surfaces, participer à des cueillettes (Chapeau de Paille)…

Quels sont les produits de saison en France ? 

poster fruits et légumes de saison

Le poster des fruits et légumes de saison

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Mon Restau Responsable : favoriser une alimentation durable

Pour accompagner les restaurants collectifs dans la transition écologique, la Fondation pour la Nature et l'Homme et le réseau Restau’Co (représente 20 000 restaurants de collectivités) ont créé Mon Restau Responsable®, une démarche de progrès simple, gratuite et accessible à tous les professionnels du secteur.

Chaque année, près de 3 milliards de repas sont servis dans les restaurants collectifs des écoles, des entreprises, des maisons de retraite et des hôpitaux français. Pour beaucoup, c’est le seul repas équilibré de la journée. Par ses volumes d’achats et le nombre de convives, la restauration collective constitue un formidable levier pour relocaliser les systèmes alimentaires, favoriser des modes de production agricole moins polluants, faire évoluer les comportements alimentaires et offrir à tous une alimentation saine et de qualité.

1800
restaurants déjà engagés dans la démarche Mon Restau Responsable®, cela représente près de 500 000 repas par jour !

Cuisiner des produits de qualité, locaux et de saison, augmenter les apports de protéines végétales, limiter les déchets, favoriser le confort des convives, le tout dans un budget maîtrisé, c’est possible ! Mon Restau Responsable® guide l’établissement dans 4 domaines : le bien-être des convives, l’assiette responsable, les éco-gestes et l’engagement social et territorial.

Après avoir rempli un questionnaire d’auto-évaluation, l’établissement reçoit la visite d’un pair pour échanger sur ses pratiques, puis il définit une dizaine de pistes d’amélioration et les présente lors d’une séance publique, à laquelle il convie des parents, des élèves éco-délégués, des producteurs, des associations, des élus locaux… Dès lors, il bénéficie du logo Mon Restau Responsable®, ce qui lui permet de valoriser son engagement.

Mon Restau Responsable® est un système participatif de garantie : tous les 2 ans, l’établissement organise une nouvelle séance publique, et ce sont les participants qui garantissent par un vote le fait qu’il a bien respecté ses engagements, et qu’il en prend d’autres…

Lancé en juin 2016, Mon Restau Responsable® concerne déjà plus de 1 800 sites de restauration collective, ce qui permet de créer des dynamiques de territoire regroupant tous les acteurs : crèches, restaurants scolaires et universitaires, restaurants d’entreprises, maisons de retraite et hôpital.

Qu'est-ce qu'est la démarche Mon Restau Responsable ?

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Vous souhaitez proposer la démarche Mon Restau Responsable® à vos élu·e·s locales et locaux ? Vous êtes un professionnel de la restauration collective ? N’hésitez pas à consulter notre site :

Nos publications sur le sujet

Faire évoluer sa cantine avec le livret "Mon Restau Responsable & Moi"

Coach courses, le repère pour faire ses courses

Votre coach courses pour faire des choix sains et responsables (informations pratiques, saisonnalité des fruits et des légumes, labels repères, liste des poissons et laitages... un guide malin). Grâce à son format carte de crédit, il est fait pour accompagner le consommateur où qu'il aille.

Coach courses, le repère pour faire ses courses

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La liste des fruits et légumes de saison

Pour respecter les rythmes naturels, les qualités nutritives des aliments et réduire les émissions de gaz à effet de serre, il est indispensable de privilégier les fruits et légumes de saison. Voici une liste pour vous guider dans vos courses toute l'année ! 

Le poster des fruits et légumes de saison

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10
à 20 fois plus de pétrole est nécessaire pour consommer un fruit importé et hors saison, par rapport au même fruit produit localement !

Cette liste a été réalisée à titre indicatif, tous les fruits et légumes n’y sont pas représentés ! Il existe par ailleurs de très nombreuses variétés pour chacun d’entre eux. Concernant les périodes de production, il existe également des variations de calendrier selon les région et les variétés d’un même fruit ou d’un même légume. Pour certains fruits et légumes exotiques (ananas, avocat, banane, litchi, mangue, papaye,…) ou d’origine relativement lointaine (agrumes, dattes,…), n’hésitez pas à privilégier les produits bio et issus du commerce équitable.

Janvier 

🍊Fruits : Citron niçois, Clémentine, Kiwi, Mandarine, Noix, Orange, Poire, Pomme.

🥦 Légumes : Betterave, Brocoli, Carotte, Céléri, Chou, Chou de Bruxelles,
Chou-fleur, Endive, Mâche, Navet, Oignon, Panais, Poireau,
Pomme de terre, Potiron, Rutabaga, Salsifi, Scarole, Topinambour.

Février

🍐 Fruits : Citron niçois, Kiwi, Mandarine, Orange, Poire, Pomme.

🥔 Légumes : Betterave, Brocoli, Carotte, Céléri, Chou, Chou de Bruxelles, Chou-fleur, Endive, Fenouil, Frisée, Mâche, Navet, Oignon, Poireau, Pomme de terre, Rutabaga, Salsifi, Scarole, Topinambour.

Mars

🍎 Fruits : Citron niçois, Kiwi, Orange, Poire, Pomme.

🥕 Légumes : Asperge, Betterave, Brocoli, Carotte, Chou, Chou-fleur, Crosne, Endive, Frisée, Laitue pommée, Mâche, Navet, Oignon, Poireau, Pomme de terre.

Avril

🥝 Fruits : Kiwi, Poire, Pomme, Rhubarbe.

🧅 Légumes : Asperge, Betterave, Blette, Brocoli, Carotte, Chou-fleur, Endive, Épinard, Frisée, Laitue pommée, Mâche, Navet, Oignon, Petit pois, Pomme de terre, Radis.

Mai

🍓 Fruits : Fraise, Rhubarbe.

🍆 Légumes : Asperge, Aubergine, Betterave, Blette, Brocoli, Carotte, Céléri, Chou-fleur, Concombre, Courgette, Épinard, Fève, Frisée, Laitue pommée, Mâche, Navet, Oignon, Petit pois, Pomme de terre, Radis, Tomate.

Juin

🍒 Fruits : Abricot, Cassis, Cerise, Fraise, Framboise, Melon, Mûre, Prune, Rhubarbe.

🍅 Légumes : Artichaut, Asperge, Aubergine, Betterave, Blette, Brocoli, Carotte, Céleri, Chou-fleur, Concombre, Courgette, Épinard, Fenouil, Fève, Haricot vert, Laitue feuille de chêne, Laitue pommée, Oignon, Petit pois, Poireau, Poivron, Pomme de terre, Radis, Tomate.

Juillet

🍉 Fruits : Abricot, Brugnon, Cassis, Cerise, Figue, Fraise, Framboise, Groseille, Melon, Mûre, Myrtille, Nectarine, Pastèque, Pêche, Prune.

🥬 Légumes : Artichaut, Asperge, Aubergine, Betterave, Blette, Carotte, Céléri, Chou-fleur, Concombre, Courgette, Épinard, Fenouil, Fève, Haricot vert, Laitue feuille de chêne, Maïs, Navet, Oignon, Poireau, Petit pois, Poivron, Pomme de terre, Radis, Tomate.

Août

 🍑 Fruits : Abricot, Cassis, Cerise, Figue, Fraise, Framboise, Groseille, Melon, Mirabelle, Mûre, Myrtille, Nectarine, Noisette, Pêche, Poire, Prune.

🌽 Légumes : Artichaut, Aubergine, Betterave, Blette, Brocoli, Carotte, Céleri, Chou-fleur, Concombre, Courgette, Épinard, Fenouil, Fève, Haricot vert, Laitue feuille de chêne, Laitue pommée, Maïs, Navet, Oignon, Poireau, Poivron, Pomme de terre, Potiron, Radis, Salade, Tomate.

Septembre

🍏 Fruits : Figue, Framboise, Melon, Mirabelle, Mûre, Myrtille, Noisette, Pêche, Poire, Pomme, Raisin.

🥦 Légumes : Artichaut, Aubergine, Betterave, Blette, Brocoli, Carotte, Céleri, Chou, Chou de Bruxelles, Chou-fleur, Courgette, Épinard, Fenouil, Frisée, Haricot vert, Laitue feuille de chêne, Laitue pommée, Maïs, Oignon, Panais, Poireau, Poivron, Pomme de terre, Potiron, Radis, Scarole, Tomate.

Octobre

🍇 Fruits : Châtaigne, Coing, Figue, Framboise, Mûre, Myrtille, Noisette, Noix, Pêche, Poire, Pomme, Prune, Raisin.

🍅 Légumes : Artichaut, Betterave, Blette, Brocoli, Carotte, Céléri, Chou, Chou de Bruxelles, Chou-fleur, Courge, Épinard, Fenouil, Frisée, Haricot vert, Maïs, Oignon, Panais, Poireau, Pomme de terre, Potiron, Radis, Scarole, Tomate, Topinambour.

Novembre

🍊 Fruits : Châtaigne, Coing, Mandarine, Noix, Poire, Pomme, Raisin.

🥬 Légumes : Betterave, Brocoli, Carotte, Céleri, Chou, Chou de Bruxelles, Chou-fleur, Courge, Crosne, Endive, Épinard, Fenouil, Frisée, Laitue pommée, Navet, Oignon, Panais, Poireau, Pomme de terre, Potiron, Rutabaga, Scarole, Topinambour.

Décembre

🌰 Fruits : Châtaigne, Clémentine, Kiwi, Mandarine, Noix, Orange, Poire, Pomme.

🥕 Légumes : Betterave, Cardon, Carotte, Céleri, Chou, Chou de Bruxelles, Chou-fleur, Courge, Endive, Épinard, Frisée, Mâche, Navet, Oignon, Panais, Poireau, Pomme de terre, Potiron, Rutabaga, Salsifi, Scarole, Topinambour.

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Guide de la Restauration Collective Responsable

Ce guide, à destination des professionnels, a été conçu en 2009 par la Fondation Nicolas Hulot en partenariat avec la Fédération Nationale des CIVAM. Réédité en 2011, c’est un outil pratique destiné à accompagner étape par étape les collectivités territoriales et entreprises voulant s’engager dans l’introduction de produits de qualité, de saison et de proximité.

 

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